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Premier point d’étape sur les dégâts de gibier dans la Somme

La campagne d’indemnisation des dégâts de gibier est en cours. Le point sur les sujets et les barèmes arrêtés cette année.

A la date du 7 novembre dernier, ce sont 600 sangliers qui ont été prélevés depuis les battues organisées cet été.
A la date du 7 novembre dernier, ce sont 600 sangliers qui ont été prélevés depuis les battues organisées cet été.
© Cathy Faure


Bonne nouvelle : pour l’heure, les dégâts constatés dans les champs de blé, de colza et de pois sont à peine supérieurs à ceux de la campagne précédente. A la date du 16 octobre, c’étaient 75 hectares qui étaient touchés contre 71 ha en 2016. Les chiffres définitifs seront disponibles dans une quinzaine de jours. A cette même date, 178 dossiers de demandes d’indemnisation étaient en cours de traitement.
Quant au décompte des dégâts dans les champs de maïs, il va être réalisé prochainement. Comme toujours, certains territoires sont plus touchés que d’autres, à savoir une bonne partie de la vallée de la Somme, la forêt de Crécy, Rue, Le Crotoy, la Bresle, le sud d’Amiens et Poix-de-Picardie. Aucune nouvelle zone n’a donc été enregistrée.
Côté barèmes, la commission départementale des dégâts de gibier et calamités agricoles, qui réunit la Fédération des chasseurs de la Somme et la FDSEA, a arrêté les prix en fonction de ceux définis à l’échelle nationale. «Les échanges avec la Fédération départementale de la chasse se sont bien passés, précise Michel Randjia, membre de la commission dégâts de gibier et calamités agricoles. Nous sommes allés, pour quasiment tous les barèmes, au maximum de ceux fixés au national.» Et particulièrement «sur le blé, car la qualité de celui-ci dans le département a été bonne cette année», ajoute Emmanuel Lavoisier, directeur adjoint de la Fédération des chasseurs de la Somme.

Faits marquants de la saison
Les tirs d’été, lancés pour la deuxième année consécutive, ont porté leurs fruits. Non seulement, les chasseurs ont joué le jeu, puisque 87 bracelets gratuits ont été remplacés entre le 1er juin et le 14 août contre 41 l’an passé, mais ils en font de même pour les battues dans les champs de maïs cet été, puisque 67 bracelets ont été remplacés contre 25 en 2016. Au total, 7 000 bracelets ont été attribués cette année contre 6 500 l’an passé.
«A l’ouverture générale de la chasse, plus de 300 sangliers ont été prélevés contre 200 l’an dernier, à la même période», se félicite Emmanuel Lavoisier. Au 7 novembre, le décompte atteignait les 600. Dans tous les cas, l’objectif de prélèvement reste le même qu’en 2016, soit 3 000 sangliers. «Nous restons encore sur un objectif élevé cette année, mais l’idée est de pouvoir redescendre autour de 2 000 d’ici deux ans», ajoute-t-il.
Autre fait marquant de cette campagne : l’absence de fruits forestiers, nourriture de base des sangliers. La demande d’agrainage est reconduite et étendue à tout le département pour 2017-2018, au travers de la signature de conventions. Ces conventions sont passées avec les détenteurs faisant partie d’un massif boisé de plus de 100 hectares de bois d’un seul tenant. Ceux conventionnés en janvier 2017 ont la possibilité d’agrainer depuis le 1er novembre par dérogation. «Ces agrainages sont faits pour limiter les dégâts en plaine», précise Emmanuel Lavoisier.
Dernière mesure de prévention contre les dégâts de gibier : les clôtures électriques. 700 km de clôtures ont été posés sur du parcellaire, ainsi qu’un peu également de linéaire autour de la forêt de Crécy et du massif dunaire du Marquenterre. «La priorité est donnée aux communes qui ont subi le plus de dégâts. Une fois cela dit, la pose de clôtures est à peu près à l’identique de l’année dernière», relève Emmanuel Lavoisier.

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