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MSA de Picardie : l'amélioration du service avant tout

La caisse régionale de MSA a achevé une réorganisation dictée par la nécessité de gagner en productivité.

© AAP

"J'entends vos exigences. La Mutualité Sociale Agricole de Picardie s'est engagée à tout mettre en œuvre pour améliorer le service à ses adhérents". Philippe Herbelot, directeur de la caisse depuis octobre dernier, l'a assuré lors de l'assemblée générale qui s'est tenue à Amiens le 14 juin dernier. La qualité du service a été souvent mise en défaut depuis quelques temps. Le contexte contraint dans lequel doit évoluer l'institution en est sans doute la raison fondamentale. Le régime agricole voit sa population baisser régulièrement d'année en année. En Picardie la MSA a même perdu deux fois plus d'activité que la moyenne des caisses. Compte tenu de cette évolution et face à la situation économique très difficile que l'on connaît, les pouvoirs publics ont demandé à la MSA de réduire ses moyens humains et ses charges. "Nous le comprenons, mais à condition que cela soit justifié, équitable et progressif", a commenté Philippe Herbelot.

Réorganisation en profondeur
Pour s'en sortir pas d'autre solution que de gagner en productivité, maîtriser les risques. La MSA de Picardie a donc entamé en 2012 une réorganisation qui vient de s'achever en avril dernier. Et elle a été profonde : plus de 150 salariés sur les quelque cinq cents que compte la caisse ont changé de métier avec à la clé un gros effort de formation, les activité ont été regroupées par sites, les lieux d'accueil ont été revus de même que les relations téléphoniques avec la création à Amiens d'un centre de contact téléphonique où travaillent 23 personnes.
"Aujourd'hui, nous observons une nette amélioration, notamment dans les délais de paiement des prestations famille et retraite, et dans la gestion des cotisations", a indiqué Philippe Herbelot. Il a toutefois reconnu qu'il reste encore des points délicats. Par exemple dans le traitement des feuilles de soin papier dont le volume a beaucoup augmenté. Il conseille aux assurés et aux professionnels de santé d'opter pour le télétraitement qui garantit un paiement dans les sept jours au maximum. Par exemple encore dans la relation téléphonique, pour laquelle il est envisagé d'adapter d'ici la fin de l'année le centre de contact, en particulier pour les employeurs de main-d'oeuvre.
Si l'érosion du nombre des adhérents ne peut être stoppée, le directeur estime avoir encore des marges de manoeuvre dans la gestion de la caisse. De fait les résultats d'exploitation sont bons. Sur les 35 caisses régionales que compte la MSA, la Picardie se place au treizième rang pour les coûts de gestion, gagnant deux places par rapport à l'exercice précédent.

Conforter la mission d'opérateur social
Cela étant, la caisse continue à affirmer sa présence sur le territoire régional à travers son action sanitaire et sociale et l'action sur le terrain de ses élus. Les initiatives et prestations extra légales en faveur des familles, des jeunes, des personnes âgées, de la santé et de la sécurité au travail... sont fort nombreuses. Sans oublier les aides aux exploitants et filières en difficulté : 465 personnes prises en charge l'an dernier pour plus de 800 000 euros. Bernard Van Heule, le président de la MSA de Picardie, a insisté sur ce volet de l'activité de la caisse, qui devait être confortée par la création de MSA Services Picardie.
Cette structure a été créée l'an dernier pour apporter un soutien logistique et d'ingénierie à différentes associations que gère la MSA : Avenir Rural (aide à domicile des personnes âgées et fragilisées), Présence Verte (service de téléassistance), Marpa (Maison d'accueil rurale pour personnes âgées) et Cefia (séjours sport et loisirs pour les jeunes). MSA Services Picardie doit entrer cette année dans une phase de développement.

Perte de la responsabilité de la gestion
Le régime agricole, comme les autres, va devoir aborder la réforme décidée des allocations familiales et celle annoncée des retraites. Une autre réforme, lancée depuis longtemps et longtemps redoutée, va le toucher plus particulièrement, celle du financement des caisses qui entrera en vigueur le 1er janvier 2014.
Celles-ci vont perdre la responsabilité de leur gestion financière, leurs réserves seront transférées à la caisse centrale, et elles devront désormais fonctionner avec une dotation de gestion dont le montant sera basé sur le coût de gestion moyen de l'ensemble des caisses. De quoi laisser du regret aux responsables de l'institution. Maigre consolation, le coût de gestion de la MSA de Picardie est au-dessous de cette moyenne.

EN CHIFFRES :

En 2012, la MSA de Picardie comptait :
- 107 781 bénéficiaires de soins.
- 11 750 allocataires de prestations familiales.
- 155 043 retraités dont 24% de non salariés agricoles.

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