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Quel prix pour le maïs sur pied en 2021 ?

L’achat et la vente de maïs sur pied sont une pratique courante dans le département. Pour calculer le juste prix, deux méthodes de calcul sont proposées. La première tient compte de la culture suivante, la seconde repose sur le principe d’équivalence. 

«Cette année, les maïs sont beaux, voire très beaux sur l’ensemble du département», explique la Chambre d’agriculture de la Somme. Semés un peu plus tard, comparativement aux années précédentes, dans des sols secs et froids, les conditions météorologiques qui ont suivi ont été favorables à leur développement, «ce qui permettra pour bon nombre d’éleveurs de se reconstituer un stock», ajoute la chambre d’agriculture. Ainsi, les premiers ensilages devraient débuter vers le 5 octobre dans le département. Deux remarques tout de même pour cette année : la première concerne le désherbage des parcelles avec l’observation de résistances de certaines graminées aux sulfolynurées appliquées en post-levée et, donc, à l’avenir, à l’augmentation de stratégie avec un traitement de pré-levée. Puis, la seconde est liée aux dégâts de culture avec, une fois de plus, de nombreuses parcelles, ravagées au moment du semis jusqu’à la levée par les corbeaux. 

Pratiques courantes chez certains éleveurs, l’achat de maïs sur pied permet d’ajuster leurs stocks fourragers. À l’inverse, pour certains céréaliers, la vente de maïs sur pied permet de libérer plus tôt les parcelles. Quel prix pour cette année pour le maïs sur pied ?  

 

Deux méthodes 

Deux méthodes de calcul sont retenues cette année. La première tient compte de la culture qui sera implantée par la suite. Ainsi, la méthode de calcul repose sur la cotation du maïs sur le marché et du rendement en grains auquel sont déduits les frais non-engagés par le vendeur (soit les frais de récolte et de transport) et la différence de marge dégagée entre un blé précédent maïs ensilage et un blé précédent maïs grain par le vendeur (dans le cas où ce dernier implanterait un blé derrière son maïs). «Bien souvent, dans la Somme, un blé est implanté derrière la culture du maïs», explique la chambre d’agriculture. Or, techniquement, un blé semé au 15 octobre - soit après un maïs fourrager contre un blé semé au 5 novembre, soit après un maïs grain -, sort avec un rendement supérieur à la récolte de 5 qx/ha en moyenne et revient également «moins cher» car la densité de semis de ce dernier est moins élevée qu’un blé semé au 5 novembre. Cet élément peut donc entrer dans les discussions lors de la vente ou de l’achat de maïs sur pied. Partant sur un gain de 5 qx/ha à 200 €/t, il peut être déduit du prix de vente du maïs la somme de 129 € de l’hectare. 

La seconde méthode de calcul repose sur le principe d’équivalence entre le produit de la vente du fourrage sur pied et le produit qui aurait été obtenu si récolté en maïs grain par l’acheteur, auquel sont déduits les frais non engagés par le vendeur et les exportations de paille. Ainsi, cette année, compte tenu des cours actuels et prévisions, il est pris pour hypothèse un cours du maïs aux ports de l’Ouest de 220 €/t, soit un prix net du maïs grain avant frais de séchage payé à l’agriculteur 200 €/t (après frais d’approche évalués à 20 €/t). 

Côté rendement, la Chambre d’agriculture de la Somme estime le rendement moyen à 100 qx/ha (l’idéal, toutefois, afin d’estimer au plus juste le rendement de la parcelle, est de compter le nombre de grains par m² pour déterminer correctement son rendement mais aussi sa valeur). Par conséquent, d’après la première méthode de calcul retenue, qui tient compte de la culture suivante, la valeur indicative du maïs sur pied serait, pour 2021, de 1 486 €/ha. Et si on ne tient pas compte de la culture suivante et que l’on calcule le prix du maïs sur pied sur le principe d’équivalence, la valeur indicative du maïs sur pied est évaluée à 1 795 €/ha. 

Attention, pour rappel, les prix exposés ici sont donnés à titre indicatif et peuvent servir de base lors des négociations entre l’acheteur et le vendeur. Ainsi, pour être juste, le prix d’un maïs sur pied doit impérativement être modelé en fonction de son rendement en grain, de sa cotation sur le marché et de la culture qui sera implantée par la suite. N’oublions pas également que les transactions s’établissent, au final, selon l’équilibre de l’offre et la demande. Ainsi, plus la demande est élevée, plus les prix seront élevés et inversement. Enfin, afin de ne pas subir ces fluctuations, il est plutôt conseillé aux acheteurs de partir sur un prix pluriannuel.

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