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«Menace» sur les bulletins de santé du végétal

À l’occasion des vœux à la presse le 6 janvier, le président de l’APCA (chambres d’agriculture), Sébastien Windsor, a déclaré qu’une «vraie menace, qui n’est plus voilée», planait sur l’avenir des bulletins de santé du végétal (BSV). 

Le bulletin de santé du végétal tel qu’on le connait aujourd’hui est peut-être  en train de vivre ses derniers moments.
Le bulletin de santé du végétal tel qu’on le connait aujourd’hui est peut-être en train de vivre ses derniers moments.
© V. F.

Financés principalement par les redevances pour pollution diffuse et pilotés par les chambres d’agriculture, les bulletins de santé du végétal (BSV) ont été mis en place en 2009 avec le premier Plan Ecophyto. En 2019, ce service subissait une réduction de 23 % de ses moyens, amenuisant notamment sa couverture dans des zones non-agricoles. Au printemps, un rapport du CGAAER (ministère de l’Agriculture) faisait plusieurs recommandations afin de «renforcer leur fiabilité, leur pertinence et leur utilité», dont une révision des canaux de financements. À terme, les auteurs proposaient par exemple de diversifier les sources financières, notamment «par des redevances sanitaires, des subventions des conseils régionaux et des contributions professionnelles.» 

La surveillance sanitaire, une responsabilité d’État 
Un état des lieux des besoins de l’État et des chambres d’agriculture est prévu, pour répondre aux questions suivantes, rapporte Sébastien Windsor : «De quelle référence avons-nous besoin pour accompagner les agriculteurs ? De quoi l’État a-t-il besoin pour surveiller le territoire, et veut-il continuer de le faire ?» 
Après y avoir répondu, «nous rediscuterons ensemble, nous, l’État et certains instituts», prévoit le président de l’APCA. Son secrétaire général, Christophe Hillairet, estime d’ores et déjà que : «C’est de la responsabilité régalienne de l’État d’assurer la surveillance végétale du territoire.» Sébastien Windsor prévient, quant à lui, que «si nous devions financer nous-mêmes cet effort, nous devrions le facturer aux agriculteurs». 

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