Aller au contenu principal

Maïs fourrage : repérer la floraison pour prévoir la récolte

Il faut surveiller la floraison femelle, qui correspond à l’apparition des soies, à la pointe du futur épi, au cœur de la végétation.
Il faut surveiller la floraison femelle, qui correspond à l’apparition des soies, à la pointe du futur épi, au cœur de la végétation.
© Arvalis - Institut du végétal

 

 

Le stade du maïs à la récolte est déterminant pour la qualité de l’ensilage. L’objectif est de récolter à un taux de matière sèche de 32 à 33 % de la plante entière. Récolter trop tôt (moins de 30 % de MS), c’est un manque à gagner en rendement et le risque de pertes de sucre au silo par écoulement de jus. Récolter trop tard (plus de 35 % de MS), c’est prendre le risque d’une mauvaise conservation et d’une moins bonne digestibilité du fourrage. Dans les deux cas, la valeur énergétique de l’ensilage n’est pas à son optimum.
La floraison dont il est question ici n’est pas la floraison mâle, caractérisée par la sortie des panicules au sommet des plantes - phénomène pourtant bien visible depuis le bord du champ, mais il s’agit de la floraison femelle qui correspond à l’apparition des soies, à la pointe du futur épi, au cœur de la végétation. Une plante est fleurie lorsqu’elle présente au moins une soie. On considère qu’une parcelle est fleurie quand 50 % des plantes présentent des soies.
A partir de la floraison, la plante met en place, puis remplit ses grains, source principale de rendement et d’énergie. A la récolte, les grains représentent 45 % du rendement et 65 % de la valeur énergétique du fourrage.
La date de floraison est un indicateur de la précocité de la parcelle. La connaître et la noter est utile à la prévision de la date d’ensilage. A partir de ce stade, il faut environ 550 à 700 degrés-jour (base 6-30°C) selon la précocité de la variété pour atteindre le stade optimal de récolte plante entière, soit quarante-cinq à soixante-dix jours selon les régions et le scénario climatique.

Vers un rattrapage des stades
Après des semis réalisés sur une période relativement étalée de mi-avril à mi-mai, le début de la campagne 2019 a été marqué par des températures inférieures aux normales. A la fin du mois de juin, avant la période de canicule, le cumul de températures valorisé par le maïs était nettement déficitaire, prédisant un retard sensible pour les floraisons. A ce jour, le retard initial est presque rattrapé et les conditions de ces prochains jours seront déterminantes.
Quelle que soit la région, il existe une diversité intra-régionale des dates de semis, d’autant plus importante que les semis ont été perturbés par la pluie. Une visite des parcelles au moment de la floraison est donc plus que jamais indispensable pour en connaître la date précise. Le rendement et la qualité du produit récolté en dépendent.
Il est nécessaire de prévoir une seconde visite du champ un mois après la floraison pour observer le remplissage du grain et estimer l’avancement de la culture. Dans tous les cas, il ne faut pas prendre de décision sur la date de récolte fourrage avant ce second rendez-vous.
Des outils d’aide à la décision permettent à l’éleveur de mieux cibler sa date de récolte. Ces outils se basent sur le cumul de températures à partir de la floraison femelle. Taméo par exemple, proposé par Arvalis et Météo France, prédit la date de récolte à la parcelle, en fonction des données saisies par l’agriculteur (commune, variétés, date de semis) et des données météo. En saisissant dans l’application la date de floraison réelle, l’agriculteur améliore la précision du calcul.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Cette rencontre de Bérangère Abba qui fait bondir les chasseurs
La secrétaire d’État chargée de la Biodiversité est la cible d’une campagne de déstabilisation d’une partie de la communauté…
Une conversion bio à grande échelle dans le Santerre
Adeptes de la protection intégrée et de la conservation des sols, les associés du GIE Les sources du Santerre ont entamé une…
Mickaël et Pauline ont à cœur de transmettre leur métier. Deux apprentis travaillent chez eux, et leur nièce (photo) et leurs trois enfants y passent leur temps libre.
Eleveurs bovins (10/10) : Un bâtiment adapté au bien-être animal… et de l’éleveur
Ils sont éleveurs bovin par choix, et leur professionnalisme leur permet de vivre de leur métier. Fin de notre série à la…
Agr’Innov emploi : le recrutement massif est lancé en Haute-Somme
Les exploitations agricoles du secteur de Péronne ont un besoin conséquent en main-d’œuvre, qu’elles n’arrivent pas à combler. C’…
L’animatrice du programme phare de M6 qualifie affectueusement  Hervé «le picarde» de «Tanguy des champs». 
L'Amour est dans le pré : trois millions de fans ont découvert Hervé «le picard»
Pour la première émission de la saison 16 de «L’amour est dans le pré» au cours de laquelle on a pu découvrir 6 des 12 candidats…
Avec l’avocat de l’Anast, Yann Joly réclame réparation du préjudice subi (1 M€) au titre d’un «trouble anormal de voisinage». 
La perte de son élevage indemnisée ?
À Le Boisle, Yann Joly a vu son troupeau de VL dépérir suite à l’implantation d’un parc éolien en 2011 et 2013. Une procédure…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde