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Noriap : à chaque filiale son projet

La coopérative agricole a tenu son assemblée générale, vendredi 15 décembre, à Mégacité, à Amiens. L'occasion pour elle d'annoncer le lancement du projet Cube.

Le lancement du projet Cube est prévu, dans un premier temps, 
début janvier 2018 dans quelques exploitations.
Le lancement du projet Cube est prévu, dans un premier temps,
début janvier 2018 dans quelques exploitations.
© © C. L.


S'il fallait donner quelques chiffres du groupe Noriap, ce serait les chiffres suivants : 467 millions d'euros de chiffre d'affaires sur l'exercice 2016-2017, 2,24 millions d'euros de résultat net consolidé, 17 filiales, 5 000 agriculteurs partenaires, 816 salariés. Alors, comme promis lors de ses assemblées de sections qui se sont déroulées au cours du mois de novembre, le groupe est revenu sur ses filiales, lors de son assemblée générale.
«Nos dix-sept filiales représentent aujourd'hui 24 % du résultat consolidé. Leurs objectifs, rappelons-le, est avant tout d'apporter de la valeur à la coopérative, mais aussi de contribuer à la vie de notre territoire. Les filiales doivent être dépendantes financièrement, gagner de l'argent de manière régulière et participer, en cas de besoin, au financement et au développement des autres filiales», explique Jean-François Gaffet, président du groupe Noriap. Organisées, aujourd'hui, autour de quatre grands pôles - les productions végétales, la distribution verte, l'élevage et la nutrition animale et le machinisme - le groupe est revenu, le temps de la matinée, sur chacune d'entre elles.

SFP une filiale qui se grandit
Côté productions végétales, déjà longuement développées dans l'édition du 1er décembre, s'il fallait soulever autre chose, ce serait le développement de la filiale Semences fourragères de Picardie, SFP. «Elle a franchi, au cours du dernier exercice comptable, la barre symbolique des 1 000 ha de productions, soit 1 230 ha pour être plus précis, et un chiffre d'affaires de plus d'un millions d'euros», détaille le président. Et, cette année, le groupe poursuit son développement en engageant des travaux sur le site de Longpré-Les-Corps-Saints. Les capacités de séchage et de stockage vont être augmentées, et Noriap passera à l'étape suivante en installant une unité de triage. L'objectif étant d'atteindre, au cours des prochaines années, une surface de multiplication entre 3 500 et 4 000 ha.

Transformation numérique de Novial
Dans le pôle élevage et nutrition animale, on retrouve les entreprises Novial et Ysea. Pour Novial, principale filiale de ce pôle, le chiffre d'affaires dégagé, au cours de l'exercice, est de 100 millions d'euros contre 104 millions d'euros en 2015-2016 et le résultat consolidé est de 120 000 EUR. Un résultat qui reste pour la coopérative agricole plutôt satisfaisant. «Celui-ci s'inscrit dans le prolongement de la restructuration des usines, dans un contexte économique en élevage difficile, mais aussi, en parallèle, marqué par le développement des activités pondeuses et bio», explique Martin Migonney, directeur du groupe Noriap.
En termes de projet, Novial a annoncé, ce jour-là, le lancement du projet Cube. L'idée de ce dernier est venue en faisant le constat suivant : les éleveurs d'aujourd'hui ont besoin de trouver des solutions, de la motivation afin de générer davantage de valeur ajoutée dans leurs élevages. Or, aujourd'hui, beaucoup de données, disponibles sur papier, comme les données de performances sanitaires, de productions, économiques, etc., sont peu exploitées, informatisées et croisées.
L'objectif, à travers ce projet, est donc d'aller chercher des progrès, de la valeur ajoutée en élevage via la mise en place de technologie numérique, de numérisation. L'idée est alors de faire converger toutes sortes de données issues de l'élevage, de les croiser, de définir en amont les objectifs que souhaite l'exploitant pour son atelier d'élevage et de permettre d'y répondre en suivant, éleveurs et techniciens au jour le jour. Le lancement de ce projet est prévu, dans un premier temps, début janvier 2018 dans quelques exploitations, puis définitivement au 1er juin 2018.

Distribution verte et machinisme
Cobalys, dans le pôle distribution verte, affiche 11 millions d'euros de chiffre d'affaires contre 10 millions lors du précédent exercice. Un chiffre d'affaires dont se satisfait pleinement la coopérative agricole, car, cette année, suite à l'interdiction de l'application de produits phytosanitaires dans les collectivités, l'entreprise a été impacter à hauteur de 600 000 EUR. La filiale Sicap, avec les magasins Gamm Vert, réalise, quant à elle, un résultat consolidé de - 92 000  EUR. De lourds investissements en logistique et en informatique sont en cours. Notons également que les magasins doivent faire face à la concurrence qui se diversifie de plus en plus. Quant au pôle machinisme et travaux agricoles, le résultat consolidé est de - 180 000 EUR. Un résultat qui s'explique en grande partie avec la création de Somat, en décembre 2016. Et, à ce propos, Noriap a annoncé l'ouverture, en mars 2018, d'un nouveau site pas loin d'Origny-Sainte-Benoite (02).
A cela viennent s'ajouter d'autres réflexions et points de développement, comme les circuits courts, comment aider ses adhérents, le développement des partenariats, l'agriculture de précision, le développement du bio, etc. Et, en parallèle, d'autres filiales, comme Somat, doivent encore se consolider. Bref, la coopérative a encore de quoi faire, les enjeux et axes de développement pour le futur ne manquent pas.

Elie Cohen, économiste libéral français : «Tout va bien»

S'il fallait utiliser une métaphore pour décrire la situation économique internationale actuelle, Elie Cohen, économiste libéral, connu pour ses nombreuses publications, ses participations à de nombreuses émissions de radio et télévision et notamment à «C dans l'air» sur France 5, utiliserait la métaphore suivante : «La situation actuelle n'est qu'un formidable alignement des planètes.»
Invité d'honneur, à la suite de l'assemblée générale du Groupe Noriap, Elie Cohen est plutôt positif sur l'économie actuelle. «Tous les feux sont au vert», dit-il. Après dix longues années, «on peut enfin dire qu'on sort d'une crise. Les facteurs géopolitiques, les taux d'intérêts, les coûts de matières premières sont les signes d'un horizon dégagé», ajoute-t-il.
Et pour mieux comprendre, l'économiste développe. «Côté économie internationale, on observe de l'activité économique. La croissance mondiale, d'abord évaluée à 3 %, est aujourd'hui revue à 8 %. Le commerce international, quant à lui, repart également avec une croissance internationale dernièrement réévaluée à plus de 5 %.» Pour la zone euro, même tendance, et cela n'est pas arrivé depuis dix ans. Toute la zone euro est en croissance, même la Grèce ou encore l'Espagne et l'Italie. Elle affiche une perspective de croissance entre 1,8 à 2,3 %. En France, là aussi, même tendance, les investissements reprennent. «Mais, attention, face à la demande croissante extérieure et intérieure, nous ne sommes pas forcément en mesure d'y répondre. Conséquence : notre déficit va s'accroître», explique Elie Cohen.

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