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Fourrages
Quel prix pour le maïs sur pied en 2022 ?

L’achat et la vente de maïs sur pied sont une pratique courante dans le département. Elle permet aux éleveurs d’ajuster leurs stocks fourragers et aux producteurs de maïs de libérer leurs parcelles plus tôt. Point sur la méthode d’estimation de la valeur d’un maïs sur pied et des éléments de contexte à prendre en compte.

Les conditions climatiques font que les premiers chantiers d’ensilage ont déjà commencé, soit avec plus d’un mois d’avance comparativement à 2021.
© Vincent Motin

Cette année, pas de doute, la date de semis des maïs a un impact sur la culture. En effet, «les parcelles de maïs semées à l’heure, soit avant le 25 avril sont nettement «plus belles» que celles semées après cette date», explique Matthieu Catonnet, ingénieur conseil productions végétales à la Chambre d’agriculture de la Somme. Bilan, on observe dans la plaine Samarienne de fortes hétérogénéités avec des parcelles à haut potentiel, une végétation haute et des épis bien remplis, mais aussi des parcelles nettement moins «jolies» avec des maïs mesurant à peine un mètre de hauteur, sans épis ou même, des épis sans grains à l’intérieur.
Aujourd’hui, les conditions climatiques font que les premiers chantiers d’ensilage ont déjà commencé, soit avec plus d’un mois d’avance comparativement à 2021. Toutefois, «compte-tenu des premières analyses de matières sèches réalisées à la Chambre d’Agriculture, la majeure partie des chantiers des ensilages devraient se dérouler début septembre dans le département», développe Claire Leroy ingénieure à la Chambre d’agriculture de la Somme.

Quel prix pour le maïs sur pied ?
La méthode de calcul retenue cette année repose sur le principe d’équivalence entre le produit de la vente du maïs sur pied et le produit qu’aurait obtenu le vendeur s’il avait récolté son maïs en grain. Celle-ci se décline en
4 étapes.
La première étape consiste à estimer le rendement de la parcelle en maïs grain. Pour estimer ce-lui-ci et d’autant plus cette année, à la vue des fortes hétérogénéités entre les parcelles observées en plaine, il est important de se rendre dans les parcelles afin d’évaluer le potentiel rendement en grains des parcelles. Car attention, «le développement de la plante n’est pas représentatif du potentiel de rendement, en effet, un maïs peut être bien développé mais avec des pains de maïs remplis à deux tiers», rappelle Claire Leroy. Ainsi, pour estimer au mieux le rendement de la parcelle, la Chambre préconise de se référer au protocole défini par Arvalis (cf Estimation du nombre de grains au m2  et Tableau 1 ci-dessous). 


La deuxième étape consiste à calculer le produit brut que percevrait le vendeur s’il vendait son maïs en maïs grain. Puis, de déduire à ce produit brut les frais non engagés par le vendeur, soit les frais de battage, de transport et de broyage des cannes (= la troisième étape) et d’y ajouter les frais supplémentaires (apports de phosphore et de potasse) qu’engagera le vendeur suite à l’exportation des tiges et des feuilles ( = la quatrième étape). On obtient alors la valeur du maïs sur pied.
Comparativement à l’année dernière, le cours du maïs a fortement augmenté au début du conflit Russie-Ukraine, entraînant de fait, pour cette année, une augmentation de la valeur du maïs sur pied. Pour rappel, il est proposé ici une méthode de calcul qui doit servir de base de discussion, mais il appartient au vendeur et à l’acheteur de fixer ensemble le prix du maïs sur pied.

 

Estimation du nombre de grains au m2

Pour une estimation convenable du nombre de grains, il faut réaliser les mesures dans plusieurs zones représentatives de la parcelle, en excluant les bordures.
Méthode retenue :
1. Compter le nombre d’épis par m² sur au moins trois fois dix m² (exemple : 13,33 m x 0,75 m d'écartement). On ne compte pas les épis de moins de 70 grains.
2. Compter le nombre de grains par épi sur au moins trois séries de vingt épis consécutifs (nombre de rangs x nombre de grains par rang ou couronne). On ne compte pas les grains avortés (sommet d’épis).
3. Calculer le nombre de grains/m² = nombre moyen d’épis/m² x nombre moyen de grains/épi.
(source : Arvalis)
 
 

 

 

 

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