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Betteraves
Phytos non conformes : des parcelles de betteraves doivent être détruites

Ça passe pour les parcelles de betteraves traitées avec les solutions de désherbage Goltix Duo et Tornado Combi, en revanche, celles qui ont été traitées avec certains lots de la solution Marquis vont devoir être détruites.

© A.P.

En juin dernier, syndicalisme betteravier, coopératives sucrières et Institut technique de la betterave adressaient un message de vigilance aux producteurs de betteraves. Des problèmes de phytotoxicité étaient en effet redoutés suite à l’utilisation de certains lots d’herbicides du fabricant Adama France. Parmi les produits mis en cause, on retrouvait plusieurs références des produits Goltix Duo, Tornado Combi, auxquels s’est ajoutée un peu plus tard la solution Marquis.


Concernant les problèmes avec le Goltix Duo et le Tornado Combi, des discussions entre le fabricant de ces solutions (Adama), la profession betteravière et les pouvoirs publics ont finalement conclu à ce que les parcelles concernées n’auront pas à être détruites. L’itinéraire cultural pouvait donc être poursuivi. Les lots de désherbants ayant été identifiés comme défectueux et non utilisés avaient fait l’objet d’un rappel. On estime à 7500 hectares la surface globale en France ayant été traitée par ces produits non-conformes, sans conséquences sur la suite de l’itinéraire technique.

Pour le Marquis, deux délégations régionales de l’ITB ont alerté ce lundi 9 août des précisions sur le sort à appliquer aux parcelles traitées avec les lots 20107169 et 20107172 : « La DGAL demande aujourd’hui la destruction de toutes les parcelles ayant été traitées avec au moins un de ces deux lots non conformes, et ceci quelques que soient les symptômes observables dans ces parcelles », rapportent l’ITB de Champagne - Yonne et de l’Aisne dans une note technique coéditée avec les coopératives Ceresia, Vivescia, Cristal Union et Tereos.

Quelles modalités de destruction ?

Pour les planteurs ayant utilisé les lots de désherbants « Marquis » non conformes, deux possibilités de destruction s’offrent désormais à eux : la destruction par voie mécanique ou la destruction par voie chimique.

« Une destruction précoce doit être privilégiée afin d’optimiser son efficacité »

Dans la première hypothèse (mécanique), il est recommandé d’effectuer au préalable un effeuillage des betteraves (broyeur traditionnel ou effeuilleuse). Il est conseillé de détruire au maximum le collet par cette intervention. La destruction des racines peut s’effectuer par l’utilisation d’un outil animé. Il est conseillé de réaliser ensuite plusieurs passages, espacés de 8 à 10 jours, avec un outil à disques. Des interventions croisées permettront d’améliorer l’efficacité. Enfin, si possible, un labour peut être réaliser. Les délégations ITB de Champagne-Yonne et Aisne alertent toutefois sur le risque de voir un effet dépressif sur la culture suivante – cela en raison de la décomposition de la matière organique -, ainsi sur un risque de repousses pouvant monter à graines.

Dans l’hypothèse d’une destruction par voie chimique combinée à la voie mécanique, un certain nombre de produits peuvent être utilisés, en toutes situations en utilisant les usages : traitements généraux ; désherbage avant mise en culture ou traitements généraux ; désherbage des cultures installées. Le tout dans le respect de la réglementation. Les conditions d’emploi antérieures aux décisions intervenues en 2021 peuvent alors être utilisées jusqu’au 16 septembre 2021 (voir tableau).

ITB
Les conditions d’emploi antérieures aux décisions intervenues en 2021 peuvent alors être utilisées jusqu’au 16 septembre 2021.

Pour les autres produits dont les restrictions sont entrées en vigueur, le glyphosate ne peut pas être utilisé si un labour a été effectué avant la culture de la betterave (excepté les labours d’été ou de début d’automne en sols hydromorphes). Dans ces conditions, il convient de ne pas dépasser la dose annuelle de 1080 g de glyphosate par hectare. Le produit doit avoir l’usage « destruction de culture ».

Après constat de l’efficacité du produit - 15 jours minimum sont conseillés, selon l’ITB -, il sera possible réaliser une destruction mécanique de préférence avec un outil animé. Au besoin, la destruction pourra être réalisée avec plusieurs passages d’outil à disques

Vigilance sur la rotation

Quelle que soit la modalité choisie, « une destruction précoce doit être privilégiée afin d’optimiser son efficacité », indique l’ITB.

Enfin, précisent les auteurs de la note, « malgré la destruction de la parcelle (de betteraves) en 2021, la culture suivante devra respecter les restrictions sur les successions culturales liées à l’utilisation de semences traitées avec des néonicotinoïdes ».

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