Aller au contenu principal

Moreuil, Rosières : bénévolat et entraide

Echo de l'assemblée générale cantonale de la Fdsea.

© AAP


Le recours à l’entraide entre exploitants agricoles est une pratique courante comme le bénévolat ou le coup de main occasionnel. Cependant, les mentalités ont changé et les chefs d’exploitation pourraient se retrouver en grosse difficulté s’ils ne respectent pas les quelques règles qui encadrent ces différentes pratiques. Pour en savoir plus, Olivier Damay, président de Moreuil et Jean-Michel Sailly, président de Rosières, ont sollicité une intervention de la MSA pour une information complète et précise. C’est ainsi que Catherine Herrmann, conseillère en protection sociale, est intervenue aux assemblées programmées respectivement le 14 janvier avec la participation de Simon Catteau et le 15 janvier avec celle de Marc Droy qui représentaient chacun le bureau de la Fdsea.
«L’entraide agricole est un échange de services en travaux agricoles et en mise à disposition de moyens d’exploitation qui doit se faire à titre gratuit et entre agriculteurs. Cet échange de services peut être réalisé par l’exploitant lui-même ou par un de ses salariés. Il est nécessaire qu’il y ait réciprocité entre les exploitations sans aucune compensation financière.
Il est fortement recommandé d’établir un contrat entre les parties afin d’être bien d’accord dès le départ sur les éléments de cette réciprocité et éviter tout malentendu», a expliqué Catherine Hermann.

Le bénévolat : spontané
Le bénévolat répond à d’autres considérations puisqu’il doit être spontané, non rémunéré et occasionnel. Il est exercé de manière non contrainte (pas de hiérarchie) pour le compte d'un tiers qui n'en retire aucun profit ou n'y trouve aucune utilité. Le meilleur exemple est celui du voisin qui aide un éleveur à rattraper une bête qui s’est échappé. A contrario, une aide à la traite ou à l’ensilage ou à certains travaux réguliers, même peu fréquente, n’est plus occasionnelle ni spontanée. Dans ce cas, le chef d’exploitation doit déclarer cette personne comme salariée de son exploitation.
Attention également à la notion d’entraide familiale qui est réservée aux membres de la famille de parenté directe : femme, enfants, parents, frère ou sœur. Les cousins ou parents éloignés sont exclus. Comme le bénévolat, l’entraide familiale se définit comme une aide occasionnelle et spontanée apportée en dehors de toute contrainte et sans rémunération.
Les agriculteurs retraités peuvent se retrouver soit dans le cas d’une cession dans un cadre familial à pouvoir continuer à donner un coup de main à raison d’une quinzaine d’heures par semaine au maximum. Dans le cadre d’une cession hors cadre familial, le retraité se retrouve dans le cas de l’entraide et doit avoir, pour cela, conservé une parcelle de subsistance. «Les risques encourus touchent aux accidents toujours possibles et aux contrôles», a indiqué Catherine Herrmann. «S’il est prouvé que la personne donne un coup de main régulier et non occasionnel et spontané, sa participation aux travaux peut être requalifiée avec les conséquences sociales qui en découlent», a ajouté la conseillère. Mieux vaut donc prévenir en déclarant systématiquement les personnes venant travailler sur les exploitations afin d’éviter toute situation délicate.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Au coeur de nos terres avec Mathilde Seigner
« Au cœur de nos terres » et les tensions du monde agricole sur France 2

Entre drame familial et enjeux fonciers, la fiction « Au cœur de nos terres » met en lumière les fragilités et les…

À Mouflers, trois listes pour 96 habitants

À Mouflers, 96 habitants et certainement moins de 80 votants, remporter la mairie tient presque du concours de popularité… et…

guerre Etats-Unis Iran Espagne mesures engrais carburant
Avec la guerre en Iran, le gouvernement espagnol débloque 877 millions pour l'agriculture et la pêche

Le gouvernement espagnol a annoncé le 20 mars avoir adopté un paquet de mesures d'urgence de plus de 877 millions d’euros (M…

Vincent Lepers et Simon Pointel, président et salarié de la Cuma de Belloy-sur-Somme, ont la même optique de travail : «la communication avant tout».
À la Cuma de Belloy, des machines, mais surtout des Hommes

À la Cuma de Belloy-sur-Somme, c’est l’humain qui fait tourner les machines. Elle regroupe une quarantaine de fermes et fêtait…

À Fontaine-sur-Somme, Olivier Parcy lauréat des prairies agroécologiques

Éleveur de charolaises à Fontaine-sur-Somme, Olivier Parcy est le lauréat national des pratiques agro-écologiques - prairies…

harcèlement agression sexuelle Coordination rurale
Sur fond de soupçon de harcèlement et d’agression sexuelle, le SIA tourne au vinaigre pour la CR

La Coordination rurale (CR) traverse une crise interne majeure après des révélations d'agression sexuelle. J. L., 3e vice-…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde