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Porc : des aides pour se protéger et mieux communiquer

Les assemblées générales de l'Union régionale des producteurs de porcs (URGPP) et de l'interprofession porcine (InterPorc) Nord-Picardie seront l'occasion d'échanger sur la protection des élevages contre la peste porcine africaine (PPA) et la communication envers le grand public.

Le Conseil régional Hauts-de-France alloue enveloppe totale de 1 650 000 EUR pour accompagner financièrement l'ensemble des éleveurs porcins des Hauts-de-France à la mise en conformité de leur exploitation sur le plan sanitaire.
Le Conseil régional Hauts-de-France alloue enveloppe totale de 1 650 000 EUR pour accompagner financièrement l'ensemble des éleveurs porcins des Hauts-de-France à la mise en conformité de leur exploitation sur le plan sanitaire.
© Pixabay




Cette journée sera l'occasion de faire un focus sur plusieurs thématiques. Les actions menées par l'URGPP et InterPorc seront présentées ainsi que le dispositif d'aide régionale aux investissements en matière de biosécurité. Le Conseil régional Hauts-de-France alloue enveloppe totale de 1 650 000 EUR pour accompagner financièrement l'ensemble des éleveurs porcins des Hauts-de-France à la mise en conformité de leur exploitation sur le plan sanitaire. Cette aide fait suite à la parution d'un arrêté ministériel du 16 octobre 2018 après l'apparition de premiers cas de peste porcine africaine sur des sangliers sauvages en Belgique. Les dépenses éligibles par exploitation sont comprises entre 5 000 et 20 000 EUR avec un taux de subvention fixé à 20 %.
Les formulaires de demande d'aide ont été communiqués par mailing et sont à retrouver sur les sites de l'URGPP-InterPorc et de la Région Hauts-de-France. Ils sont à déposer avant le 29 février 2020 auprès du guichet unique : notre structure l'URGPP.

Comment communiquer vers le grand public
Deux interventions suivront la présentation de ce dispositif d'aide régionale. Elles seront animées par David Riou, éleveur  de porcs dans le Finistère et par Elsa Delanoue, sociologue à l'IFIP-Institut du porc. En fin de matinée, David Riou interviendra sur l'importance de communiquer sur son métier auprès du grand public. Référent communication au sein de l'Union régionale bretonne (UGPVB), il participe notamment aux différentes campagnes de communication à l'échelle de sa région et est très actif sur la chaîne Youtube.
En début d'après-midi, Elsa Delanoue évoquera la perception de l'élevage par les citoyens et les attentes sociétales. Sociologue à l'IFIP-Institut du Porc, elle a réalisé une enquête qualitative auprès du grand public et restituera donc les résultats de ses travaux le 27 novembre. Pour poursuivre les échanges sur ce thème, une table ronde sera animée par Fabien Thirel, président de l'URGPP, réunissant différents acteurs de la filière de l'amont à l'aval, avec la participation de Delphine Billod-Morel, directrice de la marque Herta Charcuterie, Fabrice Didier, responsable filière porc chez Bigard, David Riou et Elsa Delanoue.


En pratique
Le mercredi 27 novembre 2019, de 9h30 à 16h30, à la Cité de l'Agriculture, 56 avenue Roger Salengro à Saint Laurent Blangy. Afin d'organiser au mieux cette journée et notamment le repas du midi (offert), l'inscription et requise auprès de l'URGPP-InterPorc au 03 21 07 81 48 ou par mail à l'adresse suivante : gwdesailly@orange.fr


PPA : les discussions France-Chine sur le zonage devraient aboutir en 2020

Les discussions entre la Chine et la France sur le zonage lié à la peste porcine africaine (PPA) devraient «aboutir à des résultats concrets au cours de l'année 2020», indiquait le ministère français de l'Agriculture le 8 novembre. En cas d'arrivée de la PPA en France, l'obtention du zonage permettrait aux zones indemnes de continuer à exporter. à l'occasion de la visite d'Emmanuel Macron en Chine, du 4 au 6 novembre, les chefs d'état français et chinois ont «convenu de l'élaboration d'une feuille de route prioritaire» sur ce sujet. Cette étape a permis de «clarifier la position politique de la Chine», explique Didier Delzescaux, directeur d'Inaporc (interprofession porcine). «Les administrations vont se mettre en contact. Une délégation chinoise devrait venir en France et vice versa», précise-t-il. «On rentre dans le dur», à savoir les discussions sur l'application concrète du zonage. Le travail portera notamment sur la définition des zones exclues selon différentes hypothèses de contamination (élevage ou faune sauvage). «Le calendrier dépendra de la situation sanitaire», estime M. Delzescaux, sachant que «la pénurie de viande de porc en Chine est de plus en plus marquée.»




David Riou, 38 ans, éleveur dans le Finistère et doué en communication

Issu du milieu agricole - ses parents, oncle et frères sont éleveurs de porcs -, David Riou s'est installé en 2004 sur une exploitation spécialisée dans l'élevage porcin suivant le modèle naisseur-engraisseur, avec une fabrique d'aliments à la ferme et un système de traitement des déjections. En 2018, son cheptel s'est agrandi, passant de 450 à 600 truies, avec une production de 18 500 porcs par an. Actif auprès des JA, il est également administrateur au sein de sa coopérative. «La passion pour mon métier m'a toujours incité à communiquer, explique l'éleveur, très actif sur les réseaux sociaux et la plateforme de partage de vidéos Youtube. En tant qu'éleveurs, nous sommes les mieux placés pour parler de notre métier. Nous avons, par exemple, avec les jeunes de ma coopérative, recrée une ferme des années 1960 et ainsi raconté aux visiteurs l'évolution de l'agriculture durant quarante ans !» Dernièrement, une journée «portes-ouvertes» sur son exploitation a permis d'accueillir 300 scolaires et 2 800 visiteurs sur trois jours. La vidéo est à retrouver à l'adresse suivante : https://www.youtube.com/watch?v=VD4w6ZtJRcU

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