Aller au contenu principal

Musique au bois : quand musique classique rime avec développement durable

Du vendredi 31 août au mercredi 5 septembre, la commune de Creuse accueille le festival «Musique au bois».



Que peut-il y avoir de commun entre la musique classique et le développement durable ? Cherchez bien. Une piste : rien ne se perd, tout se transforme. Vous y êtes ? Recyclage, ça vous parle ? Le recyclage est légion en musique classique. Films comme publicité se sont servis allègrement dans le répertoire classique. Ainsi, le «Clair de lune» de Debussy a été repris au moins dans cent cinquante films, mais toujours des extraits. Alors, l’association Les enfants de Monsieur Croche, à l’origine du festival de «Musique au bois» a décidé de vous donner la suite. Recyclage, il en fut ainsi également d’un opéra de Weigl dont nombre de compositeurs ont repris la mélodie dans leurs œuvres. Avec Pépin et Beethoven, un concert locavore a été programmé, etc. Et parce qu’il s’agit aussi de célébrer la nature, sont programmées «Les quatre saisons» de Vivaldi.
«Certes, le lien entre la musique classique et le développement durable peut paraître un peu tiré par les cheveux, mais nous assumons complètement. L’objectif est de s’amuser à détourner, recycler, réinventer, réorienter... en puisant parfois dans des œuvres «ratées» pour prouver que, même en matière musicale, rien ne se perd, tout peut se transformer. Puis, ainsi que le dit Anne Quéfellec, ‘‘la beauté de la musique est une énergie renouvelable et non polluante qui garantit un développement durable de l’individu, de l’intelligence, de l’âme et de la sensibilité’’», explique Nicolas Royez, pianiste et directeur musical du festival depuis sa création il y a neuf ans.
Si ce festival de musique classique est avant tout «une usine à plaisir pour faire découvrir la musique classique à tous les publics, en sortant des salles de concert», il est aussi nourri des questions et problématiques de notre époque, parce que ces jeunes artistes se sentent impliqués dans le monde qui les entoure, dont le dérèglement climatique, source anxiogène s’il en est pour nos sociétés, et ce, sous toutes les latitudes.

Musique et proximité
De quatre jours jusqu’ici, le festival propose désormais six jours de concerts répartis entre la grange de la ferme d’Antan, la place du village, le parc du château et la chapelle. Six jours pour prolonger la rencontre entre musique classique et territoire rural, pour offrir du temps aux musiciens afin de mieux préparer les œuvres qu’ils vont interpréter (entre deux et cinq répétitions pour des pièces qui durent quarante minutes, ndlr) et, bien sûr, pour faire durer le plaisir,  selon Nicolas Royez. Autre changement : cette année, les concerts seront payants pour créer une économie du festival, obtenir des subventions et rétribuer les musiciens qui, jusqu’ici, venaient jouer gratuitement. Puis, «on donne davantage de sens et de valeur culturelle quand on paie», suggère le directeur musical.
Au menu du festival : Bach, Debussy, Rachmaninov, Beethoven, Hindemith, Weigl, Paganini, Vivaldi, Wagner, Mozart, Berio, Legiti, etc. Mais pas seulement. Parce que «pour jouer sur le principe locavore de la consommation privilégiant les produits locaux, nous avons puisé dans les ‘‘ressources de proximité’’ en conviant nombre d’artistes issus du Conservatoire à rayonnement régional d’Amiens Métropole», dit Nicolas Royez. Notamment en invitant Camille Pépin, compositrice originaire d’Amiens, dont les œuvres sont reprises par de nombreux ensembles classiques, et qui se produit dans de nombreux festivals. Dans ce même esprit local et de recyclage, Zic Zazou, qu’on ne présente plus, sera invité le 1er septembre, dans le cadre du festival et de la fête du village. Esprit festif garanti dans la ferme d’Antan avec ces musiciens qui ont l’art de détourner et recycler les objets pour en faire des instruments de musique.
Et parce que le plaisir et la fête sont bel et bien l’ADN de ce festival de qualité et généreux dans le partage, un concert dégustation est prévu le mardi 4 septembre, à la grange de la ferme d’Antan, à 20h. Chaque œuvre jouée sera accompagnée de la dégustation d’un très bon vin, choisi spécifiquement en écho à la musique ou à la personnalité du compositeur. De quoi faire monter la température, mais sans rajouter au dérèglement climatique.
Billetterie : gratuit pour les moins de seize ans. Concert : 10 . Concert dégustation : 20 . Pass dimanche : 30 . Pass festival : 60 . Réservations au 06 80 84 15 65 ou à musiqueaubois@gmail.com

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Hutte Hable d'Ault
Un drame évité de justesse dans une hutte du Hable d'Ault
Deux chasseurs occupant une installation de chasse de nuit ont échappé la nuit dernière à l’intoxication par les fumées d’un…
Groupama Grand Est
Pour une erreur de calendrier, Groupama fait le buzz malgré lui
Les réseaux sociaux sont féroces et la moindre erreur de communication se paye au prix fort. C'est ce qu'a constaté au cours des…
Jean-Louis Bouthors a sauvé son exploitation par la remise en cause du poste d’alimentation, avec l’affouragement  en vert. Un défi qu’il a su relever avec le soutien de sa famille (ici ses enfants, Louis et Laura).
Eleveurs bovins (5/10). L’autonomie fourragère pour un élevage viable
Épisode 5/10. Ils sont éleveurs bovins par choix, et leur professionnalisme leur permet de vivre de leur métier. Chaque semaine,…
Aujourd’hui, Frédéric Gaffet est à l’aise avec ses pratiques qui lui ont permis de sauver sa ferme. Sa fille, Constance, pourrait même s’y installer à l’avenir grâce  à un projet de diversification.
Eleveurs bovins (7/10): "Si je n'étais pas bio, je n'existerais plus"
Épisode 7/10. Ils sont éleveurs bovin par choix, et leur professionnalisme leur permet de vivre de leur métier. Chaque semaine,…
Selon leur qualité, les pailles 2020 sont orientées vers la transformation la plus valorisante pour elles : un teillage classique ou un teillage toutes fibres. 
Mauvaise récolte 2020, teillage en souffrance en 2021
Depuis décembre, la Calira, à Martainneville, teille le lin récolté en 2020. Sans (bonne) surprise, la récolte est très mauvaise…
Produire des pulpes de betteraves en abaissant la facture énergétique,  c’est le défi dans lequel s’est lancé le groupe coopératif Cristal Union.
Sainte-Émilie lauréate d’un prix pour la décarbonation
La sucrerie Sainte-Émilie du groupe coopératif Cristal Union figure parmi les 16 lauréats du plan de relance gouvernemental en…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde