Prévention
À Ovillers-la-Boisselle, la vidéosurveillance s’est imposée comme rempart
Après le vol de 18 000 € d’équipements GPS sur son exploitation en mai 2024, Régis Margotin a décidé de renforcer la sécurité de sa ferme. Accompagné par la Chambre d’agriculture et la FDSEA, il a opté pour une solution de vidéosurveillance simple et dissuasive.
Après le vol de 18 000 € d’équipements GPS sur son exploitation en mai 2024, Régis Margotin a décidé de renforcer la sécurité de sa ferme. Accompagné par la Chambre d’agriculture et la FDSEA, il a opté pour une solution de vidéosurveillance simple et dissuasive.
«Quand je suis arrivé près de mes bâtiments, j’ai tout de suite vu qu’il s’était passé quelque chose… La porte à moitié ouverte, ce n’était pas normal.» Agriculteur à Ovillers-la-Boisselle, Régis Margotin garde un souvenir amer du cambriolage dont sa ferme a été victime en mai 2024. Trois équipements GPS installés sur des tracteurs lui ont été dérobés. Le montant du préjudice ? «18 000 €», se souvient l’exploitant qui a depuis investi dans un système de vidéosurveillance. C’est par le bouche-à-oreilles qu’il a écho de la solution proposée par la Chambre d’agriculture de la Somme et la FDSEA.
Caméras filaires, antennes relais et détecteurs
Avant d’installer caméras filaires, antennes et détecteurs, la démarche est à chaque fois la même :
«On prend contact avec l’agriculteur et on fait le tour des lieux à sécuriser», explique Camille Crampon, informaticien et installateur en vidéosurveillance. À l’issue du rendez-vous au cours duquel Camille s’est assuré qu’une connexion mobile est présente, il pose un diagnostic précis et préconise un pack de matériels de surveillance adapté. Ces outils, explique le technicien, «sont dissuasifs» parce que visibles, sans être à portée d’un acte malveillant.
Sans abonnement
La solution développée par Camille Crampon se veut «simple», puisqu’elle fonctionne sans abonnement. «Ici, on utilise la connexion Internet du bureau de l’exploitation, avec un pont wifi.» Deux antennes ont seulement du être installées pour connecter les bâtiments à surveiller avec le bureau. Sans obstacles, tels que des arbres, l’antenne permet de couvrir une distance d’environ 500 mètres. Dans le corps de ferme de Régis Margotin, quatre caméras — elles sont orientables — ont été installées. Autre avantage : tout est pilotable et consultable depuis une application installée sur smartphone.
Sérénité et confort
En parallèle de son investissement dans une solution de vidéosurveillance, Régis Margotin a profité du diagnostic pour faire un état des lieux des fermetures de ses bâtiments, et les renforcer. Des capteurs reliés à une centrale d’alarme ont été installés à chaque ouverture : «Dès que le champ est coupé, cela veut dire qu’il y a un passage dans l’ouverture. Une alerte est alors envoyée directement sur le smartphone de l’agriculteur ou d’un proche», explique Camille.
L’agriculteur a aussi changé ses habitudes : «Jamais plus je ne laisse mes équipements connectés sur les tracteurs. C’est une contrainte, mais c’est aussi une manière supplémentaire de protéger mon matériel.» Quant à l’installation des caméras, outre le fait de protéger le corps de ferme d’une intrusion malveillante, Régis Margotin y voit désormais un confort quotidien : «Quand un livreur doit venir, je sais quand il arrive sans avoir à l’attendre au milieu de la cour… Je peux me consacrer à autre chose en l’attendant.»