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Ludovic Cauchois : «expliquer comment on travaille»

Eleveur de vaches allaitantes, Ludovic Cauchois ouvrira les portes de son exploitation au public, les 19 et 20 mai, dans le cadre de l’opération «Made in viande».

Ludovic Cauchois : «L’élevage, c’est une passion. On ne fait pas ce métier par hasard.»
Ludovic Cauchois : «L’élevage, c’est une passion. On ne fait pas ce métier par hasard.»
© D R


Dès la première édition, en 2015, il faisait partie des volontaires. «Normal, répond-il. Je suis président de l’interprofession bovine, qui regroupe du producteur au consommateur. Etant dans les rouages, je me dois d’y participer. Entre le peu de liens aujourd’hui entre les agriculteurs et la société, et tout ce que l’on nous met sur le dos par rapport à nos pratiques, il est important de répondre intelligemment à toutes les attaques que l’on peut subir, en montrant que l’on n’a rien à cacher. Par ailleurs, cette opération nous permet d’expliquer au public comment on travaille.»
C’est le principe de cette opération «Made in viande», organisée par l’interprofession de la filière : inviter le consommateur chez les éleveurs, les bouchers, et même les abattoirs, pour jouer la carte de la transparence et rassurer, après le scandale des mauvais traitements révélés par l’association L 214 ces derniers mois.
La filière se mobilise pour convaincre : au niveau national, 850 entreprises participeront à cette opération jusqu’au 21 mai. Ludovic Cauchois en est donc.

L’élevage : sa passion
Installé depuis 1991 à Le Tronchoy, dans la Somme, il a repris l’élevage allaitant de Blondes d’Aquitaine mis en place par ses parents. Il travaille avec une centaine de mères à veaux et vend les broutards à un éleveur voisin qui en fait des taurillons. Si la filière a connu des temps meilleurs, les prix n’étant pas au rendez-vous pour le gras en vache notamment, hors de question de baisser les prix, comme hors de question de laisser raconter n’importe quoi sur la manière qu’ont les éleveurs de conduire leur élevage.
«L’élevage, c’est une passion, déclare-t-il. On ne fait pas ce métier par hasard. Outre la conduite de l’élevage, on travaille aussi beaucoup sur le logement, le bien-être des animaux et l’environnement. C’est tout cela dont je parlerai en ouvrant les portes de mon exploitation les 19 et 20 mai. Il est important de renouer les liens entre l’agriculture et la société», indique Ludovic Cauchois. Pour ce faire, il a prévu, au cours des portes ouvertes, d’accueillir le public dans le bâtiment d’élevage afin d’expliquer ce qu’il fait sur l’exploitation, quelle alimentation est donnée aux vaches allaitantes, la conception du logement, etc. «L’idée est d’expliquer simplement mon métier. Une fois les explications données, je proposerai une séquence de questions réponses», dit-il.
Les éditions précédentes, de nombreuses questions avaient été posées sur l’alimentation, le traitement vétérinaire, le paillage des animaux, la gestion des pâturages, etc. Gageons que le bien-être des animaux sera au cœur des questions. «Ça fait mal de s’impliquer avec passion dans son métier, d’insister sur le bien-être animal et de voir ses efforts mis à néant par des discours infondés. Il ne faut pas mettre tous les éleveurs dans le même sac. D’où l’importance de ce travail de communication au cours de l’opération «Made in viande».

Le 19 mai, de 10h à 12h, et de 14h à 18h. Le 20 mai, de 10h à 12h.
3, rue Boulainvillers, à Le Tronchoy.
Tél. : 06 20 21 12 19

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