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Robot
Oz, le petit robot qui rend de grands services aux maraîchers

Depuis un peu plus de dix ans, le robot de semis et de désherbage Oz, de Naïo Technologies, séduit de plus en plus de maraîchers. C’est le cas de Maxime Dupont, installé dans le Pas-de-Calais, qui apprécie le gain de temps et la réduction de la pénibilité du travail.

Finies les plantations à la main des betteraves rouges, carottes, haricots, céleri et rhubarbe, ainsi que le désherbage manuel qui s'ensuit. Depuis deux ans, Maxime Dupont, maraîcher bio à Gennes-Ivergny (62), confie ces tâches laborieuses à Oz, un des robots agricoles développés par Naïo Technologies, basée à Toulouse. «Il m’offre un vrai gain de temps, enlève de la pénibilité au travail, et apporte de la précision grâce au guidage GPS RTK», assure l’ex-salarié agricole, installé en 2020 sur 3 ha.

L’idée d’un tel outil a d’ailleurs germé dans l’esprit d’un maraîcher. «Il voulait trouver une solution pour alléger les Hommes de la contrainte ingrate du désherbage. Les premiers robots, sortis en 2013, sont toujours en fonctionnement. On y adapte les évolutions technologiques», présente Honoré Bacquenois, responsable commercial de la zone Nord de France. Ce petit robot inter-rang est entièrement électrique, doté de quatre roues motrices.

«Il a gagné en polyvalence année après année, grâce à de nouveaux outils adaptables et interchangeables... On peut parler de robot personnalisé. Il y a presque autant d’outils que d’utilisateurs !»
Aujourd’hui, Oz est aussi utilisé en horticulture, en production de plantes aromatiques, ou en pépinières.

La dernière évolution est la création de Naïo companion, une application qui permet de gérer le robot à distance. «J’ai cette appli depuis deux mois, et je suis déjà accro, rit Maxime. Je peux suivre le travail du robot en temps réel. S’il coince, je peux le remettre en route. Je peux même régler la profondeur de travail des outils ou la vitesse.»

La prochaine évolution devrait pousser plus loin le bouchon de l’autonomie, avec la possibilité pour Oz de rejoindre seul son champ depuis sa base de recharge... et inversement.

 

Un sol préservé

Depuis les premiers semis du printemps, et jusqu’à l’automne chez Maxime, Oz travaille au moins trois fois par semaine, équipé notamment d’un outil pour biner. «Il a une autonomie de six à huit heures selon les tâches. Il est rechargé la nuit, en heures creuses.» La seule limite est la portance du sol qui doit être suffisante. «Mais il ne pèse que 200 kg, soit bien moins qu’un tracteur. Le tassement qu’il induit est minime s’il est utilisé en bonnes conditions.» Deux-cent cinquante robots de Naïo sont sur le marché, et l’entreprise espère atteindre trois-cents rapidement. Pour le modèle Oz, comptez 35 à 40 000 €.

 

Naïo en quête d'un repreneur

Placée en redressement judiciaire, Naïo Technologies, l’entreprise haut-garonnaise qui développe, conçoit et commercialise des robots agricoles, cherche un repreneur. Les dossiers de candidatures devaient être déposés avant le 28 juin 2025, auprès du réseau d’administrateurs judiciaires Ajilink. 
Naïo Technologies (cinquante-trois personnes) a réalisé un chiffre d’affaires de 2,4 M€ en 2024 et levé près de 50 M€ depuis sa création en 2011. Start-up prometteuse, elle n’a pas réussi se transformer en PME industrielle rentable. Naïo Technologies a déposé seize brevets et développé une gamme de quatre robots autonomes 100 % électriques dédiés au maraîchage, à la vigne et aux productions spécialisées. Elle en a vendu plus de 200 dans une trentaine de pays. Fondée par Gaëtan Séverac (qui a quitté la société en juillet 2024) et Aymeric Barthes, Naïo Technologies est présidée depuis fin 2023 par Philippe Perrin.

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