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Le renouvellement du certiphyto, c’est maintenant

Les premiers certiphyto agriculteurs arrivent à échéance. Avec les formations labellisées Écophyto, le certiphyto est reconduit plus facilement.

Pour continuer à manipuler les produits phytosanitaires, pensez à renouveler votre certiphyto s’il a plus de sept ans.
Pour continuer à manipuler les produits phytosanitaires, pensez à renouveler votre certiphyto s’il a plus de sept ans.
© D. R.



Il y a dix ans, la Chambre d’agriculture de la Somme démarrait en phase test les premières formations certiphyto à destination des agriculteurs. La toute première s’est en effet déroulée en décembre 2009, à Abbeville. Le temps du renouvellement pour les premiers détenteurs arrive à grands pas.
La détention d’un certiphyto en cours de validité est une obligation légale pour pouvoir acheter des produits phytosanitaires tout comme pour les manipuler. C’est à l’agriculteur de veiller au bon renouvellement de son certiphyto. Aucun rappel ou relance officiel sera envoyé.

Bien anticiper sa date de renouvellement
La date d’échéance est dictée par la date notifiée sur la carte certiphyto. Tous les certiphyto «agriculteur» obtenus avant novembre 2016 ont une validité de dix ans. Ceux obtenus après cette date n’ont plus qu’une validité de cinq ans.
La demande de renouvellement via le portail internet «Mon service public» devra être réalisée entre trois et six mois avant cette date fatidique.
Concrètement, les «tous premiers» agriculteurs de la première phase (phase expérimentale) ont reçu leur carte en date d’août 2010, soit une échéance en août 2020. Pour ces agriculteurs, la demande de renouvellement sera donc à réaliser entre février et mai 2020.

Trois voies pour renouveler son certiphyto
Première voie : participer à une journée de formation «Certiphyto» classique. Contrairement à la phase initiale (obtention du certiphyto primo), cette formation ne sera pas prise en charge par le fond de formation Vivéa. Elle restera donc à la charge du participant.
Deuxième voie : réussir un test QCM (questionnaire à choix multiple) à réaliser via une application internet lors de sessions collectives. Le seuil de réussite est fixé à quinze bonnes réponses sur les trente questions posées. L’attention doit être portée sur le fait qu’en cas d’échec à ce QCM, le candidat devra repasser un certiphyto Primo, soit deux jours de formation.
Suite à la journée de formation ou à la réussite du QCM, le stagiaire devra demander son renouvellement via le portail électronique «Monservicepublic.com» telle que l’exige déjà la procédure actuelle.
Troisième voie : participer à quatorze heures de formation(s) classique(s) labellisée(s) «Ecophyto». C’est la grande nouveauté de ce nouveau dispositif pour le renouvellement certiphyto agriculteur. Ces heures de formation pourront être réalisées en une ou plusieurs sessions dans un délai de trois ans avant l’échéance du certificat. Pour être labellisées «Ecophyto», ces formations devront porter sur la maîtrise et le raisonnement des applications phytosanitaires et sur les méthodes alternatives ou sur l’agronomie.
Pour finaliser le renouvellement, et à l’issue des quatorze heures de formation labellisée, l’agriculteur devra juste suivre une session de formation complémentaire à distance via Internet (e-learning) de 1 heure 30 à 2 heures portant sur la protection de la santé des utilisateurs, la réglementation et l’environnement.
Dans cet objectif, nombre de formations historiques en productions végétales proposées par la Chambre d’agriculture de la Somme et qui répondent aux exigences de labellisation pourront contribuer au renouvellement du certiphyto.
Les premières échéances arrivent dans un an, c’est donc le moment d’établir son plan de formation sur l’automne et l’hiver prochain.

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