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Lin : gérer le stock de paille entre le teilleur et le liniculteur

L’Agpl cherche le meilleur outil à utiliser pour maintenir des prix élevés à ses liniculteurs sans casser la demande. On en a discuté à l'assemblée de la section lin textile.

© AAP

Une trentaine de participants s’est retrouvée à Agenvillers le 17 février pour l’assemblée générale du syndicat des producteurs de lin textile présidée par Vincent Boche en présence de Bertrand Gomart et d'Alice Trotel, respectivement président et directeur de l’Agpl. Côté teilleurs, Antoine Berthe, président, et Vincent Delaporte, directeur, représentaient la Calira, Pascal Bollengier, la société Van Robaeys et Frédéric Decock, la société du même nom.
Dans un premier temps, Vincent Boche a souhaité revenir sur les conditions météorologiques de la récolte 2014 et leur impact sur la qualité de la récolte. Il a fallu gérer de petites fenêtres pour les arrachages et surtout le rouissage jusqu’au 25 août. Avec 41 mm de pluie ce jour-là sur les 155 mm du mois d’août, cette date a marqué un pivot dans toutes les zones de production.
Les lins les plus lourds au rouissage plus difficile ont nettement perdu en qualité après cette date. Cette perte est estimée à une tonne de paille en moyenne par hectare accompagnée d’une dégradation des critères de classement des fibres. «Un gros pourcentage de filasse a perdu sa force et pourtant, on ne s’en sort pas si mal que çà», s’accordent à dire les teilleurs. «Les machines aèrent la linière mais abîment aussi le lin», a constaté Frédéric Decock. «D’où l’importance d’être bien équipé en matériel pour des années comme celle-là», relève Bertrand Gomart. Heureusement, tout se vend mais la gamme de prix est très large.

Les stocks fondent
Une analyse illustrée par Alice Trotel qui a bien montré qu’au cours de cette campagne, la production est inférieure à la demande, les stocks fondent à un niveau quasiment nul et les prix des fibres progressent très sensiblement, bénéficiant en outre de la parité euro/dollar. La demande est tellement forte cette année alors que les industriels peinent à obtenir des cadences de teillage élevées, il s’en suit une tension sur le marché et donc sur les prix.
«Nous avons une réflexion à mener sur le stockage de la paille», a lancé Bertrand Gomart. Cette démarche ne concerne pas le stockage «outil» nécessaire à l’approvisionnement des teillages.
En revanche, il en va autrement du stockage stratégique. «Il ne faut pas stocker le lin teillé car il pèse sur les prix mais il faut gérer le stock de paille en commun entre le teilleur et le liniculteur», a insisté Bertrand Gomart. Cette réflexion se fera dans le cadre du Cipalin, interprofession du lin, là où l’Agpl remplit son rôle d’apporteur d’idées au service des liniculteurs. La récolte 2015 sera forcément plus volumineuse par l’augmentation des surfaces. Il faudra donc veiller à maintenir une tension sur le marché sans casser la bonne tendance des cours des deux dernières campagnes.

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