Aller au contenu principal

Exposition
L’Histoire naturelle déploie ses pop’up dans la région

Puisque tout le monde n’a pas les moyens de se rendre au Museum national d’Histoire naturelle à Paris, c’est lui qui vient au public. Mardi 15 octobre était inaugurée la nouvelle exposition les Pop’up de l’Histoire naturelle à Flixecourt, avant une tournée régionale.

Observez bien attentivement cet oiseau : un long bec fin, un croupion jaune, un dos vert, une calotte rouge vif… Il s’agit du pic-vert (Picus viridis). Voilà la première approche de l’Histoire naturelle, science de l’observation. Ce pic-vert est à retrouver sous des aspects bien divers à travers l’exposition itinérante les Pop’up de l’Histoire naturelle. Celle-ci était inaugurée à Flixecourt mardi 15 octobre, et y restera jusqu’au 16 novembre avant une tournée régionale.

«Notre vocation première est d’aller vers le public. Nous accueillons dans nos sites parisiens et en région. Avec cette exposition, nous allons directement à la rencontre de la population, puisque les modules sont pliables et déplaçables. C’est un condensé de tout le Museum que l’on peut y voir», explique Émeline Parent, directrice des musées, jardins et zoos du Muséum national d'Histoire naturelle. Cette exposition se veut interactive, puisqu’elle s’aborde comme la lecture d’un livre pop’up. «On peut toucher, soulever, scruter… Notre souhait est de sensibiliser petits et grands à l’importance de l’histoire naturelle pour notre société, et plus généralement de questionner notre place d’être humain au sein du monde naturel.»

Notre rapport au vivant

Les pop’up ont été imaginés en cinq modules qui permettent d’appréhender notre rapport au vivant. «On a ouvert le coffre-fort du Museum. L’enjeu était de vulgariser la science pour la rendre accessible à tous, et d'éveiller la curiosité», présente Bertrand Prevost, médiateur scientifique d’Ombelliscience, agence régionale de culture scientifique, qui a œuvré à la conception de l'exposition et qui la déploie en région.

Le module introductif permet de comprendre ce qu’est l’Histoire naturelle. Un cabinet de curiosités illustre la grande diversité d’objets conservés par un muséum et le rôle déterminant que jouent les collections naturalistes pour la recherche et dans notre société. Un arbre du vivant associé à un jeu permettent de visualiser nos liens de parenté avec les autres espèces vivantes et de déconstruire certaines idées reçues sur l’évolution. Un module d’exploration, composé d’un grand diorama et de petites manipulations, présente la notion d’écosystème et d’interrelations dans le monde du vivant. Le dernier module, chronologique, permet de se balader à travers les âges de la Terre pour comprendre les échelles de temps. On y perçoit l’évolution des milieux et des espèces au cours des grandes périodes géologiques.

Les pop’up sont exposés à la médiathèque de Flixecourt, jusqu’au 18 novembre 2024, puis à la médiathèque de Flesselles du 19 novembre au 17 décembre 2024. Elle prendra ensuite la direction du Nord (Cambrais), de l’Oise (Mouy et Beauvais), et du Pas-de-Calais (Hénin-Beaumont).

 

Devenez observateur de la biodiversité avec Vigie-nature

Chacun peut contribuer à la recherche.

L’exposition des Pop’up de l’Histoire naturelle pourrait bien éveiller des vocations. Elle invite à la mise en pratique, à travers le programme de sciences participatives Vigie-nature. «C’est ouvert à tous les curieux de nature, du débutant au plus expérimenté. En s'appuyant sur des protocoles simples et rigoureux, il propose à chacun de contribuer à la recherche en découvrant la biodiversité qui nous entoure», est-il indiqué sur le site internet.

Vigie-nature propose au grand public de participer à plusieurs observatoires. Celui des oiseaux du jardin, par exemple, vise à étudier les effets du climat, de l’urbanisation et de l’agriculture sur la biodiversité. «En participant, les observateurs aident directement les scientifiques à comprendre quand et pourquoi les oiseaux visitent les jardins. Vous allez de votre côté apprendre à reconnaître les oiseaux autour de chez vous.» Il suffit de transmettre régulièrement ses observations d’oiseaux, tous les jours, une fois par mois, ou même ponctuellement. L'Observatoire fonctionne tout au long de l'année, avec deux moments forts : le dernier week-end de janvier (pour les oiseaux hivernants) et le dernier week-end de mai (pour les nicheurs). Il est aussi possible de participer à l’opération escargots, à l’observation des bourdons, ou encore à l’opération papillons.

Tout savoir sur www.vigienature.fr

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Le sol doit être ressuyé pour la préparation du lit de semences et suffisamment réchauffé pour optimiser la levée des plantes.
Lin fibre de printemps : bien préparer son semis

Le semis est une étape essentielle pour la réussite de la culture. Il conviendra d’assurer une bonne structure en travaillant…

Pour Julie Macron, membre des Jeunes agriculteurs de la Somme, cet après-midi  a permis de «familiariser les enfants avec notre quotidien d’agriculteurs».
Quand la visite à la ferme rime avec découverte et transmission

Le 10 mars, les élèves de CE1-CE2 de l’école de Bernaville ont enfilé leurs bottes pour une immersion à la ferme de Julie…

Violence dans les champs
« Violence dans les champs » : à quoi s’attendre avec ce documentaire engagé sur l’agriculture française

Diffusé ce dimanche 3 mai sur France 5 (21h05), Violence dans les champs revient sur les transformations de l’…

Isabelle Dumont vend toutes ses fraises en direct, à la ferme et aux marchés.  Un contact avec les clients qu’elle adore.
Les fraises du Santerre rougissent à Crémery depuis près de cinquante ans

En cette fin de semaine, c’est la première cueillette de la saison aux Fraises du Santerre, à Crémery. Pierre Dumont y a fait…

Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme : en 2026 plus encore qu'en 2025, il ne faut planter que ce qu'on est  sûr de vendre.
Denis Bully : «Gérer la crise de la pomme de terre et ne pas l’amplifier»

Face à une crise inédite des excédents de pommes de terre, la filière s’organise pour écouler des volumes considérables en un…

Champagne : 40 % des bourgeons gelés

En zone champagne, 40 % des bourgeons auraient été détruits par le gel, selon l'interprofession. 

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde