Aller au contenu principal

Politique
PLOA : examen le 14 mai à l’Assemblée nationale

Le projet de loi d'orientation pour la souveraineté en matière agricole et le renouvellement des générations en agriculture a été  adopté en commission. Il sera examiné à partir du 14 mai en séance publique.

Le texte qui sera débattu en séance publique à partir du 14 mai à l’Assemblée nationale devrait faire l’objet de nombreux amendements.
© Assemblée nationale

Une première étape a été franchie avec l’examen et le vote, le 4 mai, en commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale du projet de loi d'orientation pour la souveraineté en matière agricole et le renouvellement des générations en agriculture (PLOA). Ce ne sont pas moins de 35 heures de débats que les députés ont consacré à ce texte qui se veut très ambitieux mais qui laisse encore les syndicats agricoles sur leur faim. Sur son compte X (ex-Twitter), le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau, estime que ce texte pour lequel 3596 amendements ont été déposés doit permettre aux agriculteurs de «retrouver du sens à leur métier». 
D’une manière globale les échanges ont été «francs, constructifs et respectueux» de l’avis de Marc Fesneau. «Ce texte vise à ce que nous assumions collectivement les objectifs de souveraineté, de transition», a-t-il affirmé. Comme il était attendu, les députés de la majorité (Renaissance, MoDem, Horizons) ont voté pour ce texte, quand ceux de gauche (LFI, Écologistes et PS) l’ont rejeté. Quant aux oppositions de droite (La droite, Rassemblement national et Liot*), ils se sont abstenus.

Lourdeurs administratives

Les oppositions de droite et de gauche se sont inquiétées du manque d’ambition du gouvernement pour préserver, à travers cette future loi, le revenu des agriculteurs, les députés de gauche insistant sur les carences du texte en matière d’adaptation au changement climatique ou sur l’accès au foncier. A droite, le député Julien Dive (LR, Aisne) s’est inquiété des lourdeurs administratives sur la mise en place du futur diagnostic qui sera imposé lors d’une installation-transmission. Ce texte qui compte 19 articles** tente de définir la notion de souveraineté agricole et alimentaire, s’intéresse à la formation, à la recherche, à l’innovation et bien sûr à l’installation et la transmission pour le renouvellement des générations. Si les députés ont rejeté les groupements fonciers agricoles d’investissement (lire encadré), ils ont en revanche créé un nouveau diplôme national de niveau Bac+3 (Bachelor) pour former aux métiers de l'agriculture et de l'agroalimentaire. Le texte prévoit aussi d’accélérer les contentieux en cas de recours contre des projets de stockage d'eau ou de construction de bâtiments d'élevage. Les députés se sont accordés à reconnaître «un droit à l’erreur» des agriculteurs faisant valoir que «la bonne foi» d'un exploitant «est présumée» lors d'un contrôle administratif. Concernant ces contrôles, le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a souhaité que le gouvernement traduise concrètement sa promesse d’un seul contrôle annuel pour chaque exploitation.
Le texte qui sera débattu en séance publique à partir du 14 mai à l’Assemblée nationale devrait faire l’objet de nombreux autres amendements, de la part des députés mais aussi du gouvernement. Les débats devraient se clore le 23 mai et le texte remanié transmis au Sénat pour un examen avant la fin de la session parlementaire.

* Le groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires (Liot) rassemble des députés de centre-gauche et de centre-droit. 

** www.assemblee-nationale.fr/dyn/ 16/textes/l16b2436_projet-loi#

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Au coeur de nos terres avec Mathilde Seigner
« Au cœur de nos terres » et les tensions du monde agricole sur France 2

Entre drame familial et enjeux fonciers, la fiction « Au cœur de nos terres » met en lumière les fragilités et les…

Régis Desrumaux président FRSEA Hauts-de-France
Régis Desrumaux élu à la tête de la FRSEA Hauts-de-France, dans la continuité de son mandat dans l’Oise

Réélu en février à la présidence de la FDSEA de l’Oise, Régis Desrumaux prend désormais les rênes de la FRSEA Hauts-de-France…

guerre Etats-Unis Iran Espagne mesures engrais carburant
Avec la guerre en Iran, le gouvernement espagnol débloque 877 millions pour l'agriculture et la pêche

Le gouvernement espagnol a annoncé le 20 mars avoir adopté un paquet de mesures d'urgence de plus de 877 millions d’euros (M…

Vincent Lepers et Simon Pointel, président et salarié de la Cuma de Belloy-sur-Somme, ont la même optique de travail : «la communication avant tout».
À la Cuma de Belloy, des machines, mais surtout des Hommes

À la Cuma de Belloy-sur-Somme, c’est l’humain qui fait tourner les machines. Elle regroupe une quarantaine de fermes et fêtait…

harcèlement agression sexuelle Coordination rurale
Sur fond de soupçon de harcèlement et d’agression sexuelle, le SIA tourne au vinaigre pour la CR

La Coordination rurale (CR) traverse une crise interne majeure après des révélations d'agression sexuelle. J. L., 3e vice-…

Ce que la guerre de Trump contre l’Iran coûte à l’agriculture régionale

La guerre menée par les États-Unis contre l’Iran provoque un choc économique qui se répercute directement sur l’agriculture…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde