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Le robot continue sa progression commerciale et technologique

En équipant près d’une nouvelle installation sur deux, le robot de traite intéresse tout type d’éleveur.

Les installations à 2 ou 3 stalles représentent dorénavant plus de 25 % des projets.
Les installations à 2 ou 3 stalles représentent dorénavant plus de 25 % des projets.
© Lely


Le nombre d’élevages équipés d’un robot de traite continue à progresser. Selon les estimations, le cap des 4 000 automates devrait être atteint en 2013 en France. Après le creux de la vague de 2009 et 2010, où le marché était redescendu à moins de 500 robots, il s’est vendu près de 800 unités en 2012, niveau qui devrait se maintenir en 2013. Du côté des constructeurs, le dynamisme retrouvé des ventes favorise l’évolution et le renouvellement des produits. Le marché reste largement dominé par Lely et Delaval, qui réalisent à eux seuls plus de 85 % des ventes, Lely s’adjugeant plus d’une vente sur deux. La part du gâteau est mince pour les autres constructeurs, ce qui ne les empêche pas de poursuivre leurs investissements dans la traite robotisée. La plupart des concurrents des deux marques ont fait évoluer leur offre ces deux dernières années. Le danois Sac Christensen a lancé le RDS FutureLine MAX, tandis que Boumatic a innové avec son nouveau concept de robot à traite par l’arrière MR-S1 et MR-D2 à un ou deux postes. Fullwood Packo propose la nouvelle version de son robot Merlin. Quant à GEA Farm technologies, le constructeur allemand se différencie avec son robot multi-postes MIone.
Le profil des éleveurs qui font le choix du robot a tendance à évoluer. L’acheteur de robot ne se limite plus au technophile, ou à l’éleveur soucieux de rationaliser son temps de travail. Le robot attire ainsi de plus en plus d’éleveurs de tous horizons, ce qui explique que 40 à 50 % des nouvelles installations de traite sont des robots.

Plus de 25 % des projets avec deux ou trois stalles
La majorité des investissements sont encore limités à un seul robot, mais les installations à 2 ou 3 stalles représentent dorénavant plus de 25 % des projets.
La démocratisation du robot passe également par le marché de l’occasion, un moyen de disposer d’un robot à prix réduit ou encore de deux robots pour le prix d’un neuf. C’est aussi la possibilité d’investir dans un deuxième robot, sans augmentation significative du cheptel. L’activité Lely Taurus représente ainsi une centaine de robots d’occasion reconditionnés par an en France. Chez Delaval, l’occasion est une activité moins développée. Le constructeur suédois insiste en effet sur le caractère évolutif de son robot qui peut être mis à jour pour bénéficier des dernières évolutions.
Ces dernières se concentrent désormais sur les capteurs et les logiciels de gestion pour faciliter le diagnostic de l’éleveur et optimiser les performances du troupeau. Après la généralisation des mesures de conductivité et de colorimétrie, sont apparus les indicateurs et les compteurs de cellules. Plus récemment ont été développés des capteurs optiques mesurant le TB et le TP. Encore plus évolué, le dispositif Herd Navigator de Delaval analyse quatre composants du lait : progestérone, LDH (Lactate déshydrogénase) urée et BHB (corps cétoniques).
L’accumulation de données implique la mise au point de modèles (algorithmes) qui permettent l’affichage d’indicateurs fiables et compréhensibles par l’éleveur. Les logiciels de gestion du troupeau proposent des tableaux de bord conviviaux et des menus intuitifs. Outre l’accès à distance par serveur sécurisé ou par l’utilitaire TeamViewer, les premières applications tablette et smartphone font leur apparition chez Lely, Delaval et prochainement chez GEA.

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