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Le plan de surveillance sanitaire s’applique en Picardie

Comment s’applique ce Plan ? Qui est concerné ?

Agnès Cochu : chef de pôle au Sral Nord-Pas-de-Calais-Picardie à Amiens a présenté le plan de surveillance sanitaire 
à la section «pommes de terre» de la Fdsea.
Agnès Cochu : chef de pôle au Sral Nord-Pas-de-Calais-Picardie à Amiens a présenté le plan de surveillance sanitaire
à la section «pommes de terre» de la Fdsea.
© AAP

Le récent congrès de l’Unpt à Arras, dont L’Action agricole picarde s’est largement fait écho des débats dans sa dernière édition, a donné l’occasion à des représentants de nombreuses structures, commerciales, techniques ou de services, y compris à l’administration, de se côtoyer. Au détour d’un discours, un sujet particulier est revenu dans la discussion, à savoir celui du plan de surveillance sanitaire de la pomme de terre de consommation, dont Agnès Cochu, chef de pôle au Sral Nord-Pas-de-Calais-Picardie à Amiens, est la responsable.
«A la base de la réglementation, il y a la convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV), puis la directive européenne du 8 mai 2000, ainsi que plusieurs articles du Code rural. Les textes prévoient que la lutte contre les organismes nuisibles de quarantaine, à savoir les bactéries Ralstonia solanacearum et Clavibacter Michiganensis, les nématodes à kystes Globodera pallida et rostochiensis, les nématodes à galles Méloidogyne chitwoodi et fallax, ainsi que le ravageur épitrix, est obligatoire de façon permanente sur tout le territoire français. Le plan national de surveillance s’applique donc en région Picardie», rappelle-t-elle.
En 2015, deux cents analyses sur Ralstonia et Clavibacter et cent sur les nématodes à galle ont été effectuées correspondant à autant de prélèvements chez les producteurs à raison de deux tubercules par prélèvement. Epitrix fait l’objet d’une surveillance visuelle. Quatre cent quatre analyses ont été effectuées sur les nématodes à kystes par prélèvement de terre à raison de quatre prélèvements pour deux hectares. En complément, cinq analyses de bactériologie ont été effectuées sur plantes hôtes dans les eaux de rivière et les cours d’eau, ainsi que cinq analyses bactériologiques d’eau de rivière.
En Picardie, deux cents producteurs ont été concernés, dont cinquante-cinq en fécule (tubercules uniquement), quarante en consommation à destination industrielle (terre et tubercules) et cent cinq producteurs sur les autres marchés (terre et tubercules). Quarante prélèvements ont été réalisés par le SRAL et les cent soixante autres par l’OVS végétal par délégation de la Frédon.

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