Syndicalisme
Pour les producteurs de grandes cultures, l’État est dans le « déni »
Dans un communiqué commun daté du 24 mars les principales associations de grandes cultures (AGPB, AGPM, CGB, FOP et UNPT) associées à la FNSEA ont dénoncé « l’immobilisme mortifère du gouvernement et des annonces dénoncées comme un énième recyclage de ‘‘mesurettes’’ » et qui ne font qu’enfoncer les agriculteurs dans « une spirale d’endettement sans fin ».
Les six organisations agricoles rappellent que « ce qui se joue actuellement pour notre pays, c’est l’avenir de filières clés de notre agriculture ».
Après trois années consécutives de revenus négatifs, la nouvelle explosion des charges menace désormais la survie de milliers d'exploitations, indiquent-elles.
En seulement trois semaines, le prix du GNR a bondi de 100 % et celui des engrais a pris 80 % en deux ans, une hausse alimentée par le mécanisme d’ajustement carbone (MACF) et les tensions au Moyen-Orient.
Alors que l’Espagne et la Grèce débloquent des aides massives (respectivement 552 M€ et 300 M€), les organisations françaises exigent un véritable plan d'urgence. La FNSEA et ses associations spécialisées réclament « la levée immédiate des taxes » et une loi d’urgence agricole à « la hauteur des enjeux de souveraineté alimentaire », loin des simples effets d'annonce actuels.