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Chasse
Les chasseurs retrouvent leur liberté d’avant confinement

Avec la fin des attestations de déplacement, la fin de la limite de distance et de celle des trois heures pour effectuer une balade depuis le 15 décembre, les chasseurs français peuvent pratiquer plus librement leur loisir. 

Depuis mardi 15 décembre, la pratique de la chasse peut, en effet, à nouveau se dérouler «normalement», à condition de respecter un couvre-feu et les gestes barrière.
© D. R.

C’est un soulagement pour de nombreux chasseurs, même s’il persiste un sentiment d’injustice et d’incompréhension pour les chasseurs de gibier d’eau entravés par les mesures liées à la grippe aviaire. Depuis mardi 15 décembre et les annonces du Premier ministre Jean Castex sur l’assouplissement des règles du confinement liées à la Covid-19, la pratique de la chasse peut, en effet, à nouveau se dérouler «normalement», à condition de respecter un couvre-feu et les gestes barrière. Autrement dit, la chasse peut désormais se pratiquer sans limites - les règles en vigueur redeviennent celles fixées par les arrêtés préfectoraux - de 6h à 20h. Exit également l’attestation qu’il était nécessaire de remplir en cochant le motif «déplacement pour participer à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorisation administrative». Ainsi, d’une manière générale, pour les chasses dites «de jour», «il n’est donc plus nécessaire de se munir d’une attestation, expliquait-on à la Fédération nationale des chasseurs (FNC) dans la foulée des annonces effectuées par le Premier ministre. Elles peuvent s’effectuer toute la journée et à l’endroit que vous souhaitez, puisque les 20 kilomètres et les 3 heures seront supprimés dès le 15 décembre, ainsi que les démarches et attestations liées à la battue de grand gibier. La chasse retrouve donc une pratique normale en dehors des horaires du couvre-feu».

Une attestation pour les déplacements lointains

L’obligation de remplir une attestation et de la présenter en cas de contrôle par les autorités reste néanmoins en vigueur dans des situations bien particulières. En effet, rappelle la FNC, «pour les chasseurs de grand gibier qui devront se déplacer sur de longues distances pour pratiquer la chasse et qui seront contraints de partir avant 6h ou/et de revenir après 20h, il leur faudra utiliser une attestation de déplacement, en cochant la case «intérêt général».» Pour les chasseurs de petit gibier, de migrateurs ou encore les chasseurs à courre, «ils devront respecter les horaires du couvre-feu, en ne partant qu’après 6h, et en rentrant avant 20h». Enfin, reste le cas très particulier des chasseurs de gibier d’eau. Parmi ces derniers, pour ceux qui chassent de nuit, il leur faudra rejoindre leur lieu de chasse avant 20h et n’en repartir qu’après 6h du matin. Mais cela ne semble toutefois pas satisfaire tout le monde. S’ils sont désormais réautorisés à occuper leurs installations de chasse et retrouver leurs chères zones humides, un certain nombre de sauvaginiers s’estiment lésés. La raison ? L’interdiction de transport des appelants et les règles liées à leur utilisation en lien avec… la grippe aviaire qui sévit actuellement en Europe, y compris en France.

Faire preuve de bonne volonté

Quel que soit le mode de chasse concerné, la FNC appelle les chasseurs à «faire preuve d’une extrême prudence dans l’application des règles sanitaires» ; ce qui rappelle que les gestes-barrière doivent être rigoureusement respecté et sous-entend que les rassemblements dans des lieux clos (cabane de chasse, pavillons de chasse, hangar fermé, maison particulière…) restent interdits. Sans cela, la centrale cynégétique craint des retombées négatives et une mauvaise presse, comme lors d’un épisode récent impliquant des chasseurs de deux communes de l’Oise surpris en flagrant délit de non-respect de ces obligations. 

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