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Pneus : le projet de collecte se structure

Un projet de collecte de pneus usagés dans le département de la Somme lancé par la FDSEA intéresse déjà quelque 330 exploitants. Point d’étape.

Plus de 330 agriculteurs de la Somme se sont déjà montrés intéréssés par une initiative pour se débarrasser de leurs pneus usagés.
Plus de 330 agriculteurs de la Somme se sont déjà montrés intéréssés par une initiative pour se débarrasser de leurs pneus usagés.
© Pixabay

En ce début d’année, la FDSEA de la Somme lançait une enquête en ligne auprès des agriculteurs samariens pour évaluer leur intérêt à participer à un projet de collecte de pneus usagés dans les exploitations agricoles. S’inscrivant dans la démarche nationale Ensivalor, ce projet d’économie circulaire permet aux agriculteurs intéressés de se débarrasser de pneus considérés comme des déchets ; à ce titre, ce sont ces mêmes exploitants agricoles qui sont responsables de leur traitement. À ce jour, on peut considérer que la démarche est déjà un succès puisqu’un peu plus de 330 exploitants ont montré leur intérêt pour cette initiative. S’ils sont pour la plupart éleveurs, encore en activité ou non, la démarche est ouverte à tous. D’autre part, on retiendra de cette enquête que 50 % des répondants sont intéressés par l’achat groupé de moyens alternatifs pour la couverture des silos.

Baisser le coût grâce au collectif

Dès lors que la collecte sera en place, les agriculteurs devront amener leurs pneus triés - légers, agraires et poids lourds séparés, non jantés et le plus propre possible -, sur des sites de coopératives ou de négoces, répartis sur le département. S’organiser à plusieurs permet incontestablement de faire baisser le coût du recyclage des pneus. À titre d’exemple, on considère que le coût de traitement est d’environ 250 €/t. En rentrant dans une démarche collective telle qu’Ensivalor, l’objectif est d’arriver à un coût d’environ 150 €/t. Via un accord national avec les manufacturiers, Ensivalor prend en charge la moitié de ce coût. La FDSEA 80 poursuit son travail de recherche de partenaires pour couvrir ce reste à charge. Dans l’idéal, l’opération pourrait être mise en place de manière effective durant l’hiver prochain.

Renseignements auprès de Samuel Decerf, conseiller syndical FDSEA 80 au 03 22 53 30 33

La collecte et le recyclage des déchets agricoles progressent

A.D.I.Valor, société sans but lucratif dédiée au recyclage des déchets agricoles, fait état d’une nouvelle progression de la collecte et du recyclage en agriculture en 2019. Les volumes d’emballages et plastiques agricoles usagés récupérés ont atteint 80 000 tonnes l’année dernière, contre 77 000 en 2018, «avec une progression des collectes de big bags, films, ficelles et filets», précise le directeur général d’A.D.I.Valor Pierre de Lépinau. Au total, près de 90 % de ces déchets sont recyclés, avec un taux de recyclage des emballages plastiques de 67 % en 2018, un score nettement supérieur à celui fixé par la réglementation européenne et française relative aux déchets d’emballages (50 % visés en 2025). La société note que des marges de progression existent encore en matière de collecte, au sud de la Loire d’un point de vue géographique, et dans certains secteurs comme la viticulture, important usager de produits conditionnés.
Le périmètre de collecte, qui n’a cessé de s’élargir depuis vingt ans, comprend désormais la quasi-totalité des déchets d’agrofourniture issus d’une exploitation (sacs, bidons, films plastiques, raccords pour l’irrigation, etc.). Une nouvelle initiative est lancée cette année avec la filière de production animale sur la collecte des emballages d’hygiène animale. A.D.I.Valor, qui compte comme actionnaires agricoles la FNSEA, l’APCA, la Coopération agricole, la Fédération du négoce agricole et InVivo fédère également des entreprises industrielles de collecte et de recyclage. La société se félicite, par la voix de son président Rémi Haquin, que la loi sur l’économie circulaire «ait reconnue la nécessité de préserver le système de gestion spécifique mis en œuvre. C’est ainsi tout le travail des acteurs engagés dans cette filière et son exemplarité qui sont soutenus.»

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