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Syndicalisme
Les sept priorités du Copa-Cogeca défendues auprès de la Commission européenne

La présidente du Comité des organisations professionnelles agricoles de l’Union européenne (Copa), Christiane Lambert et son homologue des Coopératives agricoles, Lennart Nilsson, ont rencontré le 27 avril la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Bruxelles. L’occasion pour les organisations agricoles de lui présenter leur projet.

Copa-Cogeca
Copa-Cogeca
© D. R.

Dans cette réunion de travail d’une heure, les parties en présence ont fait un point de situation sur la fin de mandat de la Commission (2019-2024) et discuté du repositionnement stratégique de l'agriculture au centre des politiques européennes. Selon le communiqué du Copa-Cogeca, diffusé à l’issue de cette rencontre, «Ursula von der Leyen a (…) réaffirmé la nécessité de cesser de polariser l'agriculture et l'environnement pour aller de l'avant».  La présidente de la Commission qui remet son mandat en jeu après les élections européennes, est consciente des défis à venir et a réaffirmé «l'importance du travail des agriculteurs pour notre sécurité alimentaire collective, la souveraineté de l'Europe et notre capacité à opérer les transitions nécessaires», souligne le communiqué.

 

Transition générationnelle

Christiane Lambert et Lennart Nilsson lui ont présenté leur manifeste électoral «Refaire de l’agriculture un atout stratégique de l’Europe». Celui-ci définit sept priorités clés pour le prochain mandat du Parlement européen mais aussi de la Commission européenne. Il s’agit tout d’abord de «réconcilier atténuation du changement climatique conservation de la nature et production animale». Pour le Copa et la Cogeca, la garantie urgente est celle d’une «rémunération équitable au sein de la chaine alimentaire». Les deux organisations réclament notamment, la mise en œuvre dans chaque Etat membre de la directive sur les pratiques commerciales déloyales. Elles souhaitent, dans un deuxième temps, «renforcer la compétitivité et la rentabilité du secteur agricole». En contrepoint de la loi sur la restauration de la nature, Christiane Lambert et Lennart Nilsson appellent à une loi sur la restauration de l’agriculture qui viendrait aussi renforcer la viabilité sociale et préserver leur potentiel de production, en «garantissant juridiquement l’accès à la terre, à l’eau et à l’énergie». En troisième lieu, le Copa-Cogeca souhaite «garantir la transition générationnelle agricole» en intégrant un principe de contrôle socio-économique jeunes agriculteurs et un mécanisme de succession des exploitations pour accélérer leur reprise.

 

Résilience et compétitivité

C’est en partie ce qui explique que les représentants du Copa et de la Cogeca aient appelé Ursula von der Leyen «à une véritable révision du budget agricole pour aligner les ambitions environnementales, géopolitiques et financières à la suite d'une évaluation de l'impact». Le quatrième point du manifeste porte sur l’amélioration de la santé végétale, le bien-être animal et l’accroissement des budgets recherche et innovation. À ce titre, les deux organisations agricoles réclament aux institutions européennes une «stratégie sur les engrais» pour atteindre l’autonomie dans ce domaine ; un cadre réglementaire pour les NGT (lire encadré) et des règles de bien-être animal «fondées sur la sciences», insistent-elles. Antépénultième priorité : le développement des énergies renouvelables (biomasse agricole et forestière, méthanisation, biocarburants…) et de la bioéconomie. Cette dernière, basée sur les produits issus du bois, «a le potentiel de contribuer à la transition du Pacte vert (Green Deal, ndlr) sans compromettre les objectifs en matière de biodiversité», certifie le manifeste. Copa et Cogeca entendent également renforcer la résilience et la compétitivité des coopératives agroalimentaires et sylvicoles, en les reconnaissant notamment en tant qu’organisations de producteurs. Enfin, elles demandent à Bruxelles d’investir et innover dans le dynamisme des zones rurales. Certes, la Commission a lancé en 2021 le Pacte rural européen et à travers lui un plan stratégique à l’horizon 2040, décliné en dix principaux objectifs. Mais celui-ci, de l’avis même des fonctionnaires européens est embourbé dans le maquis des structures et des enveloppes budgétaires, rendant les politiques publiques peu lisibles. Ces sept objectifs mériteraient selon le Copa-Cogeca d’être mis en œuvre sous l’autorité d'un commissaire européen à l’Agriculture et aux zones rurales ayant le rôle de vice-président de la Commission.

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