Aller au contenu principal

Europe
L’environnement au cœur de la présidence française de l’UE

L’agenda de la présidence française du Conseil de l’UE au premier semestre 2022 sera, en matière agricole, largement axé sur des sujets environnementaux. Mais des discussions seront également menées sur la validation des plans stratégiques de la Pac et la révision de la politique européenne sur les indications géographiques.

Le président français Emmanuel Macron a présenté, lors d’une conférence de presse, le 9 décembre, les grands axes  de la présidence française du Conseil de l’Union européenne qui débutera le 1er janvier.
Le président français Emmanuel Macron a présenté, lors d’une conférence de presse, le 9 décembre, les grands axes de la présidence française du Conseil de l’Union européenne qui débutera le 1er janvier.
© Élysée

Le président français Emmanuel Macron a présenté, lors d’une conférence de presse, le 9 décembre, les grands axes de la présidence française du Conseil de l’Union européenne qui débutera le 1er janvier. En matière agricole, les grands dossiers portés par Paris seront : la question des clauses miroirs, les pesticides, la déforestation importée, la séquestration de carbone dans les sols et le suivi du processus de validation des plans stratégiques de la future Pac. L’organisation de cette présidence française sera marquée des élections, d’abord présidentielle (les 10 et 24 avril) puis législatives (les 12 et 19 juin 2022) ce qui obligera le gouvernement à respecter des périodes de réserve électorale. Le gros des événements sera donc concentré au début de l’année. Ce sera le cas de la traditionnelle réunion informelle des ministres de l’Agriculture qui se tiendra, non pas comme de coutume au mois de juin, mais du 7 au 8 février à Strasbourg autour du thème de la séquestration du carbone dans les sols agricoles. La Commission européenne a présenté le 15 décembre des propositions en la matière. 

 

Pesticides, IG, Pac... 

Les conseils formels des ministres de l’Agriculture de l’UE se tiendront, eux, à Bruxelles les 17 et 18 janvier, les 20 et 21 février, les 21 et 22 mars, le 7 avril (à Luxembourg), si nécessaire les 23 et 24 mai et enfin les 13 et 14 juin (à Luxembourg). Pour alimenter les débats de ces réunions, des propositions de la Commission européenne pour réviser la directive européenne sur l’utilisation durable des pesticides sont attendues au printemps. De même, début 2022, Bruxelles devrait présenter son projet de révision de la législation européenne sur les indications géographiques. Les éléments des autres sujets à l’agenda (sols, déforestation, plans stratégiques de la Pac) sont déjà connus. Enfin, au mois de juin, si elle n’a pas pris trop de retard, la Commission pourrait aussi mettre sur la table ses propositions de révision de la politique de promotion des produits agroalimentaires de l’UE. 

 

Point d’étape sur le Brexit

La présidence française organisera également une conférence ministérielle le 7 mars dédiée à l’antibiorésistance qui aura pour objectif d’actualiser la feuille de route de l’antibiorésistance de l’UE. En matière environnementale, la nouvelle législation sur la restauration de la nature est attendue pour le premier trimestre. Ce dossier ne devrait donc pas être à l’ordre du jour de la réunion informelle des ministres de l’Environnement qui se tiendra dès le mois de janvier (du 20 au 22) à Amiens. Le gros dossier à l’agenda sera le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’UE. 

Côté politique commerciale, une conférence sur l’autonomie stratégique européenne se tiendra le 7 mars pour faire le bilan de la crise sanitaire sur la vulnérabilité des chaînes de valeur européennes, et avancer sur des outils pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales : mesures antisubventions, réciprocité des normes, lutte contre la coercition économique, etc. Avant cela, le 27 janvier, un événement fera le point sur le Brexit, «un an de formalités douanières, bilan et perspectives», pour un échange sur les modalités d’adaptation des douanes européennes nécessaires à la fluidité des échanges. 

 

Discussions sur les salaires

Autre axe majeur de la présidence française : le volet social. Paris espère au cours de ses mois de présidence faire «établir une législation européenne sur les salaires minimums» sur la base de la proposition de directive qu’a présenté la Commission européenne en octobre 2020 visant à faire converger le niveau des salaires minimums dans l’UE pour lutter contre le dumping social. Le 30 juin, la France passera la main à la République tchèque qui prendra le relais à la tête du Conseil de l’UE durant le second semestre 2022. 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Aude Sorel, agricultrice à Courcelles-sous-Moyencourt, fait partie des Licornes, la seule équipe féminine de rubgy à XV du département. La compétitrice dans l’âme a trouvé dans ce club la cohésion de groupe qu’elle espérait.
Aude Sorel, Licorne par passion, agricultrice par vocation
L’équipe féminine amiénoise de rubgy à XV suscite l’engouement. Le collectif refondé cette année, tout en bonne humeur, performe…
Depuis 2019, un consortium réunissant l’interprofession de la pomme de terre, les Chambres d’agriculture, la FRSEA  et le Conseil régional Hauts-de-France alerte les pouvoirs publics sur les difficultés liées à l’arrêt de l’utilisation du CIPC pour le stockage des pommes de terre. 
5,9 millions mobilisables en 2022 pour moderniser le stockage
Le conseil régional des Hauts-de-France pourrait adopter, début février, la mise en place d’un nouvel appel à projets pour la…
Payés pour réduire leurs volumes de lait bio
Face à la crise du lait bio, la coopérative Sodiaal a annoncé fin décembre à ses adhérents…
Pour être applicable dès le printemps 2022, l’arrêté cadre de gestion de l’eau devra faire l’objet d’une consultation publique dans les prochaines semaines.
Irrigation : la Dreal demande des restrictions drastiques dès 2022
La Dreal des Hauts-de-France veut utiliser une «harmonisation» pour faire passer des restrictions drastiques des volumes d’eau…
Au 1er janvier 2022, les éleveurs devront avoir signé un contrat de trois ans minimum pour les jeunes bovins, génisses, et vaches allaitantes de races à viande. Une mesure issue de la loi Egalim 2.
Contrats en bovins viande : derniers vertiges avant le grand saut
Alors que la contractualisation deviendra obligatoire au 1er janvier pour certaines catégories de bovins viande, la…
mobilisation
Menacée par des riverains récalcitrants, une ferme de l’Oise fait appel pour être respectée
Environ 200 agriculteurs se sont mobilisés le 30 décembre pour soutenir un de leurs collègues en conflit avec un collectif de…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde