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Les variétés phares de céréales testées chez Calipso

La coopérative Calipso conviait ses adhérents à une visite de sa plateforme d’essais à Domvast, ce 17 juin. Zoom sur les variétés de blé et d’escourgeon.

En blé comme en escourgeon, l’offre est étoffée. Mais les variétés les plus cultivées ne sont pas encore détrônées. 
En blé comme en escourgeon, l’offre est étoffée. Mais les variétés les plus cultivées ne sont pas encore détrônées.
© Alix Penichou

Une révolution en blé tendre d’hiver ? «Quelques nouvelles variétés sont intéressantes, mais il sera difficile de détrôner un Chevignon ou un Extase, parmi les blés les plus cultivés de notre secteur», avouent Arnaud Dufetelle et Stéphane Landry, conseillers culture de la coopérative, lors d’une visite de la plateforme d’essais à Domvast, ce 17 juin. 

Chevignon, inscrit en 2017, est sans conteste la star de toutes les exploitations. «Il a tout pour lui : classé BPS (Blé planifiable supérieur), super productivité, adapté à toutes les situations même blé après maïs, bon comportement face aux rouilles, à l’oïdium et à la septoriose, peu sensible à la verse…», résume Arnaud Dufetelle. Ce blé, dont les semis sont à privilégier mi-octobre, offre un PS correct, légèrement plus faible en protéine dû à sa productivité. «Attention toutefois à ne pas dépasser 30 % de la sole de blé au maximum avec cette variété. Il faut partager le risque, car on n’est jamais à l’abri d’une mauvaise année !»  

Parmi la poignée de variétés phares, les conseillers de Calispo citent KWS Extase, demi-précoce,  aussi classée BPS, qui a confirmé son excellent potentiel lors de la récolte 2019 et 2020. «Sa qualité est plébiscitée par les meuniers français. Elle allie haute productivité et tolérance aux maladies du feuillage et à la verse», ajoute Stéphane Landry. Sanremo, demi tardif, est très adapté aux semis précoces, peu sensible au froid, à la verse, et a un très bon comportement aux maladies. Complice, blé barbu datant de 2016, classé BPS, est une variété semis intermédiaire avec une récolte précoce. «Il présente un gros PMG (poids de mille grains), un bon PS (pois spécifique), et il passe en sablé et en blé sur blé. Mais attention à la verse, à la rouille jaune en forte pression, ainsi qu’à la septoriose et à la fusariose.» Filon, blé BPS de 2017, présente un très gros potentiel de rendement alors que c’est une variété précoce. Son rendement est basé sur sa fertilité d’épis et sur son PMG. Cette variété possède un bon PS, un taux de protéines correct et un très bon comportement face aux maladies. «Il est à semer à partir de novembre, donc bien adapté pour les derniers semis.»

 

Des variétés récentes à surveiller

Les conseillers ont aussi souligné les qualités de certaines autres variétés récentes. RGT Perkussio, demi-précoce à demi tardive inscrite en 2020, exprime une forte capacité de tallage et un bon comportement verse. «Son potentiel est élevé, et il devrait remplacer Rubisko. Attention toutefois à sa sensibilité au chlortoluron.» Campesino, inscrite en 2019, est adaptée aux dates de semis intermédiaires. «Elle a un gros potentiel, similaire à Chevignon, et est fourragère. Mais elle est sensible au chlortoluron.» Garfield, inscrite en 2020, demi-tardive à épiaison adaptée aux premières dates de semis, dispose d’une très bonne tolérance à la septoriose et aux rouilles, ainsi qu’une bonne tenue de tige. «Mais attention au désherbage lors des semis précoces.» 

LG Absalon est plus ancienne car inscrite en 2016, mais s’avère intéressante car «elle passe bien en petites terres et on peut presque se passer de fongicides». La variété présente notamment la meilleure note en septoriose du marché, et un très bon profil pour une conduite raisonnée en intrants. Enfin, les hybrides (Hyking, Hydrock, Hymalaya, mais surtout Hyligo) on leur intérêt. «Ils présentent un surcoût au semis, mais ils les sèment moins dense et leur résultat supérieur à la moisson doit permettre de faire la différence.» Ils trouvent surtout leur place en petite terre, en blé sur blé, et supportent bien mieux une moisson tardive qu’un blé de lignée. 

 

Une belle offre en escourgeons 

Du côté des escourgeons, les variétés les plus cultivées, préférées des malteurs et brasseurs de France, restent Etincel, KWS Faro, Pixel et Visuel. Toutes sont dans la moyenne pour la verse, sauf Etincel qui est assez sensible. «Faro est la variété la plus précoce. Elle convient à tous types de sol, a une top productivité et est assez résistante aux maladies», précise Stéphane Landry. Il est aujourd’hui possible de diversifier davantage la sole. «Il y a quatre ans, seules trois ou quatre variétés d’orge d’hiver étaient reconnues. Aujourd’hui, nous disposons d’une belle offre», relèvent les conseillers. 

Par exemple, Amistar «a un coût au semis, mais c’est une sécurité. Elle est tolérante à la JNO, possède un très bon PS et est bien adaptée aux situations précoces». Memento, elle, est la deux rangs la plus multipliée. «Elle s’adapte bien aux terres difficiles, mais il faut majorer la densité de semis à 320 grains/m2.» Atout pour les éleveurs : elle fournit beaucoup de paille. LG Zebra, elle, «devrait se développer». Cette variété très précoce a les avantages d’avoir un bon PS, d’être peu sensible à la verse, et d’être tolérante à la JNO. Les hybrides sont intéressants niveau résistance aux maladies. Tektoo se démarque notamment par ses rendements exceptionnels, sa régularité irréprochable et son très bon profil sanitaire notamment face à l’ensemble des maladies du feuillage. «Mais le surcoût aux semis reste difficilement compensé.»

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