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Les importations chinoises boostent l’activité de Nord Céréales

Avec plus de 2,2 millions de tonnes de céréales exportées sur la campagne 2020-2021, Nord Céréales se félicite d’une très bonne campagne 2020-2021. Les perspectives pour 2022 s’annonce aussi bonnes. 

Laurent Bué (à g.), président de Nord Céréales, et Joël Ratel (à dr.), directeur général, annoncent une belle campagne 2020-2021 avec 2,2 Mt de céréales exportées. Trois quarts sont partis vers la Chine.
Laurent Bué (à g.), président de Nord Céréales, et Joël Ratel (à dr.), directeur général, annoncent une belle campagne 2020-2021 avec 2,2 Mt de céréales exportées. Trois quarts sont partis vers la Chine. 
© Nord Céréales

«Une belle campagne.» C’est ainsi que Joël Ratel, directeur général de Nord Céréales, résume la saison 2020-2021, qui s’est terminée ce 30 juin. Au total, plus de 2,2 millions de tonnes (Mt) de céréales ont été exportées. Un chiffre inférieur aux 2,8 Mt de la campagne précédente, mais largement supérieur à ce qui était prévu.«En dépit d’un bilan agricole mitigé sur le plan quantitatif, la qualité de nos céréales et le professionnalisme de nos équipes ont été plébiscité par nos clients importateurs, notamment la Chine où nos exportations atteignent des records», ajoute Laurent Bué, président de Nord Céréales. Certains agriculteurs ont, en effet, connu les plus mauvaises récoltes de leurs carrières, mais d’autres ont réalisé des records de rendement, avec une très bonne qualité. «Malgré le contexte général incertain amplifié par la crise sanitaire, nous pouvons annoncer que les prix ont été rémunérateurs pour les agriculteurs.»

L’entreprise, née en 1985 de la volonté des négociants, coopératives agricoles et exportateurs de la région Hauts-De-France à travailler ensemble pour valoriser l’exportation de leurs productions de céréales par voie maritime, est un outil précieux pour l’agriculture régionale. Avec 1,591 Mt, le blé arrive largement en tête des exportations devant les orges fourragères et brassicoles, 612 000 t, et les pulpes de betterave, 9 700 t. «Notre site se trouve dans la zone centrale du Port de Dunkerque, la route maritime la plus fréquentée du monde. Une situation privilégiée et stratégique, qui fait de nous le deuxième silo portuaire de France après Rouen, et le premier port de France pour les exportations de blé vers la Chine.»

 

3/4 des exportations destinés à la Chine

Cette destination asiatique est d’ailleurs la bonne surprise de l’année, alors qu’elle était méconnue en céréales à Dunkerque il y a encore trois ans. «Nous y avons exporté un peu plus de 1,6 Mt de céréales, soit 33 % de plus que l’année précédente», se félicite Joël Ratel. Le port de Dunkerque a su mettre sont atout en avant : il bénéficie d’un tirant d’eau profond, et est ainsi l’un des rares ports français à pouvoir charger des Panamax, des bateaux de 63 000 t que les Chinois privilégient. Après la Chine, les traditionnels clients du port français ont aussi réalisé des importations conséquentes, avec 315 000 t vers l’Égypte, 102 500 t vers l’Algérie et le Maroc. Nord Céréales a enfin un nouveau client : le Pakistan, vers lequel 65 470 t ont été exportées. «Nous devons miser sur ce pays qui consomme chaque année 4 Mt, et qui est aussi une destination pour nos Panamax», ambitionne le directeur. 

Nord Céréales a également importé 117 000 t de maïs, 33 000 t de blé en tant que port de livraison physique pour des clôtures de contrat Euronext, et 18 400 t de pellets de bois pour sa filiale BGDK (Bois Granulés Dunkerque), à destination du commerce des combustibles pour les particuliers. Pour la première fois, enfin, plus de 3 000 t de féveroles ont été importées. «Jusqu’ici, la France était auto-suffisante en féveroles, mais sa culture de plus en plus délicate a fait reculer les surfaces.»

 

Vers de nouveaux marchés ? 

Pour renforcer sa dynamique tournée vers le grand export, Nord Céréales a amorcé cette année la réalisation d’un large plan d’investissement pour accroître ses capacités de stockage.  Sur les trois prochaines années, 32 M€ seront investis pour pérenniser et renforcer un outil performant : une partie sera dédiée à des travaux de rénovation (les infrastructures permettent de disposer de 222 000 t en stockage vertical et 110 000 t en horizontal, soit 335 000 t au total), et une autre sera consacrée à la modernisation, avec la construction d’un nouveau silo de 49 000 t qui devrait être opérationnel en 2023. «Celui-ci nous permettra d’augmenter les exportations que nous réalisons déjà, et certainement de nous ouvrir vers de nouveaux secteurs.»

Quant à la prochaine campagne ? Joël Ratel est optimiste : «Les conditions climatiques ne sont pas excellentes, mais les parcelles de blé et d’orge se présentent bien. On ne peut pas crier cocorico tant que les céréales ne sont pas dans le remorque, mais les feux sont au vert.»

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