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Les dons alimentaires en forte hausse

Solaal a enregistré de plus grosses quantités de dons alimentaires qu’au cours d’une semaine classique, en région et surtout au niveau national. L’association rappelle que le don, défiscalisé, peut être une solution pour un producteur sans débouchés.

En Hauts-de-France, les agriculteurs ont fait don de 28 641 kilos depuis le 16 mars 2020.
En Hauts-de-France, les agriculteurs ont fait don de 28 641 kilos depuis le 16 mars 2020.
© Solaal

«Dans le contexte du Covid-19, Solaal peut aider, gratuitement, les acteurs du milieu agricole à trouver des débouchés à leurs invendus». C’est ce qu’a tenu à rappeler l’association facilitant le lien entre les donateurs des filières agricoles et les associations d’aide alimentaire. Mais il semble que les agriculteurs n’ont pas attendu la piqûre de rappel et ont donné, par la force des choses… plus que d’habitude. «Nous avons de nouveaux donateurs, mais aussi des agriculteurs qui donnaient régulièrement et ont fait plus de dons ces derniers temps, en raison de la fermeture des restaurants et cantines notamment», observe Cécile Peltier, chargée de mission Solaal dans les Hauts-de-France.

Cinq fois plus de fruits et légumes
Et pour illustrer ce phénomène, elle sort les chiffres : «Au niveau national, 200 tonnes d’aliments ont été données au cours de la deuxième semaine de confinement. Cela représente 10 % des dons annuels !». En résumé, la filière agricole a donné une quantité de fruits et légumes cinq fois plus élevée qu’en temps normal.
Dans les Hauts-de-France, on observe la même tendance, dans une moindre  esure :  «Les agri-culteurs ont fait don de 28 641 kilos depuis le 16 mars 2020. Au cours de l’année 2019, ce sont 350 tonnes qui avaient été données», détaille Cécile Peltier. Ainsi depuis le début du confinement, plus de 8 % des dons annuels ont été effectués. Il y a donc eu une hausse de 50 % des quantités de pommes de terre, carottes, betteraves, fraises et autres fruits et légumes données aux associations. Autre obser ation : de nouveaux aliments ont fait leur apparition. «On a vu des produits qui jusque-là n’avaient jamais été donnés, comme la viande sous vide», précise Cécile Peltier.

«Tout le monde a fait des compromis»
Une fois les dons effectués, Solaal se charge de la répartition des produits vers les associations habilitées (La Croix rouge, le Secours populaire, les Resto du coeur ou encore les épiceries solidaires Andes…). En général, ce sont elles qui viennent récupérer les denrées dans les exploitations. Cette fois-ci, il a fallu s’adapter à la situation. «Beaucoup de bénévoles étant retraités, certains n’ont pas pu se déplacer (pour des raisons sanitaires, ndlr), explique Cécile Peltier. Les donateurs ont très bien compris la situation, certains agriculteurs ont livré directement, d’autres ont stocké. Tout le monde a fait des compromis, c’était beau à voir !»

«Quand on a besoin de nous, on est là»
«En cas de crise, Solaal est toujours là, notre efficacité a été prouvée, souligne la chargée de mission. Avec le soutien des associations d’aide alimentaire, nous avons tout fait pour récupérer les produits. De plus, toutes les filières agricoles ont également communiqué sur notre association, c’est très appréciable.»

Pour faire un don vous aussi, rendez-vous sur le site de Solaal : https://dons.solaal.org/. Pour rappel, à la suite du don, l’association d’aide alimentaire délivre une attestation au donateur. Il peut ainsi bénéficier d’une réduction d’impôt de 60 % du coût de revient du produit donné.

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