Aller au contenu principal

Alimentation animale
Les protéines animales transformées à nouveau envisagées par Bruxelles

Après des années de tergiversations, la Commission européenne envisage, dans le cadre de la stratégie « de la ferme à la table », de réautoriser les protéines animales transformées pour l’alimentation des non-ruminants. Un projet de règlement est soumis à consultation publique. Les farines d’insectes devraient, elles aussi, être autorisées.

Farine animale
La Commission européenne tente de réduire la dépendance de l’UE à l’égard des protéines importées de pays tiers.
© Pixabay

La Commission européenne a lancé une consultation publique ouverte jusqu’au 6 avril sur une proposition visant à autoriser l’utilisation de protéines de non-ruminants et d’insectes dans l’alimentation des volailles et des porcs. Une initiative envisagée depuis plusieurs années déjà mais qui n’avait jamais été concrétisée.

C’est dans le cadre de la stratégie « de la ferme à la table » que cette décision est prise afin de « mieux utiliser les protéines et autres matières premières pour aliments des animaux produites en Europe » en vue de réduire la dépendance de l’UE à l’égard des protéines importées de pays tiers. L’objectif fixé est d’adopter le règlement délégué modifiant la réglementation en place au troisième trimestre de 2021.

« Il conviendra, précise la Commission, d’appliquer des exigences strictes lors de la collecte, du transport et de la transformation de ces produits et de procéder régulièrement à des échantillonnages et à des analyses, afin d’éviter tout risque et de contribuer à la vérification de l’absence de contamination croisée avec des protéines de ruminants interdites et de recyclage intraspécifique (c’est-à-dire de cannibalisme, NDLR) ».

Depuis l’interdiction totale des protéines animales transformées dans l’alimentation pour animaux d’élevage en 2001 suite à l’épidémie d’encéphalite spongiforme bovine (ESB), « la situation épidémiologique s’est considérablement améliorée dans l’UE, avec aucun cas d’ESB classique depuis 2016 », et vingt-quatre États membres présentant le statut « risque d’ESB négligeable », souligne la Commission.

Aucune inquiétude concernant les insectes

Dans le cadre de ce projet, le règlement relatif à l’interdiction de nourrir les animaux d’élevage non ruminants avec des protéines d’origine animale serait donc modifié afin d’inclure la possibilité d’utiliser des protéines animales transformées, des produits sanguins, des protéines hydrolysées d’origine animale, du phosphate décalcique et du phosphate tricalcique d’origine animale. L’interdiction de nourrir les animaux d’élevage non ruminants avec du collagène et de la gélatine provenant de ruminants devrait aussi être abrogée.

On estime que 100 000 tonnes de denrées alimentaires contenant du collagène et/ou de la gélatine de ruminants sont éliminées chaque année dans l’UE. Enfin, les protéines animales transformées dérivées d’insectes qui « ne suscitent aucune inquiétude » devraient, elles aussi, être autorisées pour l’alimentation des volailles et des porcins.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Foire de Pâque Montdidier
A Montdidier, une foire de Pâques entre tradition populaire et vitrine agricole, malgré l’absence de concours

Dès les premières heures de la matinée, ce lundi 6 avril, les rues du centre-ville de Montdidier vont se remplir pour la…

Le sol doit être ressuyé pour la préparation du lit de semences et suffisamment réchauffé pour optimiser la levée des plantes.
Lin fibre de printemps : bien préparer son semis

Le semis est une étape essentielle pour la réussite de la culture. Il conviendra d’assurer une bonne structure en travaillant…

Pour Julie Macron, membre des Jeunes agriculteurs de la Somme, cet après-midi  a permis de «familiariser les enfants avec notre quotidien d’agriculteurs».
Quand la visite à la ferme rime avec découverte et transmission

Le 10 mars, les élèves de CE1-CE2 de l’école de Bernaville ont enfilé leurs bottes pour une immersion à la ferme de Julie…

Hugo Clément Sur le front
« Sur le Front » : une mécanique du soupçon au service de l'audience ?

Le 30 mars, France 5 a diffusé un nouveau numéro de l’émission Sur le front, intitulé « Que se passe-t-il dans nos champs…

Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme : en 2026 plus encore qu'en 2025, il ne faut planter que ce qu'on est  sûr de vendre.
Denis Bully : «Gérer la crise de la pomme de terre et ne pas l’amplifier»

Face à une crise inédite des excédents de pommes de terre, la filière s’organise pour écouler des volumes considérables en un…

Champagne : 40 % des bourgeons gelés

En zone champagne, 40 % des bourgeons auraient été détruits par le gel, selon l'interprofession. 

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde