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Pratique : entretenir sa moissonneuse

Propriétaire de deux moissonneuses-batteuses, Éric Launoy, céréalier dans l’Aube, explique comment il procède au nettoyage en période de moisson.

Eric Launoy possède deux moissonneuses-batteuses Claas.
Même si leur entretien a été simplifié au fil des années en période de moisson, il demeure selon lui «essentiel». 
Eric Launoy possède deux moissonneuses-batteuses Claas.
Même si leur entretien a été simplifié au fil des années en période de moisson, il demeure selon lui «essentiel». 
© A. T.



«Dans le temps, l’entretien d’une moissonneuse-batteuse demandait deux heures chaque matin. Il y avait des machines avec cent graisseurs. Aujourd’hui, les constructeurs ont simplifié. Quand tu as passé un quart d’heure avec un gros compresseur, tu as déjà fait un bon ménage», lâche Eric Launoy, agriculteur et entrepreneur dans l’Aube. Pour autant, si le temps consacré a diminué, l’entretien des machines reste essentiel. «Un important nettoyage est nécessaire tous les quatre jours en moyenne, car la majorité des graisseurs de nos moissonneuses est toutes les cinquante heures. Sinon, en une demi-heure, la machine est prête à partir», ajoute-t-il.

Risque incendie
Qui plus est lors en période de fortes chaleurs. «L’entretien d’une moissonneuse va varier selon les années. Lorsque les températures avoisinent les 36 °C comme l’année dernière, le nettoyage n’est pas tout à fait le même. On a besoin de mieux nettoyer, voire deux fois par jour (le refroidissement et le tour du moteur). Tout est plus inflammable, surtout les nouvelles machines qui ont un système antipollution à l’Adblue», constate Eric Launoy. Il appelle à la vigilance : «le nettoyage a besoin d’être parfaitement fait».
Pour l’y aider, il peut compter sur un compresseur de chantier. «Lorsque la machine ne rentre pas à la ferme, je l’emmène sur les parcelles pour souffler la machine. Il suffit de soulever les différents capots. Il ne faut pas que la poussière s’emmagasine».

Moteur, radiateur, etc.
En l’absence de nettoyage, la poussière pourra entraîner des frottements de courroies ou de poulies. «La machine peut brûler», avance Eric Launoy. Il souffle en priorité le tour du moteur ainsi que le pot d’échappement, là où la température peut être élevée. Il n’oublie pas les radiateurs. «Autrement, c’est le moteur qui chauffe. En règle générale, les premiers départs de feu sont toujours au niveau du moteur, puis vers les freins et la boîte de vitesses», avance-t-il.
Au quotidien, l’agriculteur aubois change aussi ses filtres à air.
«En réalité, on en a deux. Ils sont nettoyés tous les matins. On en démonte un chaque jour vers 16h - 17h, et on le remplace par l’autre afin que le moteur chauffe moins. C’est notre façon de procéder, ça nous permet d’être tranquilles», raconte-t-il. Il rappelle aussi l’importance de respecter les heures quant au graissage.
La surveillance de la tension des courroies et des chaînes, ainsi que du roulement de broyeur fait partie des gestes assurés. Le bac à pierre, situé à la sortie du convoyeur et avant le batteur, est par ailleurs régulièrement visé. «Il y a toujours un morceau de bois, des choses qui rentrent. On est obligé de le vider deux fois par jour, pour la protection de l’intérieur de la machine. Dans les régions où il y a davantage de cailloux, je pense qu’il faut le faire plus souvent», estime-t-il.

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