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Marchés : des réouvertures annoncées, les syndicats mobilisés

«Plusieurs marchés seront ouverts demain» 25 mars, assure à Agra Presse Monique Rubin, présidente de la Fédération des marchés de France. Suite aux annonces du Premier ministre le 23 mars de fermer l’ensemble des marchés pour lutter contre le Coronavirus, syndicats de commerçants et agricoles se sont mobilisés pour permettre aux maires de déroger à l’interdiction. Le 24 mars au matin, Christiane Lambert, président de la FNSEA assurait que des marchés pourront rouvrir «si le respect des gestes barrières est total». Avec la Fédération nationale des marchés de France, un guide de bonnes pratiques est en cours de finalisation. La demande de maintien des marchés est partagée par l’ensemble des syndicats agricoles. Dans un communiqué, la Confédération paysanne dénonce une décision du gouvernement «inadaptée» et «potentiellement dangereuse». Afin de rouvrir au plus vite les marchés, le syndicat s’est mis en ordre de marché pour «identifier, décrire et diffuser les initiatives qui sont en train de se mettre en place» pour que les paysans «soient force de proposition vis-à-vis des pouvoirs locaux». «On ne peut pas nous demander de continuer à produire pour nourrir les gens et ensuite nous interdire de vendre ces productions», se désole, de son côté, la Coordination rurale.

La fermeture des marchés, «une catastrophe» pour la filière apicole

«La fin de la vente sur les marchés, pour nous c’est une catastrophe», déplore Éric Lelong, président d'interprofession apicole, Interapi. Car d’après les chiffres 2018 de France AgriMer, 33 % du miel produit en France serait commercialisé en vente directe. Une note technique de la DGAL est venue préciser le 20 mars les modalités de continuité de l’activité apicole. Si la transhumance des ruches, et les activités de production en général demeurent autorisées, l’accueil des groupes et les formations doivent être reportés. Malgré ces dispositions, Éric Lelong attend déjà «des effets durables» pour sa filière, entre la baisse attendue de la consommation dans ce contexte de crise, et les difficultés techniques. Dans le Grand Est, là où l’épidémie est la plus sévère, des apiculteurs ont déjà fait le choix de faire transhumer leurs ruches. «Certains collègues préfèrent perdre de l’argent, plutôt que d’augmenter les risques», souligne Éric Lelong. La crise du coronavirus intervient au mauvais moment pour le secteur apicole : après la récolte historiquement basse de 2019 (moins de 10 000 t contre 28 000 t en 2018), et au début printemps. «Le colza va démarrer bientôt, avec de grandes surfaces, et de très grosses miellées. De nombreuses exploitations seront en difficultés si les restrictions se durcissent».

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