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Agro-industrie
L’heure des vérités pour FertigHy

Une nouvelle réunion publique pour partager avec le territoire les avancées du projet de construction d’une usine de fabrication d’engrais bas-carbone à Languevoisin est organisée le lundi 29 septembre à Nesle. 

Les porteurs du projet FertigHy promettent une attention particulière portée à l’intégration paysagère du projet, avec notamment une hauteur de bâtiments réduite et une étude paysagère pour la réalisation d’aménagements spécifiques afin de favoriser l’intégration de l’usine.
© FertigHy

Le projet d’usine de production d’engrais bas-carbone FertigHy, prévu à Languevoisin-Quiquery (Somme), entre dans une nouvelle phase de concertation. Après une première séquence d’échanges en 2024 et début 2025, l’entreprise et RTE invitent les habitants et acteurs locaux à une réunion publique le lundi 29 septembre à 18 heures, à la Nouvelle Scène de Nesle.

Répondreaux interrogations
Lors de la première concertation, de nombreuses questions avaient été soulevées, notamment sur la consommation d'eau, l’intégration paysagère et les retombées fiscales. FertigHy assure aujourd’hui avoir revu sa copie : la consommation en eau a été réduite de 40 % par rapport aux prévisions initiales, sans impact sur les zones humides voisines, et des visuels 3D actualisés permettront de mieux appréhender l’intégration du site.
Côté finances, une évaluation chiffrée des retombées fiscales a été transmise par l’administration, et les premiers chiffres évoquent plusieurs millions d’euros de recettes annuelles pour les collectivités à partir de 2033.

Un projet stratégique pour l’agriculture
FertigHy prévoit de produire à terme 500 000 tonnes d’ammonitrate CAN 27 par an. L’usine, alimentée par une électricité renouvelable et bas-carbone, permettrait une réduction des émissions de CO2 allant jusqu’à 90 % par rapport aux procédés traditionnels. «La France importe aujourd’hui plus des deux tiers de ses engrais. L’idée est de sécuriser une production locale, moins dépendante du gaz étranger et notamment de la Russie», rappellent Axel de Bienassis, directeur du développement, et Thomas Habas, chef de projet.
Le choix du CAN 27 se veut rassurant : il s’agit d’un engrais stable et couramment utilisé, contrairement au nitrate 33,5, interdit dans plusieurs pays européens.

Des opportunités pour le territoire
Implantée sur la future plateforme agri-logistique de Languevoisin-Quiquery, à proximité du canal du Nord et du futur canal Seine-Nord Europe, l’usine bénéficierait d’une localisation stratégique. 
Les porteurs du projet insistent sur les emplois créés, les synergies avec les entreprises agroalimentaires locales et la contribution à un territoire «à la pointe de l’innovation».

Maintenir le dialogue
La réunion du 29 septembre sera l’occasion de revenir sur ces éléments, mais aussi de présenter le tracé défini pour le raccordement électrique de l’usine et de répondre aux nouvelles questions du public. «Nous avons pris note des remarques exprimées en janvier dernier, et nous poursuivons ce dialogue pour ajuster notre projet», soulignent les responsables. En attendant, le site internet de la concertation reste accessible, régulièrement enrichi de fiches thématiques et d’actualités.

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