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Élevage ovin
Le meilleur jeune berger de France 2025 sera-t-il picard ?

Les Ovinpiades des jeunes bergers visent à promouvoir les métiers de l'élevage ovin auprès des jeunes. Cette année marque la 20e édition du concours national, qui se déroule au Salon de l’agriculture. Les candidats des Hauts-de-France ont été sélectionné lors de la finale régionale, le 28 janvier à la ferme de François Bouclet à Louches (62).

Jules Fosséprez et Antonin Bourgis, étudiants en BTSA au Lycée agricole de Thiérache (02), représenteront la région Hauts-de-France lors de la finale nationale des Ovinpiades, au Sia.

Devenir meilleur jeune berger de France est le Graal, pour un apprenant de la filière ovine. Trente-sept jeunes issus de six établissements agricoles de la région participaient à la finale régionale des Ovinpiades des Jeunes Bergers des Hauts-de-France, ce 28 janvier à la ferme de François Bouclet à Louches (62) (Lycée agricole de Fontaine-les-Vervins (02), MFR de Beauregard (02), Institut de Genech (59), MFR de Songeons (60), MFR Saint-Sulpice (60) et CFA de Radinghem (62)).
Les épreuves, inspirées des tâches quotidiennes des éleveurs, comprenaient le tri de brebis à l'aide d'un lecteur électronique, l'évaluation de la santé, le parage des onglons, l’évaluation de l'état corporel des animaux et leur manipulation. À l'issue de cette journée, Jules Fosséprez et Antonin Bourgis, tous deux étudiants en BTSA Productions animales au lycée agricole de Thiérache (02), se sont distingués en remportant les premières places. Ils représenteront fièrement la région lors de la finale nationale. Les Ovinpiades des Jeunes Bergers illustrent l'engagement de la filière ovine à attirer une nouvelle génération d'éleveurs passionnés, assurant ainsi la pérennité de cette activité essentielle à l'agriculture française. «Pour nous, les Ovinpiades étaient un bon challenge pour nous mesurer avec les autres étudiants. Mais avant tout, ce concours apporte énormément de connaissances sur l’élevage ovin, mais aussi sur le plan professionnel. On sait tous les deux que, par la suite, on sera catalogués comme gagnants des Ovinpiades en Hauts-de-France. Les Ovinpiades nous ont permis de développer une véritable passion pour l’élevage de moutons !»
Antonin a réellement découvert la filière ovine lors de son BTS PA. Il a pu apprécier un contact avec l’animal qui, pour lui, est un véritable plaisir lorsqu’il est au milieu du troupeau. N’étant pas issu du milieu agricole, c’est par le biais des études que se font les découvertes de différentes filières d’élevage. Mais pour Antonin, c’est l’élevage ovin qui prédomine dans ses ambitions professionnelles. Avec peu de contact auprès de la filière ovine, Jules a découvert une passion pour le mouton lors de son arrivée en BTS. Pour lui, la proximité avec l’élevage est très importante aussi et celle-ci se retrouve uniquement dans l’élevage ovin.
Nouvellement arrivés dans la filière, Jules et Antonin ont saisi les Ovinpiades comme une opportunité. En effet, tous les deux ont pu développer leurs connaissances et leur technicité lors de la préparation du concours. La préparation des Ovinpiades a été très importante, tout d’abord au lycée avec les travaux pratiques mis en place avec Bruno Demeester. Mais aussi lors d’interventions techniques avec la Chambre d’agriculture, par exemple, où les révisions ont été couplées entre pratique en élevage et théorie avec le jeu de culture générale sur la filière ovine : Les étudiants ont perçu le jeu comme une occasion d’acquérir des données techniques de référence sur les brebis, qu’ils ont pu mobiliser lors du concours. Pour Jules, le déroulement des épreuves a été stressant, notamment pour le quizz, mais le maître-mot était la concentration. Les épreuves de parage et de manipulation se sont bien déroulées selon Jules, même s’il estime avoir complètement raté le tri. Heureusement, les juges sont là pour rassurer et guider les étudiants. «Les Ovinpiades étaient plus stressantes que le bac.» Il ajoute que ce n’est pas le classement qui le stressait, mais bien «le poids que peut avoir le concours sur l’avenir professionnel». Antonin était lui aussi très stressé, l’enjeu pour lui était de «prouver beaucoup de choses en peu de temps». Après avoir excellé lors de l’épreuve d’évaluation de l’état de santé, il a enchaîné avec le parage, une épreuve dans laquelle il était moins à l’aise. Le reste des épreuves a été affronté avec un esprit concentré jusqu’à la fin.

Une réputation à défendre

En plus des Ovinpiades individuelles, Jules et Antonin se sont aussi qualifiés pour la finale de pointage ovin. Pour la finale des Ovinpiades des jeunes bergers, les deux étudiants vont «bosser à mort» pour approfondir leurs connaissances et leur pratique. Depuis 2023, le comité Inn’Ovin Hauts-de-France-Normandie domine le classement. En effet, en 2023, le Meilleur jeune berger de France, Romain Vivier, était Normand. En 2024, c’est Benoit Toutain, de la MFR de Songeon (60), qui a remporté cette première place avant de décrocher le titre de meilleur jeune berger du monde. Rendez-vous le 22 février prochain au Salon de l’agriculture pour découvrir si l’adage «Jamais deux sans trois» se confirmera.

Les moutons AOP de la Baie de Somme au Sia


Le 24 février, la Baie de Somme sera à l’honneur sur le stand du département de la Somme et de la Chambre d’agriculture, au Salon de l’agriculture. L’après-midi, un focus sur l’agneau AOP prés-salés de la Baie de Somme est prévu. Deux éleveurs, Roland Moitrel et Pauline Testu, échangeront avec le public. Cette dernière fera notamment déguster ses terrines. Un jeu permettra aussi de faire découvrir le cahier des charges et la filière.

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