Politique
A Oisemont, le maire retire le drapeau européen en réaction à la signature de l’accord avec le Mercosur
À la suite de la signature de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, le maire d’Oisemont a posé un geste fort et symbolique : le retrait temporaire du drapeau européen du fronton de la mairie. Un acte assumé, en soutien au monde agricole et en opposition à une politique jugée déconnectée des réalités rurales.
À la suite de la signature de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, le maire d’Oisemont a posé un geste fort et symbolique : le retrait temporaire du drapeau européen du fronton de la mairie. Un acte assumé, en soutien au monde agricole et en opposition à une politique jugée déconnectée des réalités rurales.
Vendredi 16 janvier au soir, lors de la cérémonie des vœux à la population, le maire Amaury Caulier avait prévenu : un acte fort serait posé si la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, venait à signer l’accord avec les pays du Mercosur. Photo à l’appui sur les réseaux sociaux, dès l’annonce officielle, le drapeau européen a été retiré du fronton de la mairie d’Oisemont par le maire lui-même.
« Un soutien sans faille au monde agricole »
À travers ce geste, l’édile souhaite exprimer un message de solidarité envers les agriculteurs, aujourd’hui confrontés à une concurrence internationale accrue et à des normes toujours plus contraignantes, comme il l’écrit : « Soutien sans faille au monde agricole, contraint aujourd'hui à lutter pour sa propre survie. »
Pour lui, l’accord signé entre l’Union européenne et les pays du Mercosur représente une menace directe pour les exploitations françaises, soumises à des exigences sanitaires, environnementales et sociales bien plus strictes que celles imposées aux pays exportateurs. Le maire d’Oisemont dénonce également une politique européenne perçue comme déconnectée du terrain, en particulier des réalités rurales. Selon lui, les décisions prises à Bruxelles ignorent trop souvent les contraintes quotidiennes des agriculteurs et les fragilités économiques des campagnes françaises. Enfin, toujours selon M. Caulier, il est incohérent d’exiger toujours plus des producteurs français tout en ouvrant largement les marchés à des produits ne respectant pas les mêmes standards.
« Un véritable signal d’alerte »
« À Oisemont, nous revendiquons fièrement nos racines et le travail de celles et ceux qui font vivre la terre. Ce retrait du drapeau européen se veut être un véritable signal d’alerte. » Et le maire de conclure : « Il n’est plus acceptable d’exiger toujours davantage de nos agriculteurs tout en les abandonnant aux décisions prises à Bruxelles. »