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Les douze travaux des Olympiades des métiers

Les 23 et 24 mars, la Région Hauts-de-France organisait les sélections régionales pour les 45es Olympiades des métiers. L’Institut de Genech a accueilli les épreuves du pôle végétal.

Dans son tee-shirt vert enfilé par-dessus son pull, une petite blonde actionne précautionneusement une grosse machine rouge. Sa mission : verser mécaniquement du terreau dans des pots en plastique noir. A côté d’elle, un homme en camionneur orange note chacun de ses gestes sur son calepin. Les vendredi 23 et samedi 24 mars, c’étaient les sélections régionales des 45es Olympiades des métiers. Fleuristes, sommeliers, administrateurs de systèmes informatiques… Dans les Hauts-de-France, 55 métiers étaient représentés sur 12 lieux d’épreuves par 573 candidats de tous niveaux : CAP, bac pro, BTS, jeunes professionnels... Seule condition : avoir moins de vingt-trois ans. Objectif : former une équipe de médaillés d’or pour participer à la finale nationale qui se déroulera à Caen, du 28 novembre
au 2 décembre.

Faire du recrutement
Pour la première fois depuis une dizaine d’années, l’Institut de Genech accueillait les épreuves du pôle végétal. 2 000 m2 de plateau pour cinquante-six candidats issus de quatre domaines : horticulture, art floral, jardin et paysage et maintenance des matériels. Mais ici, l’objectif était double : organiser conjointement les Olympiades et la journée de portes ouvertes du samedi 24 mars. «C’est un concours d’excellence des métiers, mais aussi un outil d’orientation pour les collégiens et les personnes en réinsertion, affirme Arnaud Bouquillion, responsable du pôle horticulture et paysage à l’Institut de Genech. Il ne faut pas oublier que le but de toute porte ouverte est de faire du recrutement.» D’habitude, l’établissement reçoit entre 10 000 et 13 000 visiteurs. Avec les Olympiades, il estime que ce chiffre a pu atteindre les 15 000 visiteurs. Compositions florales, buvettes, tours à poney… Une cinquantaine d’animations ont fait le plein. «Nous avons de la chance, nos filières sont assez visuelles. C’est très persuasif !», sourit Arnaud Bouquillion.

Excellence et mixité
Sous une seconde serre, douze binômes de vert vêtus s’affairent dans autant de «bacs à sable» de 4 m sur 4. Les tandems de paysagistes ont 8h pour recréer à l’identique - avec un peu de place pour l’improvisation - un plan donné. Pavage, montage de muret, travail des végétaux, bassin... Ils sont notés sur la réalisation et le choix des outils, mais aussi leur entente mutuelle et le respect des règles de sécurité. Pour dénicher les jeunes talents, la Région a commencé dès octobre à pousser les établissements à présenter leurs candidats. Souvent, les inscriptions se font en masse. A Genech, des «mini-olympiades» ont été organisées en décembre pour les départager. «Nos candidats sont entraînés depuis trois mois !, se félicite Arnaud Bouquillion. Nous en envoyons en finale à chaque fois.»
Dans le bâtiment dédié à la composition florale, les compétiteurs officient cette année derrière un cordeau de sécurité. «On a remarqué que les visiteurs avaient tendance à leur demander des conseils pour la taille de leurs arbustes...», rit un membre du jury, qui se réjouit par ailleurs : cette année, quatre garçons figurent parmi les onze candidats. «C’est énorme !», s’exclame-t-elle. Dans sa plaquette sur l’événement, la Région met en avant le nombre croissant de filles : 22 % cette année. Pas encore la parité !

Remercier les entreprises
Sous le hangar des épreuves de maintenance des matériels, les tee-shirts verts ont laissé la place à des combinaisons plus sombres, mais la concentration qui règne est la même que sous les serres.
Ici, les huit concurrents se succèdent à six postes de travail durant deux jours. Identifier une panne, trouver la réparation... Professeur au lycée professionnel des travaux publics de Bruay-la-Buissière, Christian Michaux souligne l’émulation que les Olympiades créent chez les jeunes, et tient, pour sa part, à remercier d’autres participants : les professionnels et les entreprises qui prêtent leur matériel. «Sans eux, nous ne serions pas grand-chose !»

Le palmarès 2018

Art floral

1er : Gautier Cachoir, CFA de Lesquin - BP fleuriste, ancien apprenti du CFA régional de Genech.
2e : Charleyne Squelart-Duroeulx, CFA de Lesquin - BTS technico-commercial, apprentie du CFA régional de Genech.
3e ex æquo : Nicolas Rombeaut et Mateo Dievart, CFA de Lesquin -
BP fleuriste, apprentis du CFA régional de Genech.

Horticulture
1er : Sébastien Ringot, Institut de Genech - BTS productions horticoles 2
2e : Elodie Bernard, Institut de Genech - BTS productions horticoles 1.
3e : Jean-Philippe Pouget, lycée agricole de Coulogne - terminale,
bac pro productions horticoles.

Jardin et paysage
1er : Louis Cayet et Thomas Maillard, Institut de Genech - terminale, bac pro aménagement paysager.
2e : Rodrigue Dufosse et Julien Beaurain, lycée agricole de Coulogne - apprentis BTS aménagement paysager.
3e : Thomas Fatras et Nathan Pohier, lycée agricole de Coulogne - apprentis BTS aménagement paysager.

Maintenance des matériels
1er : Grégoire Bouffart, lycée Jean Bertin de Bruay-la-Buissière - BTS.
2e : Enzo Gangneux, LEAP de Savy-Berlette - BTS TSMA.
3e : Jérémy Guery, lycée Jean Bertin de Bruay-la-Buissière - bac pro.

Pour les médaillés d’or, rendez-vous à la préparation aux épreuves nationales, qui se dérouleront à Caen du 27 novembre au 2 décembre 2018.

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