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Picardie maritime : les récoltes et semis perturbés

Il est tombé beaucoup d'eau depuis la mi-octobre. Dans l'Ouest du département, il reste encore un tiers des blés à semer.

© AAP


Les années se suivent et... se ressemblent. C'est ce que l'on pourrait se dire au vu de la météo actuelle qui semble reproduire les conditions que l'on avait connues à l'automne 2012. Et l'on pense aux agriculteurs de Picardie maritime et plus particulièrement des Bas-champ. En effet, l’année dernière à la même époque, les récoltes et les semis étaient très fortement perturbés dans ce secteur suite à l’excès de pluie.
Ce n’était pas moins de 130 hectares de maïs qui étaient encore à récolter à cette époque, 50% des semis restaient à réaliser, et 40% de betteraves à arracher dans les Bas champs.
Cette année, la situation est heureusement loin d’être identique. Il reste moins d'hectares à récolter, la pluie étant arrivée avec une semaine de décalage par rapport à l'an dernier, et les agriculteurs ont anticipé les récoltes évitant ainsi les problèmes de l’année dernière. Pour les betteraves sucriè­res, l'essentiel a été arraché du fait des enlèvements programmés en début de campagne dans le secteur. Cela étant, il reste encore environ un tiers des blés à semer en Picardie Maritime.
Pour comparer avec l'an dernier, à Cayeux sur mer, en octobre 2012 il est tombé 203 mm de précipitation contre 147 mm en octobre 2013 et 90 mm depuis le 1er novembre.
A Quend, en plein cœur des Bas-champs, il est tombé 186 mm en octobre 2013 et 74 mm depuis le 1er novembre alors que la moyen­ne mensuelle en cette période est de 85 mm. L’année dernière, les précipitations ont eu lieu tout le long du mois d'octobre alors que cette année les pluies ont commencé la deuxième décade de ce mois avec de fortes précipitations les 13 et 14 octobre avec plus de 70 ml en cumul.
Ces précipitations alliées à un vent violent (entre 75 et 95 km/heures) et aux forts coefficients de marées (maxi 101 le mardi 5 novembre) ont eu pour conséquence de faire passer l'eau de mer au-dessus de la digue qui protège les terres. «J’ai peur que la digue ne tienne pas», expliquait Régis Brunet, président cantonal de St Valery sur Somme. Effectivement, la digue de galets de 18 km a souffert des assauts incessants de la mer et elle a cédé sur 6 mètres à Cayeux sur Mer même.
Méteo France Abbeville indique que la tendance serait à l'amélioration la semaine prochaine avec une raréfaction des pluies, une baisse du vent et des coefficients de marées, ce qui permettrait d'avancer dans les travaux de récoltes et de semis.

POINT de VUE

Christian Lesenne, ingénieur conseil à la chambre d’agriculture de la Somme
«Bas Champs : rien de compromis pour l'instant»

«La situation dans les Bas-champs peut sembler préoccupante, c’est vrai.
Mais il ne faut pas dramatiser. Les récoltes de maïs sont quasi-terminées, et il ne reste plus qu’une petite centaine d’hectares de betteraves à arracher dans les cantons d’Ault, St Valéry et Rue. Les chantiers de récolte de maïs dans la deuxième quinzaine d'octobre se sont déroulés dans des conditions très difficiles et la structure du sol est dégradée.
En ce qui concerne les semis, il reste encore la moitié des blés à semer dans les Bas champs. Pour l'instant, les blés semés fin septembre, début octobre se comportent correctement même si des mares sont présentes dans les parcelles. Par contre, la situation est plus préoccupante pour les blés semés après le 10 octobre dans la mesure où beaucoup de parcelles sont partiellement à l'eau. Dans certaines situations, il est à craindre que des resemis devraient être opérés ultérieurement».

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