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Les soles des cultures de printemps en net recul

Défection, rééquilibrage ou changement de cap ? Hormis la sole de protéagineux, les surfaces de toutes les autres cultures de printemps sont en net retrait cette année.

En s’engageant dans la campagne 2020-2021, les agriculteurs ont privilégié la culture de blé aux dépens des cultures de printemps, selon les statistiques  du ministère de l’Agriculture.
En s’engageant dans la campagne 2020-2021, les agriculteurs ont privilégié la culture de blé aux dépens des cultures de printemps, selon les statistiques du ministère de l’Agriculture.
© Pixabay

«En 2021, la sole de protéagineux progresserait à 319 milliers d’hectares (+ 2,2 % sur un an ; + 15,5 % par rapport à la moyenne 2016-2020)», souligne le ministère de l’Agriculture. «Les surfaces de féveroles augmenteraient de 1,4 % et celles de pois protéagineux de 2,5 %.» Mais après plusieurs années de croissance, la superficie de soja (172 000 ha) régresserait de 8,1 % cette année par rapport à 2020. En s’engageant dans la campagne 2020-2021, les agriculteurs ont privilégié la culture de blé (4,9 Mha emblavés, +14,8 % sur un an) aux dépens des cultures de printemps. Mais une grande partie des baisses des surfaces constatées compense les progressions spectaculaires observées la saison passée. De très nombreuses parcelles avaient alors été réensemencées au début du printemps 2020 car les conditions de cultures des céréales d’hiver avaient été mauvaises à la fin de l’année précédente.

Mauvais rendements

L’évolution de la superficie de la culture d’orge de printemps est emblématique. Seuls 593 000 ha ont été semés, soit une superficie en baisse de 27 %. Mais la surface cultivée reste supérieure de 4,6 % à la moyenne quinquennale. De même, la sole de maïs d’1,5 million d’hectares (Mha) serait inférieure de 10,1 % sur un an mais elle demeurerait supérieure de 1,2 % par rapport à la moyenne quinquennale. La surface de maïs fourrager (1,31 million d’hectares -Mha) régresserait aussi de 7,2 % sur un an. Les cultures de Tournesol ne profitent plus du recul des céréales d’hiver. Leur surface (666 000 ha) diminuerait de 14,4 % sur un an. En raison de la moindre demande de l’industrie de transformation, les planteurs de pommes de terre ne cultiveraient plus que 152 000 ha ; (- 4,2 % sur un an) mais la surface implantée serait encore supérieure de 4,7 % par rapport à la moyenne 2016-2020. Conséquences de la crise sucrière, des mauvais rendements, de la sécheresse et du retrait des néonicotinoïdes, seuls 396 milliers d’hectares de betteraves ont été plantés (- 5.9 % sur un an et - 11,8 % par rapport à la moyenne quinquennale 2016-2020. 

 

Blé hybride : Syngenta vise une commercialisation «à l’horizon 2022»

Syngenta, leader en semences et protection des cultures, prévoit de commercialiser ses premiers blés hybrides «à l’horizon 2022», a-t-il annoncé le 20 mai. «Nous avons quatre variétés (de blé hybride) candidates à l’inscription au CTPS France» (catalogue officiel), a indiqué la directrice Semences Anne Azam. Et de préciser que les deux premières, particulièrement adaptées au contexte pédoclimatique du Nord de l’Hexagone, le sont «dès l’automne 2021». À propos de ce lancement, Syngenta parle d’un «flux d’innovations» qui s’inscrit dans une logique de «progrès constant» par rapport aux besoins des agriculteurs et de la filière. Plusieurs caractéristiques variétales sont visées : rendement (performance, stabilité), tolérance aux maladies, vigueur (biomasse des feuilles et paille), qualité des grains. L’idée est d’aller graduellement vers plus de rendement, mais aussi moins d’utilisation d’azote, d’herbicides, de fongicides, «et pourquoi pas d’aller chercher des primes environnementales», selon elle. Les premiers blés hybrides présentent en effet un meilleur développement racinaire, permettant de limiter les besoins en intrants.
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