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Pâturage du colza à l’automne par des ovins : conduite, bénéfices et risques

Le colza oléagineux d’hiver peut, sous certaines conditions, être pâturé en fin d’automne par des ovins sans conséquence sur le rendement en grain. Cette pratique requiert toutefois une grande technicité, de la disponibilité et de la réactivité pour être mise en œuvre avec succès.

Si le pâturage est bien conduit, il n’y a aucune perte de rendement.
Si le pâturage est bien conduit, il n’y a aucune perte de rendement.
© Terres inovia

Pour un polyculteur-éleveur, bénéficier d’une ressource fourragère gratuite qui permet de réduire les achats d’aliment est une opération gagnante dans la mesure où il ne dégrade pas la marge de la culture de vente. Le colza est riche en énergie et en azote. Son pâturage ne nécessite pas de transition alimentaire et n’occasionne pas de risque majeur de météorisation.

 

Préserver le rendement du colza

Le rendement du colza n’est pas affecté par le pâturage si ce dernier est parfaitement conduit. Dans le cas contraire, les pertes peuvent être importantes. L’introduction d’une troupe ovine ne doit s’envisager que sur des colzas robustes bien développés, parfaitement enracinés, sans élongation, qui seront a priori capables de repartir de façon dynamique au printemps. Idéalement, les colzas pâturés atteignent la hauteur du genou. Au minimum, la biomasse aérienne du colza (poids vert) doit être de 1,2 - 1,5 kg/m².

Les ovins doivent consommer le limbe des feuilles, sans trop endommager les pétioles et surtout sans consommer l’apex, au cœur de la plante. L’intensité du pâturage est toujours hétérogène. Il est conseillé d’arpenter quotidiennement la parcelle et de bouger les animaux dès lors qu’une zone du paddock commence à être trop pâturée.

Le pâturage doit s’envisager sur le mois de novembre lorsque le colza est bien installé. La culture doit avoir le temps de cicatriser et de produire de nouvelles feuilles avant les frimas de l’hiver.

 

Attention aux conditions de pâturage 

Éviter le pâturage en conditions humides et dans les sols hydromorphes. Le piétinement des animaux sur un sol gorgé d’eau dégrade la culture, voire la détruit par zones. Ces mauvaises conditions occasionnent également un gaspillage de la ressource alimentaire car les agneaux ou les brebis ne consommeront pas les feuilles souillées de terre. En situation de très forte infestation larvaire (larves de grosse altise) à l’automne, le pâturage du colza est également déconseillé.

Article réalisé par Terres Inovia dans le cadre du projet Arpeege. Le projet, porté par la Chambre régionale d’agriculture du Grand Est, est soutenu financièrement par la Région Grand Est et l’Europe.

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