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«L’entraide est l’avenir de l’agriculture»

La coopération agricole était au cœur du colloque régional dédié à l’installation et à la transmission, organisé la semaine dernière par les JA Hauts-de-France.

Thomas Bocquet, responsable adjoint à l’installation pour les JA Hauts-de-France : «L’entraide n’est-elle pas l’avenir 
de l’agriculture ?»
Thomas Bocquet, responsable adjoint à l’installation pour les JA Hauts-de-France : «L’entraide n’est-elle pas l’avenir
de l’agriculture ?»
© AAP


Les Jeunes agriculteurs ont organisé leur cinquième colloque régional dédié à l’installation et à la transmission en agriculture. Un temps d’échanges pour informer les porteurs de projets ou les cédants à la recherche d’accompagnement. A l’échelle des Hauts-de-France pour la première fois, il s’est tenu mercredi 3 mai, à Hermies, dans le Nord, et a rassemblé une cinquantaine de personnes. Le grand thème de cette journée était la coopération. «Le choix de ce sujet est dû à l’année que nous venons de passer, souligne Thomas Bocquet, responsable adjoint à l’installation pour les JA Hauts-de-France. L’entraide n’est-elle pas l’avenir de l’agriculture ? C’est en tout cas l’une des solutions qui se présente à ceux qui sont en difficulté.»
La coopération agricole, au sens large, peut prendre plusieurs formes : le Gaec, la coopérative, la Cuma pour la mise en commun du matériel, les services de remplacement, les groupements d’employeurs… «Il y a différentes manières de monter des groupes», insiste Thomas Bocquet, selon les projets, les filières et les personnalités de chacun. D’ailleurs, comment est perçue cette façon de travailler, encore émergente ? «Dans le nord de Paris, l’entraide est assez peu développée. Il y a toujours eu des exploitations assez grandes avec des moyens humains et financiers, estime le responsable JA. Dans d’autres régions, c’est plus développé. Ici, c’est un peu plus long à mettre en place, mais les agriculteurs sont des chefs d’entreprise et ils évoluent.»

Congés, innovation, responsabilités
Mais la coopération, par la mutualisation des moyens qu’elle permet, n’est pas uniquement une réponse à une situation de crise : elle répond aussi à un besoin de la profession de se rapprocher des autres catégories socio-professionnelles en ayant, par exemple, la possibilité de prendre des congés. Elle permet également d’accéder à du matériel innovant ou de se dégager du temps pour innover, prendre des responsabilités, etc. «De plus, quasiment toutes les coopératives accompagnent les installations», précise Luc Desbucquois, vice-président de la Fédération régionale des coopératives des Hauts-de-France.
Toutefois, comme l’ont souligné de jeunes étudiants présents lors du colloque, la coopération nécessite de bien s’entendre avec les autres membres du groupe et de trouver la bonne organisation car, sinon, cela peut vite tourner au conflit. «Dans tous les groupes, il faut des règles écrites», insiste Daniel Desruelles, directeur de la FRCuma Hauts-de-France. Pour Luc Desbucquois, simplement, «la coopérative est le prolongement de l’exploitation agricole». Si elle séduit, à chacun donc de trouver la bonne formule et de créer celle qui lui ressemble.

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