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Canin
Les épagneuls picards veulent briller au concours général agricole

Il n’y a pas que des éleveurs ovins qui représentent l’Oise cette année au concours général agricole. Virginie Brunel, installée à Agnetz, y sera avec ses plus beaux spécimens d’épagneuls picards.

© D. R.

«Ce qui caractérise cette race, c’est vraiment sa polyvalence. C’est avant tout un chien de chasse aux aptitudes remarquables, mais il fait aussi des merveilles en canicross, en agility ou autres spécialités comme la recherche de truffes ! C’est surtout un adorable compagnon des enfants dans les familles», s’enthousiasme Virginie Brunel, éleveuse passionnée depuis de nombreuses années. «J’ai découvert cette race quand mon mari chasseur a voulu acheter un chien de chasse. Comme j’avais trois enfants en bas âge, je voulais un animal qui soit aussi doux avec les enfants.» Elle tombe alors sur Iron, un jeune épagneul picard, pour lequel elle ressent un véritable coup de cœur. «À quatre mois, il marque son premier arrêt sur bécasse, signe de ses aptitudes ! J’ai passé mon permis de chasse pour que mon mari ne le prenne pas pour lui tout seul !», rit-elle.

Iron lui a tout appris de cette race et c’est lui qui a donné son nom à l’élevage de Virginie Brunel, l’élevage du domaine d’Iron. Aujourd’hui, l’épagneul picard a treize ans et jouit d’une retraite méritée. Virginie a développé l’élevage en amateur, abandonnant sa première profession. «J’ai commencé par acheter une femelle et j’élève les chiots en les sociabilisant au maximum et en les éduquant à la chasse ou non, selon le choix des futurs propriétaires. En tout cas, je m’assure que l’animal sera heureux dans sa nouvelle famille.»

Pour cela, elle soumet les futurs propriétaires à un questionnaire sur les conditions de vie proposées et leur engagement. Avant l’adoption, elle éduque le jeune chien aux ordres de base, surtout si l’animal est destiné à une famille avec enfants.

Nombreuses qualités

L’épagneul picard est volontaire pour tout, il apprend vite et reste doux avec les enfants. Ses poils longs, gris, marron et feu, en font un chien élégant et souple. Facile à vivre, il ne demande pas d’entretien particulier, à part le dépistage du risque de dysplasie de la hanche, notamment chez les femelles.

Pour en assurer soi-même le toilettage, une bonne brosse pour les poils longs suffit et il faut penser à nettoyer régulièrement les oreilles.

Virginie inscrit ses chiens à de nombreux concours, en France et à l’étranger, d'où elle revient avec coupes et médailles. Et la voici donc au Concours général agricole, dans le groupe 7, celui des chiens de chasse, continentaux et britanniques. Ses animaux seront en concurrence avec d’autres races de ce même groupe et jugés par un jury de trois personnes, sur la présentation physique, les allures, la prestance et l’homogénéité des lots.

Sparo du domaine d’Iron, un mâle né chez Virginie, est inscrit dans la catégorie Champion ; Shivas du domaine d’Iron, une femelle, dans la catégorie Championne ; Teisly du domaine d’Iron, une femelle, est alignée sur la catégorie Travail et sur la catégorie CACS (certificat d’aptitude au championnat de conformité au standard) ;
enfin, Oise du domaine d’Iron, Salsa du domaine d’Iron et Ultime du domaine d’Iron concourront pour le meilleur lot d’affixe.

Le grand jour

Les épreuves auront lieu le vendredi 27 février toute la journée. Dès l’arrivée, une visite sanitaire permet de vérifier que l’animal a bien son carnet de santé et est à jour de ses vaccinations. Les éleveurs s’installent ensuite et effectuent plusieurs passages sur les rings selon les diverses catégories du concours.

Les juges notent l’aspect physique, le panache, la prestance des animaux. Et cela dure toute la journée. «C’est une longue journée, mais toujours une grande joie de retrouver mes collègues éleveurs d’épagneuls picards. Nous avons pris l’habitude de déjeuner tous ensemble !», se réjouit Virginie Brunel.

Toutes les races du groupe 7 sont mélangées et l’éleveuse reconnaît que l’épagneul picard a moins de chances de gagner que d’autres races, dont l’allure est plus majestueuse.

N’empêche : l’éleveuse a déjà remporté des prix au CGA et compte bien repartir avec une récompense, notamment pour le lot de reproducteurs. «Participer au CGA, c’est valorisant, mais c’est surtout l’occasion de mieux faire connaître la race auprès du grand public qui vient nombreux au Salon de l’agriculture.»

Elle l’assure : «Si je reviens avec un prix, je serai surtout contente pour mes animaux qui le méritent bien. Si je vis cette belle aventure, c’est d’abord grâce à eux. Tout le mérite leur revient !»

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