Aller au contenu principal

Opposition de la profession concernant le projet de nouvelles zones vulnérables

La Commission régionale de l’économie agricole et du monde rural s’est réunie pour la première fois à l’échelon des Hauts-de-France. Parmi les sujets traités : le projet de nouvelles zones vulnérables dans le bassin Artois Picardie.

Le préfet de région, Michel Lalande (au centre) a présidé la première COREAMR Hauts-de-France.
Le préfet de région, Michel Lalande (au centre) a présidé la première COREAMR Hauts-de-France.
© AAP


La COREAMR (commission régionale de l’économie agricole et du monde rural) participe à la mise en œuvre des politiques publiques qui ont trait à l’économie agricole, et plus largement, du monde rural, comme son nom l’indique. Elle examine également tous les sujets en lien avec l’agriculture raisonnée, la qualité des produits agricoles et agro-alimentaires. Cette instance réglementaire est composée des représentants de la profession agricole et du monde rural, des consulaires, de l’administration, des collectivités territoriales et d’autres acteurs du monde rural tels que les associations environnementales. Son rôle est uniquement consultatif.
Réunis pour la première fois à l’échelon des Hauts-de-France le 30 septembre à Amiens sous la présidence du préfet de région, Michel Lalande, les membres de la COREAMR ont dû, entre autres, donner leur avis sur le projet d’arrêté de délimitation de nouvelles zones vulnérables dans le bassin Artois Picardie. Ce projet, s’il est acté en l’état, classera en zone vulnérable la quasi-totalité des départements du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme, à l’exception d’un certain nombre de communes de l’Avesnois et du Boulonnais, ainsi que la commune de Cayeux-sur-Mer dans la Somme. Ces quelques communes mises à part, la Somme, le Nord et le Pas-de-Calais seront logés à la même enseigne que l’Oise et l’Aisne, déjà en zone vulnérable sur tout leur territoire.

L’importance du plan d’actions
Au-delà de la seule problématique du zonage, la profession s’interroge surtout sur le plan d’actions de la directive nitrates, qui doit être revu prochainement, sur toute la région Hauts-de-France. Ce qui pourrait poser particulièrement problème, c’est l’obligation de respecter une durée minimale de stockage des effluents d’élevage, qui nécessiterait des mises aux normes des bâtiments, et donc un investissement supplémentaire pour les exploitations concernées.
L’actuel plan d’actions régional prévoit une dérogation : dans la mesure où l’exploitant peut prouver que ses capacités de stockage lui permettent de respecter le calendrier d’épandage prévu dans le plan d’actions régional, il n’est pas obligatoirement tenu de respecter une durée minimale de stockage. Dans le cadre de la révision du plan d’actions sur la directive nitrates, la Draaf et la Dreal sont prêtes à étudier de plus près cette possibilité. Mais le pas de temps réglementaire n’est pas le même sur le zonage et sur le plan d’action.
Pour les représentants de la profession, le zonage et les obligations réglementaires à appliquer sur ce zonage sont deux problématiques liées, qui doivent être traitées en même temps. En l’absence d’une proposition conjointe sur le zonage et sur les obligations qui s’y appliqueront, les représentants de la profession ont pris le parti de s’opposer à la proposition de révision du zonage. Résultat : la COREAMR s’est finalement positionnée en faveur du projet de révision de zonage, d’une très courte tête, par quatorze voix pour, treize voix contre et trois abstentions. Ce passage en COREAMR est une étape obligatoire dans l’élaboration de l’arrêté de zonage. La décision finale revient désormais au préfet de région.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Au coeur de nos terres avec Mathilde Seigner
« Au cœur de nos terres » et les tensions du monde agricole sur France 2

Entre drame familial et enjeux fonciers, la fiction « Au cœur de nos terres » met en lumière les fragilités et les…

Rencontres, dégustations et animations : le stand de la Somme attire petits  et grands au Sia.
La Somme à l’honneur au Salon international de l’agriculture 2026

Pour la 3e année consécutive, la Chambre d’agriculture de la Somme, en partenariat avec le Conseil départemental,…

À Mouflers, trois listes pour 96 habitants

À Mouflers, 96 habitants et certainement moins de 80 votants, remporter la mairie tient presque du concours de popularité… et…

Olivier Parcy : «Nous ne sommes pas récompensés financièrement des services que rend l’élevage à l’environnement. Pourtant, les prairies humides sont des puits de carbone.»
Olivier Parcy et ses charolaises portent la vallée de la Somme au sommet

En moyenne vallée de la Somme, une prairie fauchée des marais de Fontaine-sur-Somme a interpellé le jury départemental des…

Un duo père/fille de la Baie de Somme, en lice pour le titre en prairies naturelles

Benoît et Diane Maquigny, gérants de l’exploitation Beaumer, à Woignarue, en Baie de Somme, sont finalistes du Concours…

Le renouvellement des générations demeure au cœur des priorités pour le syndicat. En 2025, 102 installations ont été recensées contre 130 départs.
À l’assemblée générale des JA80, un nouveau président et des défis économiques à relever

Le contexte de tensions économiques et réglementaires était sur la table de l’assemblée générale des Jeunes agriculteurs de la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde