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McCain propose un nouveau contrat pluriannuel aux producteurs

Interview de Eric Delacour, président du Gappi

© AAP


Le Gappi, groupement des producteurs livrant à McCain, tiendra son assemblée générale jeudi 6 février à Fresnes-les-Montauban. Son président, Éric Delacour livre, en partie, les premiers éléments qui seront révélés aux producteurs.

Le carton d’invitation à l’assemblée générale du Gappi comporte une cigogne : quel est l’heureux événement attendu ?
Il s’agit d’un nouveau contrat pluriannuel. Jean Bernou, le président Europe de McCain, a mis neuf mois pour accoucher de cette proposition ! Sous un certain angle, je la trouve peu ambitieuse. Ce sera aux producteurs d’y adhérer ou pas.

Qu’en est-il des contrats pour 2014 de manière générale ?
Des propositions faites par McCain vont être soumises aux agriculteurs. Nous avons aussi fait des propositions innovantes qu’on exprimera à l’AG. Elles pourront surprendre certains producteurs ; notamment dans la répartition du risque. Un nouveau type de contrat sera mis en simulation, le but étant d’avoir quelque chose d’équilibré. Mais tout n’est pas figé, nous avons des questions à poser à l’ensemble des agriculteurs, l’assemblée générale est un échange.

Quels seront les autres temps forts de l’AG ?
L’assemblée générale est un moment très important dans la vie du Gappi. Lors de la partie statutaire, un vote permet d’élire les représentants qui vont discuter avec les industriels. Le deuxième grand temps sera la rencontre avec l’usine McCain et Jean Bernou qui a toujours communiqué sur la politique de l’entreprise. Nous allons d’ailleurs avoir un nouvel interlocuteur, Philippe Théry, responsable des achats McCain Europe. C’est un homme qui a une place clé au sein de l’entreprise.
Certains agriculteurs voient la pomme de terre comme une production locale. Or, elle est internationale : je vais profiter de l’AG pour rappeler qu’il y a des éléments que l’on contrôle, comme l’acte de production, et d’autres que l’on contrôle moins comme l’aspect monétaire. Il faut que nous restions compétitifs. Nous avons quelque chose que d’autres n’ont pas : l’engagement collectif, le volume, l’intérêt de mettre en place des actions. Enfin, nous sommes imbriqués dans des décisions qui remontent au national ; nous sommes la déclinaison régionale du travail fait au national par l’Unpt.

Quelle est la situation actuelle du Gappi face au droit de la concurrence ?
L’expertise par rapport au droit de la concurrence a handicapé nos ressources financières car nous avons besoin des meilleurs avocats. Le mandat de négociation est une réponse aux exigences du droit à la concurrence. Mais ce n’est pas fini. Ce travail de réflexion est à mener avec l’Unpt et l’interprofession. Je souhaite que l’on mette en place du pragmatisme dans la discussion. Dans d’autres pays, les choses se font de façon plus souple. La structure du Gappi répond bien aux besoins des industriels et des agriculteurs. Il faut qu’on arrive à quelque chose qui soit réaliste. Notre modèle de fonctionnement nous va bien.

Comment le Gappi se prépare-t-il à l’avenir ?
Il faut le préparer au travers d’actions concrètes. La future PAC va amener des mesures de plus en plus vertes.
Il faudra donc de nouvelles solutions là où on avait des solutions techniques comme le phytosanitaire.
Les contrôles vont se multiplier et il faudra offrir des solutions aux producteurs en cas de contrôle positif afin de limiter autant que faire se peut les conséquences ; nous avons des propositions.
Il faut rester dans la recherche permanente de la qualité. La France est le pays avec la meilleure qualité en Europe et McCain doit continuer à montrer son attachement à rémunérer cette qualité et ne pas baisser ces primes. Il ne faut pas s’endormir sur ses lauriers et garder cette avance.
Nous devons montrer auprès de l’usine que nous sommes les meilleurs.

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