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Linéa reçoit le label Maître semencier lin

Linéa, basée à Grandvilliers, a reçu le label «Maître semencier lin» 2021. Ce dernier prouve l’engagement dans une démarche d’amélioration continue pour fournir aux agriculteurs des semences certifiées de lin high tech. 

«Sur le plan international, 80 % de la fibre de lin textile sont produits sur les territoires situés entre Caen (Calvados) et Amsterdam (Pays-Bas). 80 % de cette production mondiale sont récoltés en France», détaille Charles-Henri Biard.
«Sur le plan international, 80 % de la fibre de lin textile sont produits sur les territoires situés entre Caen (Calvados) et Amsterdam (Pays-Bas). 80 % de cette production mondiale sont récoltés en France», détaille Charles-Henri Biard.
© D. R.

Qu’est ce que Linéa ? Il s’agit d’un GIE (groupement d’intérêt économique) qui appartient à quatre coopératives de teillage (extraction de fibres de lin) : Agylin (76), Calira (80), Coop du Neubourg (27) et Lin 2000. Composé de huit personnes (trois sélectionneurs, trois techniciens de laboratoire et deux chercheurs), le travail de Linéa est de créer des variétés de lin et les pro-poser aux différentes coopératives en fonction de leur demande. Par-mi les créations de Linéa, le produit phare en lin textile est Idéo. «Il y a deux grandes familles de lin. Le lin textile, pour lequel les meilleures variétés doivent avoir une longue tige pour donner le maximum de fibres, et le lin oléagineux, avec des tiges beau-coup moins longues, qui donnent beaucoup de graines», explique Charles-Henri Biard, responsable multiplication et développement commercial chez Linéa. 

 

Une attention parti-culière sur l’état sani-taire des semences

Pour obtenir la distinction «Maître semencier lin», les établissements de semences doivent répondre à de nombreux critères impliquant les agriculteurs-multiplicateurs, mais aussi, et surtout, tout le process de triage et d’enrobage de la semence. «il faut quinze ans pour sortir une variété qui devra être mieux que les autres. Mais avant d’être commercialisée, la nouvelle variété est proposée à l’inscription. Elle est alors entre les mains du ministère de l’Agriculture qui l’évalue. Autant dire que les obtenteurs doivent avoir le nez fin et anticiper sur la demande à venir», rappelle-t-il.

Dès lors, Linéa doit respecter à la fois la traçabilité, les modes de récolte et les techniques employées pour trier et traiter les semences. À toutes les étapes, elle s’engage également à réaliser des contrôles de qualité pour mettre en marché des semences de haute technologie, c’est-à-dire à haut niveau de germination, quasi absentes de maladies, avec des traitements adaptés et un apport de zinc en limitant les émissions de poussières. «Nous avons rempli le questionnaire en janvier 2021 pour obtenir ce label. Audité par Semae (l’interprofession des semences et plants), un expert est venu vérifier notre SARL concernant nos améliorations», souligne Charles-Henri Biard. 

Et la semence est devenue un en-jeu considérable, voire primordial, pour l’agriculture de demain. Une graine donnant une plante, l’état sanitaire des semences est essentiel. L’utilisation de produits de phytoprotection est possible, mais en veillant, dans tout le process, du semis chez l’agriculteur multiplicateur à la mise en sac, à appor-ter de nombreuses précautions afin d’obtenir des semences à très haut potentiel. «Nous sommes particulièrement attentifs à tous ces aspects. Nous nous efforçons de toujours travailler dans les meilleures conditions ainsi que de trouver les solutions les plus adéquates. Les analyses le prouvent, les semences certifiées de lin high tech sont quasiment indemnes de maladie», affirme-t-il. Toujours selon lui, le lin est une culture d’avenir. «Il n’utilise aucune ressource fossile comme le nylon. Il n’a nullement besoin d’une grosse quantité d’eau pour se développer comme le coton», s’amuse-t-il.

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