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Le Varenne de l’eau est lancé

Le gouvernement a lancé, le 28 mai, un «Varenne agricole de l’eau et du changement climatique». Après les «Assises de l’eau en 2018, ce «Varenne de l’eau» est la continuité de la réflexion sur les usages de l’eau, mais sera toutefois centré sur l’agriculture avec l’espoir d’une finalisation début 2022.

Le gouvernement a lancé le 28 mai un «Varenne agricole de l’eau  et du changement climatique» sous le patronage des ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique.
Le gouvernement a lancé le 28 mai un «Varenne agricole de l’eau et du changement climatique» sous le patronage des ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique. 
© Cheick Seidou – ministère de l’Agriculture

L’objectif de ce grand rendez-vous qui va durer plusieurs mois ? : «Engager une réflexion collective et construire des politiques durables pour la résilience du modèle agricole face aux aléas climatiques», a précisé Julien Denormandie, à l’occasion de son lancement. Trois groupes de travail sont installés, avec une remise des résultats prévue «début 2022», indique-t-on au ministère de l’Agriculture, qui pilote l’initiative avec le ministère de la Transition écologique. Le premier concerne la «gestion conjoncturelle» des crises liées aux aléas climatiques. Il s’agit d’aboutir à «des arbitrages» sur l’assurance récolte et à «un point sur l’évolution éventuelle des gouvernances du CNGRA».  

Sur la refonte de l’assurance récolte, le but est de prendre les décisions «le plus rapidement possible» en vue du prochain projet de loi de finances (PLF 2022), a indiqué le ministre. Il s’est engagé à une effectivité «pleine et entière» du nouveau dispositif «en 2023», en même temps que la future Pac. La révision de la gouvernance des calamités agricoles devra, quant à elle, aboutir «d’ici la mi-juillet», suivie d’un deuxième temps de réflexion sur l’aspect réglementaire européen. De plus, un hackathon sur l’innovation en matière de données sera organisé à l’automne. Sur la création d’un protocole d’anticipation des crises de sécheresse, le ministre a indiqué qu’il enverrait «très rapidement» une instruction aux préfets sur la conduite à tenir dès cet été, avec un retour d’expérience à la rentrée.

S’appuyer sur la science et l’innovation

Le second groupe de travail a pour ambition d’«installer une politique d’anticipation de crise» «en complément des outils existants». Le deuxième groupe vise à «renforcer la résilience de l’agriculture», en bâtissant un plan d’adaptation régional qui croisera des travaux à l’échelle des filières et des territoires. Un appel à projets «d’au moins 20 millions d’euros» pour la protection contre les aléas climatiques sera, quant à lui, lancé «prochainement», toujours d’après Julien Denormandie. Cet appel à projets s’inscrit dans le cadre des financements du Programme d’investissements d’avenir (PIA) sur la stratégie innovation et équipements, a-t-il précisé. 

Enfin, le troisième groupe de travail ambitionne d’«accéder à une vision partagée et raisonnée aux ressources en eau». Quant à la méthode retenue pour ce «Varenne», le ministère demande aux participants de s’appuyer sur la science, l’innovation, en étant à l’écoute des uns et des autres.

 

L’enjeu de l’irrigation

L’un des dossiers les plus sensibles sera l’irrigation systématiquement pointée du doigt par les écologistes. De leur côté, les défenseurs de l’irrigation font valoir qu’un peu moins de 5 % de la surface agricole utile française est irriguée, soit moins que la moyenne européenne (5,9 % en 2016 selon Eurostat). Ce niveau est à comparer à 20,2 % en Italie, 13,2 % en Espagne, 23,6 % en Grèce, 11 % aux Pays-Bas, mais seulement 2,7 % en Allemagne et 0,9 % en Pologne.
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