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L’interprofession porcine fête ses dix ans

Identification d’origine, compétitivité de la filière, relations avec la grande distribution ont été abordés à l’assemblée d’Inaporc.

Faute de moyens financiers, certains éleveurs ne pourront procéder à la mise aux normes.
Faute de moyens financiers, certains éleveurs ne pourront procéder à la mise aux normes.
© Claudine Gérard

Pour son édition 2012 qui a eu lieu le 3 juillet à Paris, l’assemblée générale de l’interprofession porcine, Inaporc, a soufflé les dix bougies de son existence, sous la présidence de Guillaume Roué. L’occasion de mesurer le chemin parcouru et de dresser les perspectives pour les années qui viennent. L’essentiel des débats a porté sur les sujets d’actualité. D’abord l’identification d’origine des viandes fraîches et produits de charcuterie qui a fait l’objet d’un accord interprofessionnel au sein de la filière en décembre 2010. Selon l’observatoire d’Inaporc, la mention d’origine est très inégale selon les produits.

Qu’il s’agisse de marques de distributeur, de marque d’entreprise ou de premier prix, la mention apparaît sur les emballages dans 89 % des cas sur la viande fraîche, 67 % sur le jambon cuit, 60 % sur les saucisses fraîches. Mais sa présence n’est effective qu’à 44 % sur les pâtes, mousses et rillettes et seulement 27 % sur les jambons secs ainsi que les saucisses et saucissons secs. Un satisfecit certes, reconnaît l’interprofession, tout en reconnaissant qu’il existe encore des marges de progrès. Pas satisfaisant en tout cas pour les producteurs. «On observe un relâchement» déplore Paul Auffray, le secrétaire général de la Fédération nationale porcine. Les producteurs qui ont mené déjà des actions en ce sens dans un certain nombre de magasins vont les poursuivre, a-t-il indiqué. Les handicaps de compétitivité de la filière porcine ont bien entendu été évoqués. Au premier rang le coût de la main d’oeuvre, notamment dans les abattoirs surtout vis-à-vis de l’Allemagne qui n’hésite pas à recourir massivement à des travailleurs étrangers sous payés pour les faire fonctionner. «Nous avons identifié le problème» a reconnu Jean-Guillaume Bretonoux, le conseiller élevage de Stéphane Le Foll, mais sans apporter de réponses précises à ce stade.

Mise aux normes Sans apporter non plus d’éclaircissements aux autres aspects qui plombent aussi la compétitivité de la filière française. Comme le vieillissement des bâtiments d’élevage qui appelle une vigoureuse politique de restructuration selon les professionnels. Si rien n’est fait, c’est le déclin de la production qui est engagé et qui va s’accélérer par l’impossibilité pour certains éleveurs de procéder, faute de moyens financiers, à la mise aux normes bien être pour les truies restantes qui doit être effective au 1er janvier prochain. «20 % des éleveurs ne seront pas aux normes» pronostique d’ailleurs Michel Bloch. «On n’échappera pas à cette échéance» a rétorqué pour sa part le représentant du ministre, tous se montrant ouvert à la recherche de solutions transitoires pour les éleveurs qui ne seront pas prêts.

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