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Paraclet : le nouveau projet d’exploitation

Ce lundi, le conseil d’administration du lycée du Paraclet a validé les projets de doublement du cheptel de vaches allaitantes et celui de la création d’un atelier de poules pondeuses en plein air.

Aux vaches allaitantes Nantaises pourraient être associées des vaches d’autres races.
Aux vaches allaitantes Nantaises pourraient être associées des vaches d’autres races.
© F. G.



L’arrêt de l’atelier lait au lycée du Paraclet, acté en conseil d’administration en avril dernier, ne signe pas la fin de l’apprentissage de la production en élevage (lire ci-dessous). «Ayant pour volonté de conserver une compétence forte dans ce secteur, d’autant que le Bac pro CGEA en polyculture-élevage sera ouvert à la rentrée prochaine, nous avons proposé au conseil d’administration deux orientations de production : la première porte sur le doublement du cheptel de vaches allaitantes et la seconde sur la création d’un atelier de poules pondeuses en plein air, soit un circuit court et un circuit long», précise Marie-Odile Souplet, directrice de l’établissement.
Ce double projet d’établissement en production a été voté par le conseil d’administration, ce lundi, avec une interrogation : celle de la pertinence du maintien des vaches allaitantes de race Nantaise. La suite ? L’attente du vote du Plan pluriannuel d’investissement par le Conseil régional des Hauts-de-France en octobre prochain. «Si les financements sont actés, nous établirons alors un calendrier pour lancer les travaux qui s’imposent», ajoute la directrice du Paraclet. Des financements estimés autour de 200 000 Ä pour le doublement du troupeau, et entre 450 00 Ä et 700 000 Ä pour l’atelier de poules pondeuses en plein air.

Projet en vaches allaitantes
Aujourd’hui, le troupeau se com---pose de quinze mères. Or, la vian------de produite et vendue directement au magasin du Paraclet ne répond pas à l’ensemble de la demande. De plus, avec l’arrêt de l’élevage laitier, il faudra aussi compenser la perte de la viande de veau. La solution est donc dans le doublement du cheptel, soit de quinze à trente mères, et soit avec ou sans la race Nantaise. Mais en doublant le cheptel, le bâtiment va devenir trop petit. Là encore, la solution est trouvée : la construction d’un nouveau bâtiment à côté du centre équestre, ce qui est prévu dans le Plan local d’urbanisme de la commune. «Mais, rien n’est calé, prévient Marie-Odile Souplet. Nous devons présenter notre projet à la Région pour qu’elle le valide.»
Autre changement pour cet atelier. Jusqu’ici celui-ci était conduit en bio. Ce ne sera plus le cas avec le doublement du cheptel. L’atelier va basculer en conventionnel. «Comme on modifie la conduite technique du troupeau en introduisant des fourrages produits par le Paraclet et en utilisant des pâtures de l’établissement, on ne peut prétendre au bio, puisque les terres ne le sont pas. Pour le coup, on va faire du vrai circuit court dans la conduite du troupeau, puisqu’on va valoriser les cultures de l’exploitation sur l’atelier», précise Xavier Bortolin, directeur de CFPPA au Paraclet.

Projet de poules
pondeuses
Le marché de l’œuf étant en pleine restructuration, une place est incontestablement à prendre dans la production d’œufs alternatifs, d’autant que des filières locales sont présentes sur le territoire, Cocorette et Matines pour ne pas les citer. Au contexte économique de la filière, s’ajoute le souhait du lycée du Paraclet de mettre en place un atelier de production animale en circuit long et exigeant en termes de conduite d’élevage. «Puis, cette technicité-là n’est pas développée dans les autres établissements agricoles des Hauts-de-France», ajoute Marie-Odile Souplet. Dernier point de taille : l’atelier se doit d’être rentable.
Pour y répondre, différents scénarios ont été étudiés. En se basant sur un cycle de production de soixante-trois semaines, dont vingt-huit jours de vide sanitaire, des estimations économiques ont été établies pour un atelier de 9 000 poules en plein air, puis un atelier de 12 000 poules en plein air et, enfin, un atelier de 40 000 poules en plein air. Parce qu’il «faut une taille économique réaliste par rapport à ce qui se pratique aujourd’hui, la formule la plus intéressante semble être celle d’un atelier de 12 000 poules pondeuses en plein air», dit la directrice de l’établissement.
Conformément à la réglementation en vigueur, le bâtiment et le parcours sont réglés comme du papier à musique : soit neuf poules au mètre carré au niveau du bâtiment, un nid pour sept poules, un perchoir de 15 cm par poule, des trappes de 2 m d’ouverture pour 1 000 poules et un parcours extérieur de 4 m2 par poule. «On sait où on veut aller, mais il nous faut désormais obtenir le feu vert de la Région», précise-t-elle. Suite, donc, lors du vote du Plan pluriannuel d’investissement, en octobre prochain.

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