Aller au contenu principal

Les bailleurs proposent des aménagements au statut du fermage

Echos de l'assemblée de la section des bailleurs de la Somme.

© AAP

«Le statut du fermage doit être toiletté». C'est ce qu'a affirmé Josiane Béliard, présidente de la section nationale des bailleurs de la Fnsea, dans son intervention à l'assemblée de la section des bailleurs de la Fdsea. Concrètement les bailleurs souhaitent que la future loi d'avenir permette aux deux parties de négocier librement les modalités de travaux sur les biens d'autrui. Qu'en cas de vente la préemption du fermier s'exerce sans décote du prix. Que la révision du prix de la location n'intervienne qu'à partir d'un dépassement de 20% des barèmes départementaux. Que la révision des mini et maxi des arrêtés préfectoraux se fasse obligatoirement tous les six ans. Que le seuil d'application du statut du fermage, fixé bientôt en région, soit au minimum de 3 ha au lieu de 50 ares actuellement en Picardie.
Ces cinq amendements proposés au projet de loi d'avenir seront-ils retenus? La parole est à présent aux parlementaires. Comme l'a souligné Gilles Dhiers, le président de la section, «nous souhaitons avoir davantage de liberté» faisant allusion à une forme de contractualisation réclamée par les bailleurs et qui apporterait plus de souplesse que le statut du fermage. Mais, on sait d'ores et déjà que les parlementaires ont rejeté ce principe de contractualisation entre bailleurs et fermiers.
Gilles Dhiers a par ailleurs rappelé qu'il ne faut pas confondre indemnité de sortie et amélioration du fonds, sachant qu'aujourd'hui beaucoup de bailleurs ne réalisent pas l'état des lieux au moment de la signature du bail avec le fermier, alors que le code rural stipule que cet état de lieux est obligatoire. Le fait de ne pas le faire pénalise le fermier lors de sa sortie pour la simple et bonne raison que la Cour d'appel d'Amiens a jugé : "pas d'état des lieux à l'entrée, pas d'indemnité à la sortie".

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

mouflon en baie de Somme
Trop de mouflons et de sangliers en baie de Somme, une battue organisée

Face à la progression des dégâts agricoles et aux déséquilibres écologiques sur le littoral samarien, l’État et les acteurs…

Prix 2026 : la douche froide pour les producteurs de Vecquemont

L’industriel Roquette a précisé le prix de base des pommes de terre fécule pour 2026. Comme attendu, car annoncé lors de l’…

Rencontres, dégustations et animations : le stand de la Somme attire petits  et grands au Sia.
La Somme à l’honneur au Salon international de l’agriculture 2026

Pour la 3e année consécutive, la Chambre d’agriculture de la Somme, en partenariat avec le Conseil départemental,…

Rima Hassan insulte Laurent Duplomb
PPL Duplomb : une députée LFI préfère l’insulte au débat

La proposition de loi du sénateur Laurent Duplomb sur la réautorisation de certains produits phytosanitaires ravive un débat…

Olivier Parcy : «Nous ne sommes pas récompensés financièrement des services que rend l’élevage à l’environnement. Pourtant, les prairies humides sont des puits de carbone.»
Olivier Parcy et ses charolaises portent la vallée de la Somme au sommet

En moyenne vallée de la Somme, une prairie fauchée des marais de Fontaine-sur-Somme a interpellé le jury départemental des…

quota sur la pêche du maquereau
Un quota sur la pêche du maquereau met le feu aux pontons

La décision envisagée par la ministre déléguée à la Mer et à la Pêche Catherine Chabaud de limiter à cinq maquereaux par jour…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde