Politique
Quelle place pour l’agriculture dans les vœux du président de la République ?
Dans ses traditionnels vœux du Nouvel an, ses plus courts depuis 2017 - moins de 10 minutes, le président de la République a placé l'agriculture « en première ligne » , secteur qu'il associait jusqu'ici à la « deuxième ligne » selon le vocabulaire utilisé depuis l'épidémie de Covid-19.
Emmanuel Macron a salué en préambule « forces de sécurité, sapeurs-pompiers, bénévoles, soignants, travailleurs, tous ceux qui sont ce soir comme toujours en première ligne face aux difficultés. Protéger, soigner, nourrir, aider, apporter secours et fraternité, ainsi va la vie des grandes nations qui tiennent chaque jour par le dévouement de leurs citoyens ».
« Cette année doit être et sera une année utile », a-t-il lancé, évoquant d'emblée le secteur agricole. « Dès le début de l'année 2026, il faudra agir, soutenir nos agriculteurs face aux crises et les protéger de décisions qui peuvent menacer notre capacité à produire, comme notre sécurité alimentaire. Renforcer encore notre économie en simplifiant les règles pour nos entrepreneurs, comme pour nos agriculteurs.»
Pour l'agriculture, le début d'année va être marqué par la négociation de l'accord UE/Mercosur, la mise en oeuvre du MACF (engrais), les débats budgétaires, et autour de la pétition contre la loi Entraves, prévus le 7 janvier. A cette occasion, le gouvernement doit se prononcer sur sa volonté de présenter ou non un projet de loi de réautorisation de l'acétamipride. Au 30 décembre, l'arbitrage gouvernemental n'était pas connu.