Aller au contenu principal

Manutention : la ration mélangée avec un godet

Les godets désileurs, mélangeurs, distributeurs sont conçus pour faire une ration mélangée. Avec deux limites néanmoins : le volume et l’impossibilité d’y mettre des fourrages à brins longs non coupés.

Distribuer une ration mélangée ne nécessite pas forcément une remorque mélangeuse. Des godets désileurs mélangeurs sont capables de ramasser les aliments, les mélanger et les distribuer. Deux types de modèles et quatre constructeurs se partagent le marché : les godets horizontaux (Emily, Desvoys, Robert) et les godets à vis verticale (Robert, Fliegl). Ils sont adaptables sur tout type d’engin :
chargeur frontal, télescopique, trois   points... Plusieurs équipements de désilage sont proposés au choix :
rotor de désilage et différents modèles de mâchoires hydrauliques.
Dans les godets horizontaux, le mélange et la distribution sont assurés par une vis sans fin de conception propre à chaque constructeur et entrainée par un ou deux moteurs réducteurs. En option, il est possible sur certains modèles de distribuer des deux côtés. Les godets du constructeur belge Robert sont conçus un peu différemment : ils possèdent à la fois un mélangeur et une vis de distribution au fond. Sur les modèles une sortie, la rotation de cette dernière peut être inversée pour remonter vers le haut des aliments (farine...) tombés au fond du godet, assurant ainsi «un mélange homogène sur toute la largeur», assure Sébastien Robert.

Le godet vertical : une petite mélangeuse
Ces godets ont toutefois une limite de taille : ils ne peuvent mélanger que des aliments à brins courts
(3 à 5 cm). Impossible d’y mettre des quantités importantes de foin ou d’enrubanné qui n’auraient pas été coupés au préalable (presse avec système de coupe type rotocut). «Si on veut incorporer 1 kg de paille par vache, il n’y aura pas de souci, mais pas question de faire une ration avec 50 % d’enrubannage à brins longs avec ce type de godet», prévient Jérôme Lefebvrier de la société Emily. Certains modèles de godets sont conçus pour accepter des parts importantes d’ensilage d’herbe.
Le godet vertical proposé par le constructeur Robert, d’une capacité de 3,5 m3, est conçu comme une mélangeuse. Deux vis verticales équipées de couteaux assurent le mélange des ingrédients et la distribution, à droite ou à gauche. Il existe aussi en 2,5 m3 avec une seule vis. «On peut mélanger de la paille longue, du foin et de l’enrubannage de 20 - 30 cm de long maximum, précise Sébastien Robert. On met les produits à couper dans le fond sans faire tourner, puis on charge des produits lourds au-dessus.» De son côté, Fliegl propose un godet mélangeur vertical de 1,6 m3 en acier galvanisé avec une vis verticale équipée de couteaux qui décompactent, mais ne coupent pas. Les fourrages ne doivent pas excéder 15 cm de longueur. Les godets verticaux sont équipés des mêmes dispositifs de chargement que leurs homologues horizontaux (rotor de désilage, griffe, mâchoire).

Pas plus de cent mètres entre silos et table d’alimentation
Par rapport à une mélangeuse, le fait de pouvoir alimenter avec un seul engin est un avantage, à condition toutefois que les silos ne soient pas trop éloignés de la table d’alimentation. Sinon, la perte de temps en allées et venues serait trop importante. Les volumes utiles des godets horizontaux ne dépassent guère 4 m3, sauf chez Emily, dont la gamme (trente-neuf modèles) va jusqu’à 7,5 m3. Mais, il faut disposer de l’engin de manutention capable de le porter. «Avec un tel volume, on peut alimenter aisément 250 à 300 vaches laitières, assure Jérôme Lefebvrier. En moyenne, nos godets font deux ou trois tours. Si les silos sont à moins de cent mètres, on gagne du temps par rapport à une mélangeuse.» Un avantage également en termes d’investissement : de 11 000 à 16 000 € en prix de base pour les godets horizontaux Robert et de 14 000 à 17 000 € pour les godets verticaux. «Le modèle le plus vendu de 3,4 m3, avec rotor de désilage, fond inox et quelques autres options est entre 20 000 et 25 000 », précise Jérôme Lefebvrier (Emily).
Pierre Lépée, conseiller machinisme à la Chambre d’agriculture de la Creuse, conclut : «Je crois beaucoup aux godets mélangeurs pour les concentrés, dont la distribution est un réel problème dans les troupeaux allaitants de grande taille. Certains éleveurs achètent un bol mélangeur pour résoudre en fait un problème de concentré. Le godet à aliments secs est une option intéressante, surtout en ration sèche ou lorsque l’éleveur est déjà équipé d’une désileuse.» Plusieurs constructeurs en proposent.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Au coeur de nos terres avec Mathilde Seigner
« Au cœur de nos terres » et les tensions du monde agricole sur France 2

Entre drame familial et enjeux fonciers, la fiction « Au cœur de nos terres » met en lumière les fragilités et les…

Rencontres, dégustations et animations : le stand de la Somme attire petits  et grands au Sia.
La Somme à l’honneur au Salon international de l’agriculture 2026

Pour la 3e année consécutive, la Chambre d’agriculture de la Somme, en partenariat avec le Conseil départemental,…

À Mouflers, trois listes pour 96 habitants

À Mouflers, 96 habitants et certainement moins de 80 votants, remporter la mairie tient presque du concours de popularité… et…

Olivier Parcy : «Nous ne sommes pas récompensés financièrement des services que rend l’élevage à l’environnement. Pourtant, les prairies humides sont des puits de carbone.»
Olivier Parcy et ses charolaises portent la vallée de la Somme au sommet

En moyenne vallée de la Somme, une prairie fauchée des marais de Fontaine-sur-Somme a interpellé le jury départemental des…

Un duo père/fille de la Baie de Somme, en lice pour le titre en prairies naturelles

Benoît et Diane Maquigny, gérants de l’exploitation Beaumer, à Woignarue, en Baie de Somme, sont finalistes du Concours…

Vincent Lepers et Simon Pointel, président et salarié de la Cuma de Belloy-sur-Somme, ont la même optique de travail : «la communication avant tout».
À la Cuma de Belloy, des machines, mais surtout des Hommes

À la Cuma de Belloy-sur-Somme, c’est l’humain qui fait tourner les machines. Elle regroupe une quarantaine de fermes et fêtait…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde