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Les cavaliers retrouvent les terrains de concours avec bonheur

Depuis l’annonce du deuxième confinement, le 28 octobre 2020, les concours d’équitation amateurs étaient annulés. Le premier de la Somme a lieu à Essertaux, ce week-end. 

Cette semaine, c’était l’effervescence au centre équestre Natural Ponies, à Essertaux. Nettoyage de printemps, ponçage et peinture des obstacles, construction d’une nouvelle terrasse pour permettre la restauration dans les règles de distanciation imposées… L’échéance est imminente : ce week-end de Pentecôte, les 22, 23 et 24 mai, le club organise un concours de saut d’obstacles (CSO) de niveau Amateur, Club et Poney. Le premier dans la Somme depuis le début du deuxième confinement, le 28 octobre. 

«Ici, tous les cavaliers, en particulier les enfants, mettent la main à la patte. Tout se fait dans une bonne ambiance. Le centre équestre est leur deuxième famille : ils se font des amis, apprennent l’autonomie et la vie en collectivité», confie François Herlaut, responsable de la structure. Après dix ans de carrière en discothèque, il s’est installé en tant que gérant de centre équestre en 2007. «Les chevaux ont toujours fait partie de ma vie. J’ai commencé à monter à poney à sept ans. Mais je suis surtout un passionné d’animation», explique-t-il. Le locataire du sol et des murs a aménagé les lieux au fur et à mesure : construction d’un manège couvert, de trois carrières dont une grande carrière de concours, des boxes, des paddocks et des prairies pour loger la soixantaine d’équidés (poneys et chevaux de club, ainsi que chevaux de propriétaires en pension)…

Hors période de Covid, une dizaine de concours officiels, de CSO, de hunter et de dressage sont organisés à Natural Ponies. «C’est une rentrée d’argent sur laquelle nous comptons pour faire tourner la structure. Surtout, c’est motivant pour tout le monde. Ils sont source de progrès pour les cavaliers qui se fixent des objectifs, et nous entretenons les liens avec les autres centres équestres.» Le concours phare de Natural Ponies est celui du week-end de Pâques, qui a déjà enregistré plus de mille engagés. Mais voilà deux ans que la France fête Pâques confiné. Ces six mois sans aucune manifestation, et avec annulation des cours d’équitation du soir, faute de couvre-feu, ont semblé longs. «Cette reprise des concours est une bouffée d’oxygène pour tout le monde !»

Des contraintes drastiques 

Le gérant sait néanmoins qu’organiser un tel événement est une lourde responsabilité, alors que les contraintes sanitaires qu’impose le gouvernement sont encore nombreuses. «En plus des tables de pique-nique dont nous disposons, nous allons installer des chaises, car le public doit absolument être assis. Avec des annonces régulières au micro, et une bonne dose de pédagogie, tout le monde devrait comprendre et respecter cette règle», espère-t-il. La trentaine de bénévoles qui l’épaulent dans cette tâche devra aussi redoubler d’efforts. «Le midi, nous proposons du snacking : moules frites, hamburger, sandwichs… Il faudra certainement servir à table pour éviter la file d’attente.» Les cavaliers adultes ne pourront pas se mettre à l’abri dans le manège en cas de pluie, puisque le sport en intérieur ne sera autorisé qu’à partir du 9 juin. Les structures gonflables, qui font le bonheur des enfants aux beaux jours, ne seront peut-être pas accessibles. «Je ne sais pas encore si c’est autorisé», confiait François Herlaut en début de semaine. 

 

Au four et au moulin 

Les tâches habituelles seront aussi à assurer : accueillir le public, monter la piste, ramasser les barres que les chevaux font tomber, ouvrir la porte aux concurrents… Le patron, lui, est un véritable couteau suisse le jour J. «Je suis coach pour mes élèves, et je dois être à la disposition de tous en cas de besoin, s’il manque des lots, s’il y a un coup de bourre à la buvette ou s’il y a un problème électrique, par exemple. C’est un peu stressant, mais c’est une adrénaline positive», sourit-il. N’imaginez donc pas le voir à cheval. «Le seul moment de l’année où je trouve le temps de poser mes fesses sur une selle, c’est lorsque j’accompagne mes cavaliers en randonnée à la mer», rit-il. 

 

Les hippodromes retrouvent leurs spectateurs

Dans la Somme, les hippodromes d’Amiens et d’Abeville vos pouvoir accueillir du public, avec une jauge de 35 %. ©

Les turfistes chevronnés peuvent à nouveau vivre l’émotion de la course «en vrai». Pas question encore de remplir les tribunes des hippodromes mais le huis clos est levé, et c’est une première étape. Au même titre que les équipements sportifs, les hippodromes peuvent accueillir du public depuis le 19 mai. Les règles sont annoncées : limite de 35 % de leur capacité d’accueil habituelle, soit une jauge adaptée à la taille de l’hippodrome, selon sa capacité habituelle d’accueil, avec un maximum de mille personnes. À partir du 9 juin, les mêmes règles seront en vigueur sauf si les dirigeants d’hippodrome acceptent d’instaurer un contrôle, via le passe sanitaire, auquel cas les champs de courses pourront accueillir jusqu’à cinq-mille personnes. Pour rappel, ce sésame donnera droit à l’accès si la personne peut justifier d’un test PCR de moins de 48h ou de sa vaccination. Autre bémol, les préfets peuvent localement donner un avis contraire pour l’ouverture de tel ou tel équipement sportif, selon la situation épidémique. Dans la Somme, les prochains rendez-vous annoncés sont une courses de trot premium lundi 31 mai à 11h30, puis le 6 juin à Amiens (trot premium) et à l’hippodrome d’Abbeville. 

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